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Actualités - Chronologie

Football - Euro 2000 (Eliminatoires) La Yougoslavie à Malte et Chypre reçoit Saint-Marin (Photo)

La Yougoslavie se déplace à Malte (groupe 8), tandis que Chypre, inattendu 2e du groupe 6, reçoit Saint-Marin mercredi en matches comptant pour les éliminatoires de l’Euro-2000. La Yougoslavie se déplace à Malte, avant de recevoir la Croatie le 27 mars à Belgrade pour la première place du groupe 8. Même si les footballeurs de la petite île de Méditerranée viennent de défaire (2-1) en match amical la Bosnie-Herzégovine, un revers qui a entraîné la démission du sélectionneur bosniaque Dzemaludin Musovic, l’obstacle ne semble pas insurmontable pour les Yougoslaves. La Yougoslavie sera cependant privée de trois de ses vedettes : Dragan Stojkovic, son capitaine, qui vient seulement de reprendre l’entraînement avec son club au Japon, Dejan Savicevic (Étoile rouge Belgrade) et le milieu de terrain de l’Athletico Madrid, Vladimir Jugovic, blessé. Chypre, étonnant 2e derrière l’Autriche après sa surprenante victoire (3-2) sur l’Espagne à Nicosie, aura l’occasion de prendre provisoirement la tête du groupe 6, qui comprend également Israël, en recevant Saint-Marin. Les modestes joueurs de la principauté, battus 1 à 0 à l’aller, sont toujours à la recherche d’un premier point après quatre défaites en autant de matches. Par ailleurs, de nombreuses sélections européennes disputent mercredi des rencontres amicales, avec notamment le «choc» entre l’Angleterre et la France, championne du monde, à la recherche de sa première victoire sur le mythique stade de Wembley. Les autres matches amicaux concernant les formations européennes : Oman-Suisse (à Mascate) Pologne-Finlande (à Varsovie) Croatie-Danemark (à Split) Italie-Norvège (à Pise) Tunisie-Suède (à Tunis) Portugal- Pays-Bas (à Paris) Eire-Paraguay (à Dublin) Wembley, le lieu idéal pour perdre Pour la première fois depuis son sacre mondial, l’équipe de France ne semble plus portée par une confiance à toute épreuve à la veille de défier l’Angleterre, mercredi, en match amical à Wembley. Par rouerie ou par clairvoyance, le sélectionneur Roger Lemerre a adopté un profil bas et parle même de possible défaite avant que soit donné le premier coup de sifflet. Il ergote sur la manière plus importante que le résultat et reconnaît qu’il faudra bien que la France, invaincue depuis le mois de mars dernier à Moscou, perde un jour ou l’autre. «Le plus tard serait le mieux mais je ne redoute pas la défaite», a lancé le coach français, mardi. «Il faudra bien qu’une première défaite arrive». D’une certaine manière, Wembley est le lieu idéal pour perdre, car affronter l’Angleterre dans son antre mythique fait trembler toutes les équipes de la planète, à commencer par la première d’entre elles. Il n’y aurait pas de déshonneur à s’incliner (avec la manière, bien sûr) sur une pelouse où l’on n’a jamais gagné en 92 années de luttes contre les voisins anglais. Ce match représente également un passage obligé pour une équipe qui continue de jouer les cigales depuis le mois de juillet et la fête sur les Champs-Elysées. «C’est le test idéal», admet Lemerre. «Car nous allons devoir faire preuve d’une volonté et d’un engagement qu’il faudra retrouver le mois prochain face à l’Ukraine en éliminatoires de l’Euro2000». Comme en Russie Répétition générale ou début d’une nouvelle aventure, le résultat de cette rencontre sera examiné avec soin par tous car lors de leur dernière venue à Wembley en 1992, les Bleus restaient sur une impressionnante série sans défaite. Et le revers encaissé à Londres avait marqué le début d’un lent déclin qui ne s’acheva que par la non-qualification pour le Mondial américain. «Nous espérons retrouver le sens du jeu montré en octobre dernier en Russie», a expliqué Lemerre. «Si nous pouvions renouveler une telle prestation cela serait très encourageant». Dans leur meilleur match de l’après-Mondial, les Bleus étaient allés s’imposer 3-2 en Russie, une réussite historique. Lemerre n’ose pas affirmer qu’il est prêt à rééditer un tel exploit dans la banlieue de Londres mais il alignera mardi la plus solide équipe à sa disposition, sans doute très proche de celle du match de Moscou. «La clé du match tiendra à notre capacité de relancer très vite de derrière. Nous savons que leurs défenseurs centraux préfèrent jouer au marquage et n’apprécient pas que l’on tourne autour d’eux», a souligné le stratège français. L’autre objet d’attention concerne la défense française. Elle n’avait encaissé que deux buts pendant tout le Mondial et en a concédé cinq depuis. Même si Glenn Hoddle a été renvoyé, son passage sur le banc anglais a modifié la manière de jouer de l’Angleterre. Le «kick-and-rush» s’est mâtiné d’une touche latine, pour aboutir à une expression proche de celles des équipes du continent. «Nous devrons quand même demeurer vigilants sur les coups de pied arrêtés car ils conservent de très solides joueurs de tête et ils peuvent faire ainsi la différence». Au total, l’enjeu de cette rencontre attendue est simple : une victoire serait historique, une défaite serait relativement acceptable. Deschamps attend sa revanche Didier Deschamps ne garde pas un bon souvenir