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Actualités - Chronologie

Guerre ou paix, l'Otan prête à toutes les éventualités

L’Otan est prête à lancer des missiles de croisière sur des cibles serbes en cas d’échec des futures négociations politiques de Rambouillet comme à garantir militairement, avec l’accord de Belgrade, un éventuel accord de paix au Kosovo. Dans cette perspective, il faudrait environ 30 000 hommes sur le terrain, estiment les stratèges de l’Otan, qui prévoient un schéma similaire à celui qui a été appliqué en Bosnie, c’est-à-dire avec une participation russe. L’opération devrait être dirigée localement par le pays qui aura déployé le plus grand nombre de troupes et au plus haut niveau par le commandant suprême des forces alliées en Europe, le général américain Wesley Clark. Les accords de Dayton, qui ont mis un terme aux hostilités en Bosnie, avaient entraîné le déploiement pendant environ un an d’une force de l’Otan chargée du maintien de la paix, la Force d’intervention (Ifor). La Force de stabilisation (Sfor) lui avait succédé fin 1996. Elle compte à l’heure actuelle quelque 30 000 hommes. Dans l’hypothèse où les pourparlers de paix n’aboutissaient pas, ou qu’un nouveau massacre était perpétré au Kosovo, l’Otan s’est déclarée prête à attaquer, même en l’absence d’une résolution de l’Onu autorisant ce recours à la force contre un État indépendant. «Il est aujourd’hui justifié d’envisager l’ingérence dans un État souverain pour des raisons humanitaires», estime le secrétaire général de l’Alliance, Javier Solana. Quelque 200 avions et plusieurs navires ont été rassemblés sur des bases italiennes et en Adriatique dans la perspective d’une intervention armée. Le scénario maximaliste élaboré à l’Otan prévoit le recours jusqu’à 200 000 hommes si une guerre totale devait être engagée avec Belgrade. Soucieux de crédibiliser leur menace et de réduire les délais d’intervention, les alliés ont autorisé Javier Solana à lancer une action aérienne, après les avoir consultés de manière informelle une dernière fois. La menace de l’Otan vise Belgrade et les indépendantistes albanais. Si les Serbes sont à l’origine d’un massacre ou causent l’échec des négociations, ils encourent des tirs de missiles de croisière d’abord sur leurs sites de défense antiaérienne, puis sur d’autres cibles telles des positions d’artillerie, des casernes et des bases aériennes. La menace d’une action militaire a moins de prise sur les indépendantistes, qui mènent des actions de guérilla et qu’il est difficile de frapper. L’Otan étudie la possibilité de leur «couper les vivres», via un déploiement terrestre dans le nord de l’Albanie, pour leur interdire l’accès à leurs zones de repli et d’approvisionnement en armes. D’autres mesures, qui ne sont pas de sa compétence, sont étudiées, comme la fermeture de leurs comptes et de leurs représentations à l’étranger.
L’Otan est prête à lancer des missiles de croisière sur des cibles serbes en cas d’échec des futures négociations politiques de Rambouillet comme à garantir militairement, avec l’accord de Belgrade, un éventuel accord de paix au Kosovo. Dans cette perspective, il faudrait environ 30 000 hommes sur le terrain, estiment les stratèges de l’Otan, qui prévoient un schéma similaire à celui qui a été appliqué en Bosnie, c’est-à-dire avec une participation russe. L’opération devrait être dirigée localement par le pays qui aura déployé le plus grand nombre de troupes et au plus haut niveau par le commandant suprême des forces alliées en Europe, le général américain Wesley Clark. Les accords de Dayton, qui ont mis un terme aux hostilités en Bosnie, avaient entraîné le déploiement pendant environ un an...