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Actualités - Reportages

Les pays de la zone euro doivent éviter les divergences

Les pays de la zone euro doivent adapter et coordonner au mieux leurs politiques budgétaires, fiscales et structurelles, pour éviter que leurs économies ne prennent des chemins trop divergents, selon l’OCDE. L’année prochaine, la zone euro, deuxième ensemble commercial du monde, devrait afficher la plus forte croissance des grandes régions industrialisées, avec une progression de 2,6 % du PIB en 2000, selon les perspectives économiques publiées mardi par l’Organisation de coopération et de développement économiques. Mais en 1999, la zone euro, avec une progression de 2,1 %, devrait connaître une croissance bien inférieure à celle des États-Unis (3,6 %). Les contrastes sont énormes entre pays de la zone euro: entre la petite Irlande, maillot jaune de la croissance (PIB +7,5 % en 99 et 6,7 % en 2000), et l’Italie, lanterne rouge (PIB 1,4 % en 99 et 2,2 % en 2000). L’Allemagne, où l’économie, la première d’Europe, s’est fortement ralentie à la mi-98, devrait enregistrer une croissance de seulement 1,7 % cette année et 2,3 % l’année prochaine selon l’OCDE. «L’élément essentiel est le découplage qui s’accentue entre l’Allemagne et l’Italie d’un côté et, de l’autre, le reste de la zone euro, en particulier la France», estime l’OCDE. À eux trois, ces pays représentent autour des 3/4 du PIB de l’ensemble de la zone. Ces écarts, qui ne sont pas «un phénomène récent», peuvent poser des problèmes dans le cadre d’une union monétaire, où la politique de la Banque centrale européenne (BCE) ne peut pas tenir compte de chaque cas particulier et où les gouvernements sont privés de l’arme de la dévaluation, qui permet de relancer une économie vacillante en rendant les exportations moins chères. Selon le chef économiste de l’OCDE, Ignazio Visco, «il y a un tas de choses qui peuvent être faites (pour lutter contre ces divergences) et en particulier les politiques budgétaires, bien qu’impopulaires dans certains pays, peuvent servir à refroidir» des économies qui risquent la surchauffe ou à l’inverse pour stimuler la croissance. Dans ce dernier cas, il faut toutefois prendre des mesures pour se redonner rapidement une marge de manœuvre, a insisté M. Visco. Le rapport de l’OCDE note toutefois qu’en cas d’excédent budgétaire, comme en Finlande ou en Irlande, «un resserrement budgétaire (pour éviter le retour d’une inflation trop forte) pourrait être politiquement difficile dans ces circonstances». À l’inverse, «ni l’Allemagne ni l’Italie n’ont de marge de manœuvre pour soutenir l’activité par des mesures budgétaires si l’engagement de ramener les budgets à un niveau proche de l’équilibre, comme les y oblige le pacte de stabilité et de croissance européen, en 2002 doit être respecté». L’OCDE appelle une nouvelle fois la majorité des gouvernements européens à procéder aux réformes structurelles, sur les marchés de l’emploi, pour réduire le chômage ou stimuler la croissance, mais aussi pour mieux résister aux chocs qui pourraient survenir dans une partie seulement de la zone. M. Visco s’est également montré chaud partisan d’une coordination des politiques budgétaires de la zone euro, ce qui est précisément le but du Conseil de l’euro, où les ministres des Finances des Onze se retrouvent une fois par mois. L’OCDE a salué la baisse des taux décidée par la Banque centrale européenne le 8 avril, qui «devrait contribuer à rassurer le public en montrant que la BCE adopte une approche symétrique, à savoir qu’il est aussi important d’éviter la déflation que d’éviter une trop forte inflation». Néanmoins, à l’instar des banquiers centraux, l’OCDE estime que l’on «ne peut aller dans l’assouplissement au-delà de certaines limites».
Les pays de la zone euro doivent adapter et coordonner au mieux leurs politiques budgétaires, fiscales et structurelles, pour éviter que leurs économies ne prennent des chemins trop divergents, selon l’OCDE. L’année prochaine, la zone euro, deuxième ensemble commercial du monde, devrait afficher la plus forte croissance des grandes régions industrialisées, avec une progression de 2,6 % du PIB en 2000, selon les perspectives économiques publiées mardi par l’Organisation de coopération et de développement économiques. Mais en 1999, la zone euro, avec une progression de 2,1 %, devrait connaître une croissance bien inférieure à celle des États-Unis (3,6 %). Les contrastes sont énormes entre pays de la zone euro: entre la petite Irlande, maillot jaune de la croissance (PIB +7,5 % en 99 et 6,7 % en 2000), et l’Italie,...