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Actualités - Conferences Internationales

Biodiversité Des menaces graves pour l'humanité

La conférence de Carthagène sur la sécurité biologique, qui s’est achevée sur un échec cuisant, a attiré l’attention sur les menaces qui pèsent sur la biodiversité et sont tout aussi graves pour l’humanité. Parmi ces menaces, les organismes génétiquement modifiés (OGM) ne représentent encore qu’un risque difficile à évaluer par rapport aux pollutions de toutes sortes, à la dégradation des sols ou de la forêt. Aujourd’hui, la biodiversité est à nouveau menacée. C’est la sixième fois qu’un tel taux d’extinction des espèces survient depuis l’apparition de la vie, mais c’est la première fois que l’homme en est la cause. Les cinq autres extinctions avaient été provoquées par des catastrophes naturelles. Homo sapiens est devenu un «exterminateur d’espèces», comme l’explique la revue américaine National Geographic dans son remarquable «supplément du millénaire» (février 1999), consacré au «fragile réseau» de la biodiversité. Le biologiste américain Stuart Pimm (université de Tennessee) y affirme que la moitié des espèces de faune et de flore est menacée dans les cent ans à venir. Et tout le monde vivant est affecté : les poissons, les oiseaux, les insectes, les plantes et les mammifères. Selon lui, 11 % des oiseaux (soit 1 100 sur près de 10 000 espèces dans le monde) sont au bord de l’extinction alors qu’une plante sur huit est dans ce cas. Selon l’Union mondiale pour la nature (UICN/IUCN, International Union for Conservation of Nature) qui regroupe tous les pays et toutes les organisations de protection de l’environnement, un quart des espèces vivantes est menacé d’extinction à plus ou moins court terme. Or la communauté scientifique mondiale — bien peu représentée à Carthagène — est unanime à affirmer que la sauvegarde de la biodiversité est indispensable aux progrès de la médecine et à la découverte de nouveaux traitements, spécialement dans le cas de maladies encore incurables. En effet, 90 des 150 médicaments les plus souvent prescrits trouvent leur origine directement dans la nature ou sont reproduits en laboratoires. 20 des 26 médicaments les plus utilisés contre les maladies infectieuses sont issus de la nature. Une ONG de protection de l’environnement, Conservation International, vient de dresser une carte des dix-sept «points chauds» où la biodiversité est en danger : ils occupent 2 % de la surface de la planète mais représentent plus de la moitié de la biodiversité mondiale : 40 % des plantes et 25 % des espèces de vertébrés de la terre proviennent de ces régions. Parmi les pays ou les régions où une très riche biodiversité est menacée, on trouve Madagascar, les Antilles, les Philippines, la forêt atlantique du Brésil, la région méditerranéenne, la Nouvelle Calédonie ou la forêt tropicale en Guinée, au Ghana et en Côte d’Ivoire. Le protocole sur la biosécurité, qui sera renégocié dans quelques mois à Nairobi, est un des outils de protection à long terme de la diversité biologique. C’est en 1995, à Djakarta, qu’il avait été décidé de lancer un processus de négociations dans le domaine des transferts, de la manutention et de l’utilisation des OGM, qui concernent surtout les plantes.
La conférence de Carthagène sur la sécurité biologique, qui s’est achevée sur un échec cuisant, a attiré l’attention sur les menaces qui pèsent sur la biodiversité et sont tout aussi graves pour l’humanité. Parmi ces menaces, les organismes génétiquement modifiés (OGM) ne représentent encore qu’un risque difficile à évaluer par rapport aux pollutions de toutes sortes, à la dégradation des sols ou de la forêt. Aujourd’hui, la biodiversité est à nouveau menacée. C’est la sixième fois qu’un tel taux d’extinction des espèces survient depuis l’apparition de la vie, mais c’est la première fois que l’homme en est la cause. Les cinq autres extinctions avaient été provoquées par des catastrophes naturelles. Homo sapiens est devenu un «exterminateur d’espèces», comme l’explique la revue...