L’activité s’est nettement contractée hier, sur le marché des changes de Beyrouth, dont la tendance est restée déterminée par l’action de la Banque du Liban (BDL). En maintenant ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente du dollar inchangés entre 1 502,00 et 1 514,00 LL, celle-ci est parvenue donc à le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis la mi-décembre. De leur côté, les établissements de crédit ont continué de négocier le billet vert au haut de cette fourchette d’intervention de la BDL, mais en dehors d’elle vu l’étroitesse des transactions. Il est resté, en effet, confiné pratiquement dans une marge très étroite comprise entre 1 513,75 et 1 514,00 LL, avec un volume d’affaires très mince ne dépassant pas quelque six millions de dollars, en grande partie échangés par les banques de la place à l’achat et à la vente. Nouvel accès de faiblesse de l’euro et du sterling À l’étranger, le dollar était en hausse face aux principales devises hier, sur les marchés des changes internationaux avant et après la deuxième partie de l’intervention du président de la Réserve fédérale américaine (FED), Alan Greenspan, devant la Chambre des représentants pour son témoignage bi-annuel. Il a continué à être soutenu par les bonnes performances économiques aux États-Unis mises en évidence par M. Greenspan qui a estimé que les fondamentaux de l’économie américaine étaient solides et qu’il n’y avait pas de retour de l’inflation pour l’instant. Cette dernière constatation laissait croire à plusieurs experts financiers que le président de la FED semblait désormais pencher vers une politique de resserrement monétaire, ce qui a profité au dollar. L’euro, que M. Greenspan a considéré hier comme étant une «expérience très intéressante» a continué de souffrir des pressions politiques en faveur d’une baisse des taux d’intérêt par la Banque centrale européenne, retombant à un nouveau plus bas historique. Il en est de même du sterling qui est descendu hier, à son plus bas niveau face au dollar depuis septembre 1997, au lendemain de la présentation par le gouvernement britannique de son «plan de transition» vers une éventuelle adoption de l’euro. Pour ce qui est du yen, il a dû fluctuer étroitement à la baisse face au billet vert à la veille de la réunion du comité de politique monétaire de la Banque du Japon qui pourrait décider un nouvel assouplissement du crédit pour soutenir l’économie nippone. Dans ces conditions, le dollar s’est négocié en hausse hier, à New York, contre toutes les autres grandes monnaies, comme suit : – 1,0980 pour un euro contre 1,1007, la veille. – 1,5965 pour un sterling contre 1,6135. – 1,7815 DM contre 1,7770. – 5,9750 FF contre 5,9595. – 1,4500 FS contre 1,4480. – 1763,75 lires contre 1760,55. – 121,70 yens contre 120,80. Bourse de Beyrouth : léger mieux Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth est parvenue hier à recouvrer un partie du terrain qu’elle avait perdu depuis le début de la semaine grâce à la hausse des actions B de Solidere, de celles de la Byblos bank et des Ciments libanais dans une proportion plus grande que la baisse des actions A de Solidere et de l’Uniceramic. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a progressé de 0,13 % à 82,30 points, ainsi que l’indice partie LIBX des valeurs bancaires de 0,21 % à 193,22 points. Toutefois, cette évolution s’est produite hier dans un volume d’affaires peu nourri avec 44 054 actions d’une valeur globale de 308 513 dollars. Wall Street : marché hésitant Quant à Wall Street, elle est restée irrégulière et hésitante hier, après un début de séance résolument haussier, évoluant tantôt dans le vert et tantôt dans le rouge au gré de quelques achats à bon compte et des ventes bénéficiaires qui les suivaient. Les investisseurs sont demeurés partagés encore hier, après la deuxième partie de l’intervention du président de la FED, Alan Greenspan, devant la Chambre des représentants au sujet d’une éventuelle correction des excès commis à la hausse de certains titres. La crainte d’un prochain resserrement de la politique monétaire a également pesé sur la tendance malgré l’appui fourni à la cote par la grande vigueur de l’économie américaine. C’est ainsi que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a dû fluctuer entre un plus bas à 9 459,11 points et un plus haut à 9 600,13 points, avant d’afficher en préclôture 9 474,57 points, en baisse de 69,85 points sur la veille. Paris : réduction des gains La Bourse de Paris a terminé sur un gain