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Actualités - Chronologie

Mode masculine L'an 2000 s'annonce confortable (photos)

Le costume masculin, c’est fini? La trentaine de couturiers et de créateurs qui ont défilé pendant quatre jours à Paris s’accordent pour renouveler la silhouette masculine avec des vêtements de plus en plus confortables et décontractés, qui donnent un coup de vieux au strict costume. Vedette de la saison, le pull en grosse maille ou fin comme une seconde peau qui remplace la chemise sous le veston. Au-dessus, manteaux courts ou longs, cabans et duffle-coats sont taillés dans un précieux cachemire ou un drap de laine douillet. Côté couleurs, la palette est généralement sombre, exploitant surtout les différentes nuances de gris, avec quelques kaki, du bronze, du bordeaux et des tons de beige et d’écru. Pour le soir, le smoking traditionnel ne fait plus recette. L’homme élégant pourra s’offrir une veste-chemise anthracite en viscose qui donne l’illusion du cuir avec son pantalon assorti. Ou un des costumes de soirée de l’illusion du cuir avec son pantalon assorti. Soit un costume, également de soirée, en velours côtelé blanc, porté à même la peau... Parmi les morceaux choisis de ces défilés, la collection de Daniel Faret, justement, qui a lancé sa propre ligne en 1996, après avoir assuré la direction de la maison Jacques Fath: vestes zippées à capuche, pantalons amples à poches façon rappeur, ceintures de flanelle (comme celle du grand-père) et longue cape de loup (faux) pour les frimas. La palme de l’originalité revient à Yohji Yamamoto, dont les mannequins étaient des gens du voyage, gitans, manouches, tziganes, de tous âges et de toutes corpulences. Une belle démonstration que la mode du créateur japonais est facile et originale avec ses manteaux confortables battant la cheville, ses vestes de tricot, ses gandouras portées sur les pantalons. Le Néerlandais Dries van Noten cultive le genre adolescent qui a grandi trop vite, un peu perdu dans son large pardessus, son gilet de laine feutré et son jean qui tombe sur les hanches. Chez Lanvin, l’homme classique va s’offrir une cure de jouvence: Dominique Morlotti, qui signe la collection, lui propose des costumes destructurés, des pulls à capuche et beaucoup de matières très techniques aux effets mats ou brillants. Avec son nouveau styliste, Hedi Slimane, Saint-Laurent rajeunit aussi singulièrement son style en misant sur l’ambiguïté masculin-féminin: superbes costumes gris ou noirs accompagnés d’une chemisette de mousseline sans manche, qui rappelle la blouse transparente féminine, portant la griffe du couturier. L’esprit zen s’est emparé de Kenzo et de sa mode d’hiver en gris aux éclats métalliques, de ses vestes souples, de ses pantalons de «travail» à taille coulissée et de ses chemises à capuche. Léonard s’adonne aux couleurs fortes pour réveiller ses silhouettes épurées, et le Britannique Oswald Boateng se consacre aux banquiers de la City en costumes sages et sombres dont l’humour se révèle dans les doublures chatoyantes.
Le costume masculin, c’est fini? La trentaine de couturiers et de créateurs qui ont défilé pendant quatre jours à Paris s’accordent pour renouveler la silhouette masculine avec des vêtements de plus en plus confortables et décontractés, qui donnent un coup de vieux au strict costume. Vedette de la saison, le pull en grosse maille ou fin comme une seconde peau qui remplace la chemise sous le veston. Au-dessus, manteaux courts ou longs, cabans et duffle-coats sont taillés dans un précieux cachemire ou un drap de laine douillet. Côté couleurs, la palette est généralement sombre, exploitant surtout les différentes nuances de gris, avec quelques kaki, du bronze, du bordeaux et des tons de beige et d’écru. Pour le soir, le smoking traditionnel ne fait plus recette. L’homme élégant pourra s’offrir une veste-chemise...