Rambouillet, un haut lieu de rencontres diplomatiques
le 04 février 1999 à 00h00
Le château de Rambouillet, près de Paris, où auront lieu à partir de samedi prochain les négociations sur le Kosovo, a eu les honneurs de la royauté durant plusieurs siècles avant de devenir le haut lieu de grandes rencontres diplomatiques sous la Ve République française. Ce château du 14e siècle, largement remanié au 18e, est situé à une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de Paris dans un environnement calme, propice à la réflexion. Le château, en bordure d’une petite ville de 25 000 habitants, est entouré de la fôret de Rambouillet avec 22 000 hectares de chênes, de bouleaux et de landes. Le château, où le roi François Ier mourut en 1547 après avoir été blessé au cours d’une chasse, est agrandi de deux ailes et décoré de superbes boiseries en chêne au 18e siècle. Depuis la fin du 19e siècle, Rambouillet est propriété de l’État, mis à la disposition de la présidence de la République. Après avoir servi de résidence d’été aux chefs d’État français, le Général de Gaulle établit en 1959, à l’occasion d’une visite du chancelier allemand Konrad Adenauer, la tradition des grandes rencontres diplomatiques à Rambouillet. D’autres hôtes du Général de Gaulle — le chef du PC soviétique Nikita Khrouchtchev, le chancelier allemand Ludwig Erhard et le Premier ministre britannique Harold Macmillan — ont également été reçus à Rambouillet. Léonid Brejnev est accueilli à Rambouillet en 1973 par le président Georges Pompidou et en 1974 par Valéry Giscard d’Estaing. C’est également le président Giscard d’Estaing qui réunit en novembre 1975 à Rambouillet les six chefs des États les plus industrialisés: Gerald Ford, Harold Wilson, Aldo Moro, Takeo Miki et Helmut Schmidt. Ce fut la première réunion du futur G7. La proximité de Paris, la tranquillité des lieux et la possibilité de tenir des négociations prolongées à huis clos sans interférences extérieures, ont présidé au choix du château de Rambouillet pour les négociations sur le Kosovo. Les modalités pratiques sont encore en cours de discussion, mais l’idée de base retenue est que les négociateurs serbes et kosovars ainsi que les organisateurs — ce qui pourrait faire une trentaine de personnes environ — travaillent et résident au château pendant toute la durée des négociations, fixées à 13 jours au maximum. Aucun contact avec la presse n’est pour le moment prévu, sauf éventuellement un point quotidien qui se fera de toute façon à l’extérieur du château.
Le château de Rambouillet, près de Paris, où auront lieu à partir de samedi prochain les négociations sur le Kosovo, a eu les honneurs de la royauté durant plusieurs siècles avant de devenir le haut lieu de grandes rencontres diplomatiques sous la Ve République française. Ce château du 14e siècle, largement remanié au 18e, est situé à une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de Paris dans un environnement calme, propice à la réflexion. Le château, en bordure d’une petite ville de 25 000 habitants, est entouré de la fôret de Rambouillet avec 22 000 hectares de chênes, de bouleaux et de landes. Le château, où le roi François Ier mourut en 1547 après avoir été blessé au cours d’une chasse, est agrandi de deux ailes et décoré de superbes boiseries en chêne au 18e siècle. Depuis la fin du 19e...
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