Le comité olympique thaïlandais (OCT) va lancer une étude de faisabilité sur une éventuelle candidature thaïlandaise à l’organisation des JO d’été de 2008, malgré la crise économique qui frappe le pays et les réticences du Premier ministre Chuan Leekpai, a annoncé mercredi Nat Indrapana, membre de l’OCT et du Comité international olympique (CIO). «Le Premier ministre a dit que nous devrions attendre et voir comment la situation va évoluer», a déclaré M. Indrapana, reconnaissant que de sérieux doutes persistaient sur la capacité de la Thaïlande à pouvoir assumer le financement et l’organisation des JO. C’est pourquoi l’OCT a décidé d’effectuer une étude de faisabilité. De son résultat dépendra la candidature de la Thaïlande à l’organisation des JO de 2008. Le dépôt de candidature pourrait intervenir à la fin de l’année prochaine. Cette décision semble avoir été en partie inspirée par le succès des Jeux asiatiques, qui ont eu lieu en Thaïlande en décembre. Huit villes sont pour l’instant candidates à l’organisation des Jeux d’été 2008: Pékin, Paris, Séville (Espagne), Osaka (Japon), Kuala Lumpur, Istanbul (Turquie), Toronto (Canada) et Buenos Aires. Le CIO fera son choix lors de sa session plénière en septembre 2001 à Moscou. Le CIO renonce à un cadeau fiscal Le Comité international olympique a choisi mercredi de renoncer à une exemption de TVA, longtemps réclamée à la Suisse et finalement obtenue, dans un souci manifeste du CIO de ne pas ouvrir un nouveau front en pleine tourmente. L’organisation a annoncé dans un communiqué lapidaire sa décision de renoncer à une telle exonération de taxe dont elle profitait en fait depuis cinq mois. Il s’agit, selon les familiers du CIO, de ne pas prêter le flanc à de nouvelles critiques en acceptant un «cadeau fiscal» d’un pays qui aligne une ville, Sion, parmi les six candidates à l’organisation des Jeux d’hiver de 2006. Le gouvernement de Berne avait donné son feu vert en septembre 1998 à la demande d’exonération formulée dès 1995 par le CIO, installé à Lausanne. Le Parlement suisse devait se prononcer sur cette exemption le mois prochain, au moment où les membres du CIO se réuniront en session extraordinaire pour raviver une flamme ternie par les scandales de corruption et les frondes. Le fait que Sion, la capitale du Valais, battue pour 2002 par Salt Lake City, soit candidate pour 2006 risquait de devenir gênant si les élus suisses donnaient leur feu vert à l’exonération et si Sion était désignée à l’occasion de la session ordinaire prévue en juin à Séoul. D’autant que, maladroitement, le ministre de la Défense et des Sports Adolf Ogi a expliqué en janvier aux élus qu’un refus mettrait en danger la candidature de Sion, par ailleurs très bien notée pour ses qualités par la commission d’évaluation des villes candidates. «Le CIO est à Lausanne, alors qu’est-ce qu’ils (le CIO) vont penser, cela aurait naturellement mis en danger la candidature de Sion, il faut être clair, net et honnête», avait-il déclaré pour expliquer sa démarche. «Ce n’est pas de la corruption», avait-il dû préciser le lendemain, alors qu’au siège du CIO à Lausanne on se demandait vraiment si une économie de 300 000 francs suisses (200 000 dollars) valait la peine de risquer une nouvelle volée de bois vert. La presse suisse critique Le CIO a en tous les cas indiqué mercredi que sa demande avait été formulée en vue du «fonctionnement harmonieux et rationnel de ses activités internationales et non pas par intérêt financier». Il est possible qu’au siège de Lausanne on ait lu ces derniers temps une presse suisse particulièrement critique. «Le cadeau fiscal fait au CIO est-il aux frontières de la corruption», demandait ainsi le journal à grand tirage Blick. Pour le très sérieux Tages Anzeiger, «si la Suisse veut véritablement aider le CIO après les affaires de corruption, il serait bon qu’elle ne lui offre pas un privilège». «Ce qui a naguère été pensé comme un geste de bonne volonté entre M. Samaranch et le président suisse (une demande d’exemption