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Actualités - Conferences De Presse

Drogue Le Liban déterminé à éradiquer les cultures illicites et le blanchiment

Le Liban a affirmé mardi qu’il continuerait à lutter contre les cultures de drogue, en dépit de l’absence de toute aide internationale, et à empêcher le blanchiment des narcodollars tout en maintenant le secret bancaire. «Le Liban a définitivement éradiqué les cultures de stupéfiants, a opéré à partir de 1994 plusieurs saisies d’anciens stocks et a détruit de nouvelles plantations de haschisch et d’opium», a indiqué le directeur général de la gendarmerie, le général Abdel Karim Ibrahim. Lors d’une conférence de presse au siège des Nations unies à Beyrouth, le général Ibrahim a cependant indiqué que le Liban «n’était pas parvenu à éliminer totalement l’idée de la tête des agriculteurs pauvres pour qui les cultures illicites constituaient le seul moyen de subsistance». De fait, si en 1997 les forces de sécurité n’ont détruit aucun mètre carré de cultures illégales, elles ont en revanche rasé 3,2 hectares de cannabis et 2 000 m2 de pavot en 1998, selon des chiffres officiels. Depuis l’éradication en 1992 des cultures de drogue dans les régions de Baalbeck et Hermel dans la plaine orientale de la Békaa, avec l’aide de l’armée syrienne, les forces de l’ordre ont détruit 52 hectares de haschisch et 2 hectares de pavot. Pendant la même période, les forces de l’ordre ont saisi 53 tonnes d’anciens stocks de haschisch et 539 kg d’opium. manque de fonds internationaux «Les souffrances des agriculteurs se sont accrues, et ceux-ci sont inhabituellement agressifs en raison de la crise économique et des engagements non honorés», a souligné le général Ibrahim en présence de M. Gualtiero Fulcheri, représentant du chef de l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS), qui dépend de l’Onu. À ce propos, le général Ibrahim a indiqué que les pays donateurs réunis en 1995 à Paris n’avaient pas débloqué les 35 millions de dollars promis pour promouvoir les cultures de substitution. «Faute de fonds internationaux, le Liban n’a pas pu mettre en œuvre des projets de cultures de substitution, des forages de puits, d’irrigation», a-t-il affirmé, avant d’espérer que «l’aide internationale viendra». Depuis 1992, le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) et le Programme des Nations unies pour la lutte contre la drogue (Pnuced) ont dépensé 6,5 M USD pour aider les paysans à se reconvertir. M. Fulcheri a indiqué à ce propos que des micro-crédits avaient été octroyés aux petits paysans pour leur permettre de monter des projets de petite taille et pouvoir subsister. Selon le rapport de l’OICS, le cannabis demeure la drogue la plus répandue au Proche-Orient, exception faite du Liban où «la culture illicite en a virtuellement disparu». Concernant la «préoccupation» manifestée par l’OICS dans un rapport publié mardi à Vienne à propos du blanchiment de l’argent, le chef de la gendarmerie libanaise a affirmé que «le Liban a adopté les mesures internationales nécessaires en dépit des réserves qu’il a émises sur les clauses relatives au secret bancaire», auquel le Liban demeure fermement attaché depuis 1956. «Le Liban a mis en place un cadre juridique qui pénalise le blanchiment de l’argent et un protocole entre les banques qui peut aboutir à la fermeture des établissements contrevenants». Le général Ibrahim a reconnu que, «comme dans tous les autres pays», de l’héroïne rentre au Liban, mais à chaque fois moins de 100 grammes, via la Syrie et la Turquie, ainsi que de la cocaïne «en petite quantité» en provenance d’Amérique latine, contre une demi-tonne annuellement avant 1992. Selon un expert international qui refuse d’être cité, on peut toujours trouver un plant de haschisch ici ou là au Liban, «mais un jour on en a bien trouvé un dans l’immeuble de l’Onu à New York».
Le Liban a affirmé mardi qu’il continuerait à lutter contre les cultures de drogue, en dépit de l’absence de toute aide internationale, et à empêcher le blanchiment des narcodollars tout en maintenant le secret bancaire. «Le Liban a définitivement éradiqué les cultures de stupéfiants, a opéré à partir de 1994 plusieurs saisies d’anciens stocks et a détruit de nouvelles plantations de haschisch et d’opium», a indiqué le directeur général de la gendarmerie, le général Abdel Karim Ibrahim. Lors d’une conférence de presse au siège des Nations unies à Beyrouth, le général Ibrahim a cependant indiqué que le Liban «n’était pas parvenu à éliminer totalement l’idée de la tête des agriculteurs pauvres pour qui les cultures illicites constituaient le seul moyen de subsistance». De fait, si en 1997 les...