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Actualités - Chronologie

Ethiopie-Erythrée Asmara disposé à un cessez-le-feu après une médiation de l'UE

L’Érythrée a annoncé sa disposition à observer un cessez-le-feu dans son conflit frontalier avec l’Éthiopie, après que des médiateurs européens eurent affirmé avoir essuyé un refus à ce sujet. «Nous sommes prêts à observer un cessez-le-feu», a déclaré un proche conseiller du président érythréen Issaias Afeworki, M. Yemane Ghebremeskel. «Nous demandons un accord solide qui prévoit le déploiement d’observateurs le long de la frontière», a-t-il ajouté dans un entretien téléphonique. Il réagissait à l’annonce faite auparavant par un médiateur européen selon lequel les deux pays de la Corne de l’Afrique, en guerre depuis dix mois sur le tracé de leur frontière, avaient refusé une proposition de cessez-le-feu immédiat. Au cours d’une conférence de presse, le ministre allemand délégué aux Affaires étrangères, Ludger Volmer, avait déclaré : «Malheureusement les réponses que nous avons obtenu de nos interlocuteurs sur la question du cessez-le-feu immédiat n’ont pas été satisfaisantes». Il avait également mis en garde contre «l’escalade des hostilités qui pourrait conduire à une guerre totale avec des conséquences non seulement pour les pays concernés mais pour toute la région». L’Érythrée et l’Éthiopie, considérées naguère comme des voisins exemplaires, s’affrontent depuis le mois de mai 1998 sur le tracé de leur frontière commune et les hostilités ont repris le 6 février, après plusieurs mois d’accalmie relative. Plus d’un demi-million de combattants, lourdement équipés, sont mobilisés de part et d’autre des 1 000 km de frontière, mais les armes sont restées silencieuses depuis quatre jours. «Nous n’avons aucun problème avec un cessez-le-feu», a insisté un autre responsable proche de la présidence érythréenne, mais qui parlait sous le couvert de l’anonymat. «Nous n’avons pas initié les combats. Nous ne prévoyons pas d’attaques et nous ne voulons pas lancer d’offensive», a répété ce responsable. M. Volmer avait réitéré l’attachement de l’UE à un plan de règlement de cette crise mis au point en novembre dernier par l’Organisation de l’unité africaine (OUA). Ce plan a été accepté par Addis-Abeba, mais Asmara a émis des réserves sur cet accord-cadre en onze point. «Nous soutenons complètement les propositions de l’OUA», a déclaré M. Volmer et «nous avons exhorté les Érythréens à accepter l’accord-cadre comme base d’une possible solution». Il a ajouté toutefois que l’UE considérait qu’il y existait «une marge de manœuvre pour mettre en œuvre» le plan de l’organisation africaine. Asmara critique notamment le deuxième point de ce plan qui prévoit le retrait de ses troupes du hameau de Badmé, dans la partie occidentale de la frontière, et le retour d’une administration éthiopienne. Pour les Érythréens, ce retour préjuge de la détermination finale du tracé de la frontière. Interrogé sur ce qui pouvait rendre possible la mise en œuvre de ce plan, le ministre des Affaires étrangères érythréen, Haïle Waldensae, a cité comme exemple de mesures de confiance l’arrêt des violations des droits de l’homme par l’Éthiopie, et notamment des expulsions d’Érythréens. La mission européenne, constituée des trois pays de la troïka de l’UE : Allemagne, Autriche et Finlande, a quitté Asmara, la capitale de l’Érythrée, après y avoir rencontré le président érythréen Issaias Afeworki. Les médiateurs étaient arrivés en provenance d’Addis-Abeba où ils ont rencontré le ministre des Affaires étrangères éthiopien, Seyoum Mesfin. La mission conduite par M. Volmer comprenait également la secrétaire d’État au ministère autrichien des Affaires étrangères, Benita Ferrero-Wadmer, et l’ambassadeur finlandais au Caire, Aapo Polho.
L’Érythrée a annoncé sa disposition à observer un cessez-le-feu dans son conflit frontalier avec l’Éthiopie, après que des médiateurs européens eurent affirmé avoir essuyé un refus à ce sujet. «Nous sommes prêts à observer un cessez-le-feu», a déclaré un proche conseiller du président érythréen Issaias Afeworki, M. Yemane Ghebremeskel. «Nous demandons un accord solide qui prévoit le déploiement d’observateurs le long de la frontière», a-t-il ajouté dans un entretien téléphonique. Il réagissait à l’annonce faite auparavant par un médiateur européen selon lequel les deux pays de la Corne de l’Afrique, en guerre depuis dix mois sur le tracé de leur frontière, avaient refusé une proposition de cessez-le-feu immédiat. Au cours d’une conférence de presse, le ministre allemand délégué aux...