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Actualités - Chronologie

Le référendum et la force de paix, principaux points de blocage

Les principaux points de blocage avant la conclusion d’un accord entre Serbes et Albanais du Kosovo n’ont pas changé, depuis le début des négociations de Rambouillet, en dépit des progrès annoncés par les ministres du Groupe de contact sur l’ex-Yougoslavie. Les Albanais ont des réserves sur le volet politique du projet d’accord. Ils veulent pouvoir se prononcer par référendum sur l’indépendance du Kosovo, après une période intérimaire de trois ans durant laquelle cette province de la Serbie aura joui d’une «autonomie substantielle». Les Serbes, pour leur part, rejettent le volet militaire, à savoir le déploiement d’une force de l’Otan au Kosovo, destinée à vérifier la mise en œuvre d’un éventuel accord d’autonomie. «Il nous faut, noir sur blanc, la prise en compte de l’expression démocratique du peuple», a dit samedi aux ministres du Groupe de contact Hashim Thaçi, un des représentants de l’Armée de libération du Kosovo (UCK, indépendatiste), selon des diplomates. La délégation albanaise a surpris les Occidentaux, qui avaient eu l’impression ces derniers jours que la revendication explicite d’un référendum sur l’indépendance avait été mise en veilleuse. Il s’agit de la plus sérieuse des trois conditions mises par les représentants albanais à l’acceptation du volet politique et constitutionnel du projet d’accord. Ils ont aussi exigé la présence sur le terrain de davantage de policiers issus de leurs rangs et, bien-sûr, le déploiement d’une force multinationale de l’Otan. Le groupe de contact est totalement opposé à un référendum d’indépendance, car il ne veut pas de la remise en cause de l’intégrité territoriale de la Yougoslavie. Des diplomates américains ont suggéré qu’une éventuelle consultation du peuple kosovar ne puisse constituer qu’un des éléments de la réflexion sur le statut du Kosovo, qui devra être conduite à l’issue de la période transitoire de trois ans. Pour leur part, les Serbes continuent de rejeter l’installation au Kosovo d’une force multinationale de quelque 30 000 hommes commandée par l’Otan. La partie yougoslave «refuse de prendre les décisions qui nous paraissent indispensables», a regretté le ministre français des Affaires étrangères Hubert Védrine. L’issue pourrait être une implication plus importante de l’Onu et de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) dans cette présence multinationale. Il faudra se montrer «imaginatif», a dit M. Védrine. Les Serbes ont encore compliqué un peu la situation en réclamant un «processus par étapes», selon des diplomates. Se présentant comme une «grande démocratie», ils ont indiqué que leur Parlement devait d’abord accepter le volet politique et qu’ensuite seulement, ils seraient en mesure d’étudier les modalités d’application d’un accord de paix, dont la présence internationale au Kosovo. Cependant, pour les Occidentaux, on ne peut séparer le volet politique des aspects militaires.
Les principaux points de blocage avant la conclusion d’un accord entre Serbes et Albanais du Kosovo n’ont pas changé, depuis le début des négociations de Rambouillet, en dépit des progrès annoncés par les ministres du Groupe de contact sur l’ex-Yougoslavie. Les Albanais ont des réserves sur le volet politique du projet d’accord. Ils veulent pouvoir se prononcer par référendum sur l’indépendance du Kosovo, après une période intérimaire de trois ans durant laquelle cette province de la Serbie aura joui d’une «autonomie substantielle». Les Serbes, pour leur part, rejettent le volet militaire, à savoir le déploiement d’une force de l’Otan au Kosovo, destinée à vérifier la mise en œuvre d’un éventuel accord d’autonomie. «Il nous faut, noir sur blanc, la prise en compte de l’expression ...