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Actualités - Chronologie

La réduction de la dette des pays pauvres

La France travaille à une proposition de réduction de la dette des pays pauvres, qui se veut plus généreuse et plus efficace que les mécanismes mis en place jusqu’à présent, mais qui partage également mieux le fardeau de l’allégement entre pays riches. Cette proposition, annoncée cette semaine à Washington par le président Jacques Chirac, a été détaillée samedi à Bonn par le ministre des Finances Dominique Strauss-Kahn à l’issue d’une réunion des 7 pays les plus industrialisés (G7). Dans un communiqué final, les pays du G7 ont indiqué qu’ils espéraient parvenir à un accord sur un allégement plus important de la dette des pays pauvres lourdement endettés lors de leur sommet début juin à Cologne. «Ce problème de la dette est extrêmement important, et ce que nous proposons c’est que l’on aille sensiblement plus loin que par le passé en matière de générosité, en matière d’équité et en matière d’efficacité», a souligné pour sa part M. Strauss-Kahn. La France propose d’annuler le service de la dette – le remboursement des intérêts payés – pour une génération, à savoir 30 ans, des pays les plus lourdement endettés. La liste se baserait sur l’éligibilité à une initiative prise en leur faveur il y a quelques années par le FMI associé à la Banque mondiale. Huit pays bénéficient déjà de cette initiative – appelée HIPC –, dont le Mozambique, l’Ouganda, le Burkina Faso, la Bolivie et la Côte d’Ivoire. Plusieurs dizaines d’autres sont concernés. M. Strauss-Kahn souhaite également se pencher sur le sort des pays non éligibles à l’HIPC, mais néanmoins très endettés, ainsi que sur les conditions d’allégement de la dette de pays, comme le Maroc par exemple, qui ont épuisé certains mécanismes actuels (transformation de la dette en investissements par exemple). «Cette proposition beaucoup plus généreuse n’est réalisable que si elle se fait dans l’équité», a souligné le ministre. Pour lui, il faut partager le fardeau, arguant qu’il ne faut pas que les pays les plus généreux (ceux qui ont le plus prêté comme la France et le Japon par exemple) déboursent une deuxième fois en supportant seuls l’annulation des prêts. «La proposition de la France est que la contribution à cet allégement de la dette soit financée par tout le monde proportionnellement à son Produit intérieur brut», a expliqué M. Strauss-Kahn. Selon le ministre, il s’agirait de créer une sorte de «fonds de solidarité du XXIe siècle auquel tous les pays riches apportent en proportion de leur PIB et l’on s’en sert pour alléger la dette des différents pays». Mais il s’agit également d’améliorer l’efficacité de ces mécanismes, pour en faire profiter au mieux les populations concernées. «Il faut que soient liés à ces procédures d’allégement, des projets dans les pays sous contrôle des Organisations non gouvernementales, et qui conduisent à de véritables opérations au bénéfice de la population», a expliqué M. Strauss-Kahn.
La France travaille à une proposition de réduction de la dette des pays pauvres, qui se veut plus généreuse et plus efficace que les mécanismes mis en place jusqu’à présent, mais qui partage également mieux le fardeau de l’allégement entre pays riches. Cette proposition, annoncée cette semaine à Washington par le président Jacques Chirac, a été détaillée samedi à Bonn par le ministre des Finances Dominique Strauss-Kahn à l’issue d’une réunion des 7 pays les plus industrialisés (G7). Dans un communiqué final, les pays du G7 ont indiqué qu’ils espéraient parvenir à un accord sur un allégement plus important de la dette des pays pauvres lourdement endettés lors de leur sommet début juin à Cologne. «Ce problème de la dette est extrêmement important, et ce que nous proposons c’est que l’on aille...