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Actualités - Chronologie

Asmara, déçu, juge cynique la résolution de l'Onu

L’Érythrée est «désappointée» par la résolution de l’Onu l’appelant, au même titre que son rival et voisin l’Éthiopie, à mettre un terme à leurs affrontements, a déclaré jeudi un responsable du ministère érythréen des Affaires étrangères. «Nous trouvons qu’il est inacceptable que le Conseil de sécurité n’ait pas désigné clairement l’agresseur», a ajouté M. Andemicail Kahsay. M. Kahsay a également jugé «cynique» le fait que la résolution 1227 appelle les deux parties à respecter les droits de l’homme de leurs ressortissants respectifs, alors qu’Asmara considère que seuls les Érythréens chassés d’Éthiopie ont été maltraités. La résolution 1227 demande aux deux pays de la Corne de l’Afrique de cesser les combats qui ont repris le long de leur 1 000 km de frontière le 6 février après plusieurs mois de relative accalmie. «Clairement, l’Érythrée est désappointée par le fait que le Conseil de sécurité n’a pas désigné l’agresseur alors qu’il est établi que l’Éthiopie a violé le moratoire sur les frappes aériennes», a déclaré Andemicail Kahsay. «Mettre l’Éthiopie et l’Érythrée sur un même pied est tout a fait déséquilibré», a estimé le responsable érythréen. Un accord intervenu sous l’égide des États-Unis le 14 juin dernier suspendait l’usage de l’aviation militaire dans le conflit ouvert en mai entre les deux pays sur le tracé de leur frontière. Asmara a accusé l’aviation éthiopienne d’avoir attaqué mardi un village érythréen, tuant cinq civils. «La mention des deux pays dans le domaine des droits de l’homme est très cynique. C’est l’Éthiopie qui viole les droits de l’homme des citoyens éryhtréens en Éthiopie et cela a été établi de façon indépendante», a déclaré le responsable érythréen. Des dizaines de milliers d’Éthiopiens et d’Érythréens qui vivaient pour les uns en Érythrée et pour les autres en Éthiopie ont été renvoyés dans leurs pays depuis le début des hostilités. Addis-Abeba a été mis en cause notamment par les États-Unis pour la manière dont se déroulaient les expulsions d’Érythréens. En outre, la résolution 1227, qui avait été proposée par les États-Unis, «demande très instamment à tous les États de mettre fin immédiatement aux ventes d’armes et de munitions à l’Éthiopie et à l’Érythrée». «Nous avons les moyens de nous défendre», a assuré M. Andemicail Kahsay, ajoutant «cela n’aura pas d’impact sur notre capacité à nous défendre». Il a également suggéré d’attendre pour voir si les pays qui avaient voté cette résolution la respectaient eux-mêmes ou choisissaient de l’ignorer.
L’Érythrée est «désappointée» par la résolution de l’Onu l’appelant, au même titre que son rival et voisin l’Éthiopie, à mettre un terme à leurs affrontements, a déclaré jeudi un responsable du ministère érythréen des Affaires étrangères. «Nous trouvons qu’il est inacceptable que le Conseil de sécurité n’ait pas désigné clairement l’agresseur», a ajouté M. Andemicail Kahsay. M. Kahsay a également jugé «cynique» le fait que la résolution 1227 appelle les deux parties à respecter les droits de l’homme de leurs ressortissants respectifs, alors qu’Asmara considère que seuls les Érythréens chassés d’Éthiopie ont été maltraités. La résolution 1227 demande aux deux pays de la Corne de l’Afrique de cesser les combats qui ont repris le long de leur 1 000 km de frontière le 6 février...