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Actualités - Chronologie

Yémen Les occidentaux fuient le pays

Le Yémen, l’un des pays les plus pauvres du monde, risque de s’appauvrir davantage, touristes et hommes d’affaires fuyant cette destination en raison de la multiplication des rapts par les tribus. Jusqu’à une prise d’otages fin décembre qui s’est soldée par la mort de quatre touristes occidentaux – trois Britanniques et un Australien – le Yémen avait connu une année exceptionnellement bonne pour le tourisme. Près de 100 000 touristes ont visité le pays en 1998, lui rapportant 200 millions de dollars, selon les estimations officielles. Mais ce chiffre devrait être revu à la baisse en 1999, les compagnies d’aviation ayant réduit leurs vols à destination de ce pays en raison de la faible demande et de nouvelles directives des États-Unis et de la Grande-Bretagne, qui ont demandé à leurs ressortissants d’éviter le Yémen. Même dans la sécurité relative de la capitale, Sanaa, les magasins de souvenirs qui se sont multipliés en prévision d’un boom de touristes et qui regorgent de bijoux et de poignards en argent sont vides. «Les affaires allaient très mal depuis environ trois mois, et maintenant tous les touristes sont partis. Nous recevons quelques hommes d’affaires mais même ceux-là commencent à partir et ne reviennent plus», dit Abdallah, un chauffeur de taxi. À la fuite des touristes s’ajoute maintenant la réticence des hommes d’affaires à se rendre au Yémen, ce qui devrait porter un coup encore plus dur aux revenus du pays. Les secteurs pétrolier et gazier du pays ont désespérément besoin d’investissements étrangers pour se développer. Même s’ils n’en sont qu’à leurs premiers pas, ils constituent déjà 85 % des revenus du gouvernement. Toutefois, les experts pétroliers sont devenus une cible favorite des ravisseurs. Bien qu’ils vivent dans des complexes extrêmement bien gardés et qu’ils soient escortés par des gardes armés, deux experts pétroliers britanniques ont été enlevés au cours du seul mois dernier. Dans ces conditions, les derniers enlèvements au Yémen – deux Allemands sont toujours détenus par une tribu – et des attentats qui ont été déjoués peuvent décourager les plus téméraires des étrangers. La Grande-Bretagne a retiré vendredi 18 instituteurs travaillant pour le Centre culturel britannique à Sanaa. Mais le mal a été fait. La question maintenant n’est plus de savoir comment garder les touristes et les hommes d’affaires, mais comment les faire revenir.
Le Yémen, l’un des pays les plus pauvres du monde, risque de s’appauvrir davantage, touristes et hommes d’affaires fuyant cette destination en raison de la multiplication des rapts par les tribus. Jusqu’à une prise d’otages fin décembre qui s’est soldée par la mort de quatre touristes occidentaux – trois Britanniques et un Australien – le Yémen avait connu une année exceptionnellement bonne pour le tourisme. Près de 100 000 touristes ont visité le pays en 1998, lui rapportant 200 millions de dollars, selon les estimations officielles. Mais ce chiffre devrait être revu à la baisse en 1999, les compagnies d’aviation ayant réduit leurs vols à destination de ce pays en raison de la faible demande et de nouvelles directives des États-Unis et de la Grande-Bretagne, qui ont demandé à leurs ressortissants...