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Actualités - Chronologie

La radio-pirate des colons légalisée

La coalition gouvernementale du Premier ministre Benjamin Netanyahu a ignoré mardi les objections du conseiller juridique du gouvernement Eliakim Rubinstein et légalisé des radios-pirates animées par les colons juifs et les activistes ultra-orthodoxes. L’opposition de gauche a aussitôt demandé à la Cour suprême d’annuler cette décision et a accusé M. Netanyahu d’avoir bafoué la loi afin de satisfaire aux exigences des électeurs religieux d’extrême droite. La majorité a battu le rappel de ses députés en campagne électorale pour que la Chambre légalise «Canal-7» ainsi que deux antennes de radios du puissant parti ultra-orthodoxe sépharade Shass (10 élus). Le texte est passé par 40 voix contre 30 et une abstention, sur un total de 120 députés à la Chambre. Au début du mois, les élus d’extrême-droite avaient exigé que leur soutien à la Loi de Finances de 1999 soit assorti de la proposition de légalisation de «Canal-7», qui a été votée mardi. Le parti Shass, troisième en importance de la Chambre sortante, et concurrent du Parti national religieux (PNR), émanation des colons, a exigé que ses deux radios-pirates soient elles aussi légalisées. M. Netanyahu, qui compte notamment sur l’extrême-droite pour être réélu en mai, a insisté pour que ces radios soient légalisées, malgré les objections de M. Rubinstein. L’amendement à la loi finalement retenu ne concerne que des antennes émettant depuis au moins cinq ans. M. Rubinstein a qualifié l’initiative de «très problématique» et averti «qu’il sera désormais très difficile de faire appliquer la loi sur les radios-pirates et l’utilisation illégale des fréquences». Il a ajouté que la mesure approuvée par le gouvernement «revenait à donner une prime rétroactive à une activité criminelle». En novembre, M. Rubinstein avait inculpé plusieurs responsables de «Canal-7» qui opèrent la station à partir de la colonie de Beit El en Cisjordanie, et émettent à partir d’un bateau croisant au large des eaux territoriales d’Israël, en Méditerranée. Pour couper court au conflit, M. Rubinstein a suggéré que le Parlement adopte une loi en vue d’appels publics d’offres «pour les stations de radios ayant un intérêt spécifique», ce qui aurait par ricochet permis à «Canal-7» de sortir de la clandestinité. Les directeurs de la radio des colons, dont le procès a commencé la semaine dernière, n’auraient en revanche pas été en mesure de répondre à de tels appels d’offres. C’est pourquoi, ils ont demandé à M. Netanyahu de soutenir la proposition de loi adoptée mardi, ont indiqué des officiels. Le parti de gauche Meretz a indiqué qu’il s’adressera à la Cour suprême afin qu’elle fasse annuler le texte adopté mardi. «Canal-7 est opéré par des criminels qui ont jadis reçu pour ordre de stopper leurs émissions», a affirmé le Meretz dans un communiqué. Selon ce parti, la loi de mardi n’est pas équitable, car de nombreux autres secteurs de l’opinion israélienne souhaitent aussi légaliser leurs antennes de radios. «C’est une autre manœuvre électorale destinée à faire plaisir à l’extrême-droite. Encore un sale coup de M. Netanyahu», a affirmé le chef du Meretz Yossi Sarid.
La coalition gouvernementale du Premier ministre Benjamin Netanyahu a ignoré mardi les objections du conseiller juridique du gouvernement Eliakim Rubinstein et légalisé des radios-pirates animées par les colons juifs et les activistes ultra-orthodoxes. L’opposition de gauche a aussitôt demandé à la Cour suprême d’annuler cette décision et a accusé M. Netanyahu d’avoir bafoué la loi afin de satisfaire aux exigences des électeurs religieux d’extrême droite. La majorité a battu le rappel de ses députés en campagne électorale pour que la Chambre légalise «Canal-7» ainsi que deux antennes de radios du puissant parti ultra-orthodoxe sépharade Shass (10 élus). Le texte est passé par 40 voix contre 30 et une abstention, sur un total de 120 députés à la Chambre. Au début du mois, les élus d’extrême-droite...