des Anglais et, plus qu’égaler le record d’Emmanuel Amoros avec une 82e sélection mercredi, il rêve de les battre enfin dans leur temple de Wembley. Le capitaine tricolore reste sur deux défaites et un nul en sélection face à l’Angleterre, voisine et ennemie héréditaire depuis l’invention du football. «Gagner ici représenterait quelque chose d’historique pour la France qui ne s’est jamais imposée à Wembley, mais aussi pour moi qui n’ai jamais connu la victoire contre l’Angleterre». Pour Deschamps, revenir à Londres équivaut à ranimer des souvenirs douloureux. C’est ici qu’en février 1992, l’équipe de France de Platini encaissa son premier revers (2-0) après une série de plus de 20 matches sans défaite. «Ce fut un moment très triste et cela marqua le début d’une période très sombre pour le football français», se souvient-il. Cette période s’acheva par la défaite 2-1 face à la Bulgarie au Parc des Princes en novembre 1993 et la non-qualification de la France pour la Coupe du monde 1994 aux États-Unis. «Après notre défaite (de 1992) à Wembley, tout est allé de mal en pis. Nous avons fait un Euro catastrophique. Peut-être que nous étions venus ici avec trop de pression des précédents matches», raconte-t-il. «Nous avons pris cette rencontre sous l’angle du plaisir en nous disant que de toute façon perdre n’était pas si grave. Et pendant le match on a senti que nous perdions pied, peu à peu». Souvenirs La revanche, qui fut proposée aux Tricolores lors de l’Euro suédois, ne fut pas plus heureuse. Les deux équipes terminèrent sur un match nul (0-0) scellant l’élimination française dès le premier tour. Le dernier face-à-face remonte au Tournoi de France en 1997. L’attaquant Alan Shearer avait marqué le seul but de la rencontre à cinq minutes de la fin sur une erreur de défense. «Avec de tels résultats, il est évident que je veux vraiment gagner ici. De toute façon, je joue toujours pour la gagne», affirme-t-il. «Mais il est vrai que certaines victoires sont plus importantes que d’autres». «Battre le Maroc à Marseille n’a pas la même portée que battre l’Angleterre à Wembley». Si les statistiques sont contre les Français, leur capitaine rappelle qu’ils sont les champions du monde et qu’ils ont acquis une grande expérience au cours de ces derniers mois. «Nous savons mieux comment gérer nos adversaires. Bien sûr, nous sommes conscients que cela sera dur physiquement et que les Anglais ne vont rien lâcher pendant 90 minutes. Mais nous sommes la meilleure équipe du monde». En entrant sur la pelouse, mercredi, Deschamps aura un peu plus les yeux tournés vers le passé. Ses pensées iront à son ancien camarade de club, Emmanuel Amoros, dont il égale le nombre de sélections (82). «Je connais bien Emmanuel car nous étions très proches pendant nos années passées à Marseille. Je vais sans doute lui ravir son record mais cela permet de reparler de ce grand joueur», explique-t-il. «Pour toutes ces raisons, ce match sera vraiment particulier», ajoute-t-il. «Je suis conscient que la France n’a jamais gagné à Wembley mais elle n’avait jamais gagné en Russie non plus jusqu’à notre dernier déplacement à Moscou». L’Angleterre avec la défense d’Arsenal La défense de l’équipe d’Angleterre qui affrontera la France, mercredi à Wembley, en match amical, sera composée à 80 % de joueurs d’Arsenal, a annoncé mardi le sélectionneur anglais Howard Wilkinson, après l’entraînement. Quatre des cinq défenseurs sont en effet des titulaires indiscutables dans le club dirigé par Arsène Wenger: le gardien David Seaman, le libero Tony Adams, le stoppeur Martin Keown et le défenseur latéral Lee Dixon, appelé en renfort, lundi, pour remplacer Gary Neville (Manchester United), blessé à une cheville. Wilkinson a dû faire face à de nombreux forfaits, dont celui du défenseur central de Tottenham, Sol Campbell, malade. Dixon, âgé bientôt de 35 ans, n’a plus joué pour l’Angleterre depuis plus de cinq ans. Sa 21e et dernière sélection remonte à novembre 1993, face à Saint-Marin (7-1), en éliminatoires du Mondial-94, à Bologne (Italie). Le seul intrus dans cette défense anglaise sera donc le défenseur de Chelsea Graeme Le Saux. En milieu de terrain, Wilkinson a décidé d’aligner David Beckham, Darren Anderton, Paul Ince et Jamie Redknapp. Le brassard de capitaine sera confié au buteur Alan Shearer, qui jouera en pointe avec le jeune Michael Owen. Andy Cole commencera le match sur le banc, tout comme Robbie Fowler.
La Yougoslavie se déplace à Malte (groupe 8), tandis que Chypre, inattendu 2e du groupe 6, reçoit Saint-Marin mercredi en matches comptant pour les éliminatoires de l’Euro-2000. La Yougoslavie se déplace à Malte, avant de recevoir la Croatie le 27 mars à Belgrade pour la première place du groupe 8. Même si les footballeurs de la petite île de Méditerranée viennent de défaire (2-1) en match amical la Bosnie-Herzégovine, un revers qui a entraîné la démission du sélectionneur bosniaque Dzemaludin Musovic, l’obstacle ne semble pas insurmontable pour les Yougoslaves. La Yougoslavie sera cependant privée de trois de ses vedettes : Dragan Stojkovic, son capitaine, qui vient seulement de reprendre l’entraînement avec son club au Japon, Dejan Savicevic (Étoile rouge Belgrade) et le milieu de terrain de l’Athletico...