pour le CIO et son musée) devient aujourd’hui une lourde hypothèque pour le CIO, comme pour la candidature de Sion», selon le journal. Mercredi, un autre quotidien suisse, La Tribune de Genève, évoquait la possibilité que la ville hôte des Jeux d’hiver de 2006 ne soit pas désignée comme prévu le 19 juin à Séoul, mais seulement à l’automne dans une autre ville comme Madrid ou Londres. La session prévue en Corée du Sud «est maintenue et la cité hôte des Jeux de 2006 y sera désignée» a toutefois réaffirmé le directeur général du CIO, Me François Carrard, interrogé à ce propos. Il a cependant déclaré au quotidien ne pas exclure la possibilité que des membres du CIO ou des présidents de fédérations internationales puissent soumettre une proposition de renvoi de la décision. JO de 2006 Henri Sérandour, au nom du Comité national olympique et sportif français (CNSOF), a l’intention de proposer au Comité international olympique (CIO) un projet de nouvelle méthode de désignation des villes olympiques dans le but d’apporter une contribution pour sortir de la crise qui secoue le Mouvement olympique. Cette procédure «en pyramide» qui se veut «transparente, rigoureuse et ouverte» aboutit à s’en remettre, pour la décision finale, aux responsables des trois composantes du Mouvement olympique: le président du CIO, Juan Antonio Samaranch, et ceux de l’Association des comités nationaux olympiques, le Mexicain Mario Vazquez-Rana et de l’Association des fédérations internationales, l’Italien Primo Nebiolo pour les jeux d’été et le Suisse Marc Hodler pour l’hiver. Le président du CNOSF en présentera la formule à son prochain conseil d’administration avant de le proposer au président du CIO. «Un tel projet, qui n’est ni définitif ni figé, peut permettre de faire progresser les choses et donner des idées», a expliqué Henri Sérandour. Avant d’arriver sur la table des trois présidents, les candidatures auront été passées au crible à quatre niveaux d’expertises et classées selon les mérites par un comité de sélection restreint désigné par les assemblées des trois composantes (CIO, CNO, FI). Des représentants des athlètes devront aussi y siéger. En tout début de procédure, chaque comité national olympique présentant une ville établirait un cahier des charges spécifique à la nature de sa candidature en complément du cahier des charges générales du CIO. Les niveaux d’expertises à satisfaire seraient: conformité au cahier des charges techniques (niveau des experts), conformité sportive (niveau fédérations internationales), conformité des services généraux pour les transports, hébergement, hôtellerie, etc. (niveau des CNO et du CIO) et conformité avec la Charte olympique (niveau des experts du CIO). Le président du CIO a réaffirmé sa volonté de modifier le système de désignation des villes olympiques qui relevait jusqu’à maintenant de l’assemblée plénière du CIO afin d’éviter les tentations et dérapages qui ont conduit au scandale de Salt Lake City. Quarante-deux membres du CIO ont annoncé leur intention de s’opposer à une quelconque modification. Ceci devrait être débattu lors de l’assemblée générale extraordinaire des 17 et 18 mars à Lausanne.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le comité olympique thaïlandais (OCT) va lancer une étude de faisabilité sur une éventuelle candidature thaïlandaise à l’organisation des JO d’été de 2008, malgré la crise économique qui frappe le pays et les réticences du Premier ministre Chuan Leekpai, a annoncé mercredi Nat Indrapana, membre de l’OCT et du Comité international olympique (CIO). «Le Premier ministre a dit que nous devrions attendre et voir comment la situation va évoluer», a déclaré M. Indrapana, reconnaissant que de sérieux doutes persistaient sur la capacité de la Thaïlande à pouvoir assumer le financement et l’organisation des JO. C’est pourquoi l’OCT a décidé d’effectuer une étude de faisabilité. De son résultat dépendra la candidature de la Thaïlande à l’organisation des JO de 2008. Le dépôt de candidature pourrait...