Les milieux d'affaires asiatiques pour la libéralisation
le 26 février 1999 à 00h00
Les dirigeants des milieux d’affaires de la région Asie-Pacifique ont affirmé jeudi dans une conférence régionale leur volonté de poursuivre une politique de libéralisation, malgré la crise économique qui continue d’affecter la zone. «Je pense que le pire sera passé un peu plus tard cette année», a déclaré devant les participants à la 10e conférence annuelle de la société asiatique Victor Fung, président du Conseil de développement commercial de Hong Kong. Remarquant que la prospérité asiatique qui avait précédé la crise jusqu’en 1997 avait été due «en grande partie à un mouvement de libéralisation régionale», Victor Fung s’est déclaré «ferme partisan de l’idée du commerce libre». Il a souligné la nécessité de poursuivre l’objectif que s’est fixée la Conférence économique Asie-Pacifique (APEC) de créer une zone régionale de libre-échange d’ici 2020. M. Fung a toutefois noté que cette libéralisation pouvait parfois aller de pair avec une intervention gouvernementale et a cité les cas de l’Inde et de la Chine qui «se dirigent vers une ouverture des échanges et des investissements (…) sans avoir complètement libéralisé le contrôle des changes». «Dans des situations de crise (…) et pour certaines économies, l’imposition de mesures à court terme pour contrôler l’argent chaud» peut être nécessaire, a-t-il ajouté, faisant allusion au cas de la Malaisie qui a imposé un strict contrôle des changes en septembre 1998 pour protéger ses marchés en limitant les mouvements spéculatifs de capitaux. L’ancien président Fidel Ramos a aussi pris la défense des mesures adoptées par le gouvernement de Kuala Lumpur en soulignant qu’elles «ne sont que temporaires et seront abandonnées dès que la crise se fera moins aiguë». Fidel Ramos a remarqué qu’aucun État d’Asie n’avait suivi l’exemple de la Malaisie mais que tous avaient «été contraints d’entreprendre des réformes de structures pour maintenir leurs marchés plus ouverts et plus transparents». «La première nécessité est de résoudre avec prudence le problème des flux volatiles de capitaux à court terme», a poursuivi l’ancien président philippin. M. Victor Fung avait auparavant souligné que, malgré ses difficultés, la région asiatique n’avait «pas perdu sa compétitivité» et il a remarqué qu’une dévaluation de la monnaie chinoise, le yuan, ne rendrait pas nécessairement les produits de la Chine plus compétitifs. Il a estimé qu’il n’existait aucun besoin pour Pékin de dévaluer sa monnaie et a mis en relief l’impact négatif d’une telle mesure pour les autres pays.
Les dirigeants des milieux d’affaires de la région Asie-Pacifique ont affirmé jeudi dans une conférence régionale leur volonté de poursuivre une politique de libéralisation, malgré la crise économique qui continue d’affecter la zone. «Je pense que le pire sera passé un peu plus tard cette année», a déclaré devant les participants à la 10e conférence annuelle de la société asiatique Victor Fung, président du Conseil de développement commercial de Hong Kong. Remarquant que la prospérité asiatique qui avait précédé la crise jusqu’en 1997 avait été due «en grande partie à un mouvement de libéralisation régionale», Victor Fung s’est déclaré «ferme partisan de l’idée du commerce libre». Il a souligné la nécessité de poursuivre l’objectif que s’est fixée la Conférence économique...
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