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Actualités - Communiques Et Declarations

Hommage oecuménique à l'homme de paix

Le monde entier a rendu hommage dimanche au roi Hussein, «l’homme de paix», et espéré que son fils Abdallah suivrait les traces de son père. Le président américain Bill Clinton, qui a eu un entretien téléphonique avec le roi Abdallah avant de quitter Washington pour Amman, a affirmé «porter le deuil d’un ami» et qu’il fallait «un courage rare pour être un faiseur de paix, tirer les leçons du passé et imaginer un futur meilleur». «Lorsque la paix viendra enfin au Proche-Orient, son nom y sera inscrit, et ce jour-là, le roi Hussein une fois encore nous sourira», a-t-il ajouté. Le conseiller présidentiel Sandy Berger s’est déclaré persuadé que le roi Abdallah bénéficiait d’un «fort soutien» à l’intérieur du pays, émanant notamment de sa famille et des militaires. «Il peut y avoir quelques ronchonnements» mais pas «de défi politique sérieux» sur le plan interne, selon lui. «Cela serait une grave erreur pour l’Irak de tester la Jordanie» à l’occasion de l’arrivée au pouvoir du roi Abdallah, a souligné d’autre part le conseiller, en réponse à une question. «Nous avons fait clairement savoir» que si Bagdad menace ses voisins, «il s’agira pour nous d’une affaire très grave et sérieuse». À Moscou, le président russe Boris Eltsine a estimé que l’apport du souverain hachémite «à la formation d’une nouvelle image du Proche-Orient, hors des stéréotypes de confrontation et de haine, était inestimable». Le Premier ministre Evgueni Primakov a envoyé un message personnel de condoléances à la famille royale jordanienne. M. Primakov, spécialiste du Moyen-Orient et qui connaissait bien le souverain, s’est dit «profondément affecté par le malheur qui nous atteint tous, la mort d’un grand homme d’État, le roi Hussein». Le secrétaire général de l’Onu, Kofi Annan, a salué «l’un des partenaires les plus précieux des Nations unies pour la paix». Le directeur général du FMI, Michel Camdessus, a rendu hommage au roi Hussein et indiqué qu’une mission du Fonds, actuellement à Amman, se tenait à la disposition des autorités jordaniennes. Dans le monde arabe, les Émirats arabes unis ont annoncé un deuil de 40 jours. L’Égypte, la Syrie, la Libye, l’Autorité palestinienne, l’Algérie, le Yémen, Oman, Bahrein, le Maroc et la Ligue arabe seront en deuil trois jours et même le Koweit a annoncé un deuil officiel de deux jours. À Damas, le référendum prévu lundi pour la réélection du président Hafez el-Assad a été reporté à mercredi et le gouvernement syrien a exprimé «sa profonde tristesse» pour la mort du roi. En revanche, l’agence d’information irakienne s’est bornée à annoncer sans commentaire dimanche la mort du roi Hussein. Le président égyptien Hosni Moubarak a fait part de sa «douleur» et de sa «tristesse après la mort dimanche du roi Hussein, un frère généreux et un ami cher, qui a lutté jusqu’à son dernier souffle pour assurer la stabilité de sa patrie». La direction palestinienne a rendu hommage au roi Hussein, un «grand homme d’État et grand leader réputé pour sa sagesse et son courage à servir son peuple, sa nation et spécialement la cause du peuple palestinien pour laquelle il a consacré beaucoup de son temps et de son énergie». En Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a rendu dimanche un chaleureux hommage au roi Hussein, le qualifiant de «leader courageux», d’«ami loyal» d’Israël et «un faiseur de paix». M. Netanyahu a demandé à son Cabinet, qui a observé une minute de silence à l’annonce de la mort du roi Hussein, de prendre des mesures pour faciliter les échanges économiques avec la Jordanie. En Europe, tous les dirigeants ont fait l’éloge du défunt. Le président français Jacques Chirac, attendu dimanche soir à Amman, a affirmé que son pays «ne cesserait de se mobiliser dans la région pour achever cette réconciliation que voulait tant Sa Majesté le roi Hussein», et rendu hommage «à cette immense voix au service de la paix». Le Premier ministre britannique Tony Blair s’est dit «profondément attristé». «Il a été un homme remarquable, d’une rare vision, intègre et courageux», a souligné M. Blair, qui assistera lui aussi aux funérailles du souverain. Le chancelier allemand Gerhard Schröder a pour sa part estimé que «par son intelligence, son discernement et son engagement infatigable, le roi Hussein n’a cessé de donner de nouvelles impulsions au processus de paix au Proche-Orient, ni d’agir pour un équilibre pacifique et juste». Même ton du président du Conseil italien Massimo D’Alema qui a rendu hommage à celui qu’il a qualifié de «grand protagoniste de la paix». Le président sud-africain Nelson Mandela a affirmé que «tous ceux qui aiment la paix pleureraient la mort du roi» Hussein. En Asie, le Premier ministre japonais Keiso Obuchi a formulé l’espoir que la Jordanie poursuive «les efforts pour la paix dans le monde, notamment pour une paix durable au Proche-Orient». Le Pakistan, la Malaisie, la Thaïlande et la Chine ont exprimé leur tristesse. Des messages de condoléances ont été également adressés par le Premier ministre canadien Jean Chrétien et le secretaire général du Commonwealth Emeka Anyaoku.
Le monde entier a rendu hommage dimanche au roi Hussein, «l’homme de paix», et espéré que son fils Abdallah suivrait les traces de son père. Le président américain Bill Clinton, qui a eu un entretien téléphonique avec le roi Abdallah avant de quitter Washington pour Amman, a affirmé «porter le deuil d’un ami» et qu’il fallait «un courage rare pour être un faiseur de paix, tirer les leçons du passé et imaginer un futur meilleur». «Lorsque la paix viendra enfin au Proche-Orient, son nom y sera inscrit, et ce jour-là, le roi Hussein une fois encore nous sourira», a-t-il ajouté. Le conseiller présidentiel Sandy Berger s’est déclaré persuadé que le roi Abdallah bénéficiait d’un «fort soutien» à l’intérieur du pays, émanant notamment de sa famille et des militaires. «Il peut y avoir quelques...