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Actualités - Chronologie

Milosévic choisit une stratégie de tension extrême

Le président yougoslave Slobodan Milosevic a choisi une stratégie de tension extrême au Kosovo en massant des troupes aux abords de la province et en multipliant «les manœuvres» dans les zones tenues par les rebelles kosovars ainsi que les incidents avec les vérificateurs de l’OSCE. «Avec ses provocations avant la prochaine session de négociations en France, Milosevic a surpris tout le monde en se comportant comme s’il voulait à tout prix obtenir des frappes aériennes», affirme un diplomate occidental à Belgrade qui a requis l’anonymat. «De plus il se paye le luxe d’humilier l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) comme s’il voulait prouver à la communauté internationale qu’en cas d’intervention de l’Otan, les vérificateurs peuvent très vite se transformer en otages», ajoute ce diplomate. Une nouvelle fois, samedi, un véhicule de la KVM qui se rendait en Macédoine, a été obligé de rebrousser chemin à la frontière car les douaniers yougoslaves n’acceptaient de le laisser passer qu’après une fouille, refusant ainsi de reconnaître leur statut de mission diplomatique. Jeudi soir déjà un premier incident avait opposé des douaniers yougoslaves à des membres de la KVM. Plusieurs véhicules de la mission étaient restés bloqués pendant près de 24 heures à la frontière et les passeports des passagers confisqués. Après avoir opéré une fouille de force de ces véhicules, les douaniers les avaient laissés repartir vendredi soir. Les autorités serbes ont adopté «une attitude suicidaire au Kosovo en maltraitant des représentants de la communauté internationale et en déployant des troupes», a estimé à Pristina, chef-lieu de la province, M. Gabriel Keller, numéro 2 de la KVM. «J’ai été impressionné par le déploiement et surtout le positionnement des troupes serbes lors de ma visite vendredi à Prizren et Malisevo», dans le sud-ouest et centre du Kosovo, a-t-il ajouté. L’armée yougoslave semble être engagée dans une course contre la montre. Sous prétexte «de manœuvres d’entraînement» ses troupes occupent, au sud comme au nord du Kosovo, des positions traditionnellement tenues par l’armée de libération du Kosovo (UCK), provoquant une recrudescence des accrochages.
Le président yougoslave Slobodan Milosevic a choisi une stratégie de tension extrême au Kosovo en massant des troupes aux abords de la province et en multipliant «les manœuvres» dans les zones tenues par les rebelles kosovars ainsi que les incidents avec les vérificateurs de l’OSCE. «Avec ses provocations avant la prochaine session de négociations en France, Milosevic a surpris tout le monde en se comportant comme s’il voulait à tout prix obtenir des frappes aériennes», affirme un diplomate occidental à Belgrade qui a requis l’anonymat. «De plus il se paye le luxe d’humilier l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) comme s’il voulait prouver à la communauté internationale qu’en cas d’intervention de l’Otan, les vérificateurs peuvent très vite se transformer en otages»,...