On n’ose pas supposer qu’il s’agit de «justifier» son existence [1]: la censure continue à susciter des «problèmes» trop souvent artificiels (nous parlons ici, bien sûr, de cinéma). Deux films sont concernés, qui n’ont absolument rien en commun, sauf de n’avoir aucune chance de passer sur nos écrans. Pour le premier, en tout cas, la chose se comprend: The Siege (en France: Couvre-Feu), d’Edward Zwick – au demeurant un film pas fameux du tout – met en scène des terroristes islamistes, avec attentats à New York, interventions affolées de la CIA, du FBI, etc. (et Bruce Willis en général cinglé!), instauration de la loi martiale, etc. Un cocktail... explosif: il n’était pas besoin d’importer le film pour préjuger de son sort (nous avions vu The Siege à Paris: du temps perdu!). Pour le second, c’est une autre histoire. The Prince of Egypt est un dessin animé de long métrage, produit par les studios de Steven Spielberg et Cie, réalisé par Brenda Chapman, Steve Hickmer et Simon Wells. Sujet: la vie de Moïse. On se dit: déjà un point délicat. Tout en se rappelant que The Ten Commandments, de Cecil B. DeMille, était passé autrefois au Liban. Ici attention, n’ayant pas visionné le film, je ne fais que rapporter des opinions (la mienne étant exclue), mentionner des faits. Ainsi, d’après le quotidien français Libération (en date du 23 décembre 98), les responsables de la production n’auraient rien négligé pour s’assurer que le film était «religieusement correct et culturellement correct» (bis). Au point d’avoir fait superviser The Prince of Egypt par des spécialistes de la Bible de toutes les confessions. En vue d’obtenir «l’imprimatur» des trois religions du Livre: la communauté arabe des États-Unis aurait été, en particulier, consultée. Alors? On n’en sait pas plus. Si on ne voit pas The Prince of Egypt au Liban, ce n’est certes pas grave. Disons qu’on aurait tout de même aimé être informé.
On n’ose pas supposer qu’il s’agit de «justifier» son existence [1]: la censure continue à susciter des «problèmes» trop souvent artificiels (nous parlons ici, bien sûr, de cinéma). Deux films sont concernés, qui n’ont absolument rien en commun, sauf de n’avoir aucune chance de passer sur nos écrans. Pour le premier, en tout cas, la chose se comprend: The Siege (en France: Couvre-Feu), d’Edward Zwick – au demeurant un film pas fameux du tout – met en scène des terroristes islamistes, avec attentats à New York, interventions affolées de la CIA, du FBI, etc. (et Bruce Willis en général cinglé!), instauration de la loi martiale, etc. Un cocktail... explosif: il n’était pas besoin d’importer le film pour préjuger de son sort (nous avions vu The Siege à Paris: du temps perdu!). Pour le second, c’est...
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