de 0,14 %, progressant pour la cinquième séance consécutive dans un marché qui, de l’avis des opérateurs, semble avoir retrouvé une tendance et perdu de sa volatilité passée. «Le marché a gagné en sérénité et a perdu en volatilité, avec un nouvel afflux de liquidités, la hausse du dollar et l’absence de décalage à Wall Street», a observé un vendeur. le marché a selon lui «accroché une tendance et peut, graphiquement, atteindre les 4 400 si le Dow se tient bien». Le CAC a cependant fini nettement au-dessous de ses plus hauts du jour, à 4 213,70 points, après un sommet à 4 264,49. Le marché a limité ses gains avec Wall Street, qui, après une hausse de 0,3 % en ouverture, évoluait entre le positif et le négatif au moment de la clôture du CAC. Le marché américain est resté irrégulier depuis l’intervention d’Alan Greenspan qui, comme à l’accoutumée, a plongé le marché dans d’interminables conjectures sur ses intentions en matière de politique monétaire. Londres : nouveau record de hausse La Bourse de Londres a terminé la séance de mercredi en forte hausse, inscrivant un nouveau record en clôture et en séance, grâce à plusieurs annonces de sociétés ainsi que la faiblesse de la livre, jugée positive pour les exportateurs britanniques. L’indice Footsie des cent principales valeurs de la Bourse de Londres a clôturé sur un gain de 152,4 points à 6 307,6 points, son record en clôture, soit une progression de 2,47 % par rapport à son niveau de clôture la veille. Dix minutes avant la fin des échanges, le Footsie a atteint son record absolu, à 6 316,6 points. Sur le Liffe, le marché à terme de Londres, le contrat mars sur le Footsie s’échangeait à 6 310 points en fin de journée contre 6 157 points en clôture la veille. Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt d’État à dix ans s’établissait à 4,417 % contre 4,396 % mardi soir. L’écart de rendement avec le Bund correspondant était de 54,7 points de base contre 54,6 points la veille en fin de journée. Les valeurs londoniennes ont bénéficié de la publication de résultats ou d’annonces d’entreprises jugés positifs par l’ensemble des investisseurs. Francfort : en hausse malgré la douche volkswagen La Bourse de Francfort a gagné 0,91 % mercredi, l’indice X-DAX terminant au-dessus du seuil des 5 000 points à 5 058,29 points dans un marché très actif qui s’est remis d’un mauvais départ sur Volkswagen. Après des prises de bénéfices à l’ouverture et le plongeon de l’action du constructeur automobile de Wolfsburg, le marché s’est repris à la mi-journée. L’action de Volkswagen est restée la grande perdante du jour avec un plongeon de 6,26 % à 62,85 EUR. La chute a dépassé les 12 % à l’ouverture. Les investisseurs ont été refroidis par les prévisions délivrées la veille au soir par le constructeur automobile allemand pour 1999 qui ont occulté l’annonce de gains 1998 records (bénéfice net +65 % à 700 millions d’euros). VW estime «difficile» d’atteindre aujourd’hui une nouvelle amélioration du résultat en 1999. Une allusion transparente à la crise brésilienne et la concurrence sur les prix en Europe, selon les analystes, qui y voient aussi une tactique. La direction va bientôt renégocier les salaires, des pourparlers qui chez VW ont lieu directement dans l’entreprise. Il sera difficile cependant d’ignorer la convention de branche conçue par le syndicat IG Metall la semaine dernière. DaimlerChrysler qui doit publier jeudi matin ses résultats 1998 provisoires a gagné 2,35 % à 91,60 EUR, mais BMW qui attend aussi une année 1999 difficile, a perdu 3,46 % à 670 EUR. Tokyo : le Nikkei a buté sur les 14 500 points La Bourse de Tokyo a clôturé en baisse mercredi après avoir tenté en vain de franchir durablement la barre des 14 500 points, un échec qui a incité les investisseurs à vendre en fin de séance. Par ailleurs le mouvement de cession de participations croisées avant la fin de l’exercice fiscal, le 31 mars, empêche tout réel mouvement de hausse. L’indice Nikkei a cédé 145,20 points, soit 1,00 %, à 14 355,45, après un plus haut de 14 534,82 points. Le contrat de mars a laissé 100 points à 14 330. «Beaucoup d’opérateurs étaient longs hier matin, espérant que le Nikkei-225 sortirait enfin de sa marge de fluctuation récente. mais on a de nouveau eu la preuve que la barre de résistance des 14 500 points est solide», a expliqué Tsuyoshi Segawa (New Japan Securities Co Ltd). Le Nikkei a évolué dans des marges étroites avant de perdre pied en fin d’après-midi.
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