Avec trois mois de retard, le rideau se lève enfin vendredi soir sur le championnat NBA, le premier de l’après-Jordan, où pas moins de quatre à cinq équipes peuvent légitimement espérer prendre la succession au palmarès des Chicago Bulls. Michael Jordan a tranquillement attendu la conclusion en janvier du lock-out patronal sur la NBA pour, fortune faite depuis longtemps (elle est estimée à environ un demi-milliard de dollars), tirer sa révérence, à 36 ans. Ce départ ouvre une nouvelle ère dans l’histoire de la NBA, dominée depuis une dizaine d’année par les Chicago Bulls, vainqueurs de six titres en huit ans, et entrés maintenant dans une phase de reconstruction dont personne ne peut encore présager la durée. Les Bulls, après avoir perdu Jordan, son fidèle lieutenant Scottie Pippen, parti à Houston, le pivot australien Luc Longley (Phoenix), Steve Kerr (San Antonio), l’homme des paniers à trois points, et avec un Dennis Rodman en quête d’employeur, ne devraient plus maintenant jouer qu’un rôle de comparse. Les quelques rencontres amicales, disputées au cours d’une avant-saison concentrée sur deux semaines, ont montré que le Croate Tony Kukoc, ancien numéro six de luxe promu leader, était bien esseulé au sein d’une formation ne comptant plus dans ses rangs qu’un seul joueur de son cinq de départ de la saison précédente, l’arrière Ron Harper. Les Bulls rentrant dans le rang, la voie paraît libre à l’est pour les Indiana Pacers de Larry Bird, ancienne vedette des Celtics de Boston, qui pour sa première année comme entraîneur avait réussi à propulser en finale de conférence une équipe en perdition quelques mois auparavant. Indiana, Utah, Lakers, Houston, Knicks, les prétendants De tous, ce sont les Pacers qui avaient été les adversaires les plus coriaces pour Michael Jordan et ses équipiers sur la route d’un sixième titre, poussant Chicago jusqu’à un septième match après l’avoir emporté trois fois sur leur terrain en finale de conférence. Indiana est une des rares équipes à avoir conservé son effectif et paraît posséder les ressources pour triompher, dans la conférence est, d’une opposition emmenée par les New York Knicks de Patrick Ewing, renforcés par l’arrivée de Latrell Sprewell (Golden State). Autre équipe pratiquement inchangée : les Utah Jazz, adversaires malheureux des deux dernières finales NBA contre les Bulls, et qui font maintenant un peu figure de favoris. Les Jazz ouvrent le bal vendredi soir dans leur fief de Salt Lake City contre Chicago dans une revanche bien dérisoire de la finale de juin dernier, où la production des Karl Malone, John Stockton et autres en dira long sur leurs possibilités cette saison. «Cette succession de matches à répétition (50 en moins de 3 mois) sera sans doute la chose la plus difficile à négocier, souligne l’entraineur des Jazz, Jerry Sloan, prudent. Nous avons les mêmes joueurs. Il y a là une sorte d’avantage. Le temps le dira». Favori à l’ouest, Utah devra toutefois se méfier des Los Angeles Lakers, avec leur géant Shaquille O’Neal qui ambitionne la place laissée vacante par Michael Jordan, et leur surdoué Kobe Bryant, ainsi que de Houston, seule autre équipe titrée de l’ère Jordan, pendant que celui-ci s’était mis en réserve de NBA en 1994 et 1995. Les Rockets, qui peuvent encore compter sur leurs glorieux anciens Hakeem Olajuwon et Charles Barkley, se sont singulièrement renforcés en s’assurant les services de Pippen, dont l’entraîneur Rudy Tomjanovich assure qu’il a déja réussi à transformer le jeu de l’équipe. Rockets et Lakers s’affronteront dès vendredi soir à Los Angeles dans ce qui constituera la rencontre vedette de la première journée.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Avec trois mois de retard, le rideau se lève enfin vendredi soir sur le championnat NBA, le premier de l’après-Jordan, où pas moins de quatre à cinq équipes peuvent légitimement espérer prendre la succession au palmarès des Chicago Bulls. Michael Jordan a tranquillement attendu la conclusion en janvier du lock-out patronal sur la NBA pour, fortune faite depuis longtemps (elle est estimée à environ un demi-milliard de dollars), tirer sa révérence, à 36 ans. Ce départ ouvre une nouvelle ère dans l’histoire de la NBA, dominée depuis une dizaine d’année par les Chicago Bulls, vainqueurs de six titres en huit ans, et entrés maintenant dans une phase de reconstruction dont personne ne peut encore présager la durée. Les Bulls, après avoir perdu Jordan, son fidèle lieutenant Scottie Pippen, parti à Houston, le pivot...