Le rideau se lève sur la première épreuve du calendrier international cycliste en Europe avec le Grand Prix de la Marseillaise, mardi à La-Seyne-sur-Mer (Var), en préambule à l’Étoile de Bessèges (3-8 février). Deux semaines après l’ouverture de la saison cycliste sur route en Australie, lors du Tour Down Under, dix-sept équipes de huit coureurs s’affronteront sur les routes des Bouches-du-Rhône et du Gard. Cette épreuve reste avant tout un baromètre du degré de préparation des coureurs qui viennent à l’Étoile de Bessèges pour reprendre un contact avec la compétition. Il n’est pas question pour eux de se livrer aux grandes offensives qui écrivent l’histoire du cyclisme. Cette année encore, le plateau s’annonce assez relevé avec les présences du véloce estonien Jaan Kirsipuu (Casino), du Tchèque Jan Svorada (Lampre) ou des Belges Jo Planckaert, lauréat l’an passé, et Andreï Tchmil, capitaines de route de Lotto-Mobistar, la seule équipe cycliste belge classée en première division. Le Britannique Chris Boardman, contraint de quitter le Tour de France 1998 lors de sa deuxième étape, à la suite d’une chute spectaculaire et alors qu’il était porteur du maillot jaune, emmènera l’équipe du Crédit Agricole qui effectuera, en 1999, sa première saison complète. Pour cette 29e édition, le scénario des années précédentes a été maintenu, avec en prélude, le Grand Prix du quotidien régional La Marseillaise, une épreuve de 139 kilomètres entre la Seyne-sur-Mer (Var) et Gardanne (Bouches-du-Rhône). Vainqueur de Paris-Nice en 1998, le Belge Franck Vandenbroucke (Cofidis) sera la tête d’affiche de cette course. En revanche, il ne s’alignera pas mercredi au départ de l’Étoile de Bessèges où sa formation présentera un tout autre visage. Mardi: Grand Prix de La Marseillaise (139 km) Étoile de Bessèges : Mercredi : 1re étape : La Ciotat-Aubagne (126 km) Jeudi : 2e étape : Nîmes-Sète (135 km) Vendredi : 3e étape : Ales-Les Fumades (139 km) Samedi : 4e étape : Bagnols-sur-Cèze-Bagnols-sur-Cèze (139 km) Dimanche : 5e étape : Molières-sur-Cèze-Bessèges (141 km). La peur du gendarme Organisateur du Tour méditerranéen, Lucien Aimar a avoué lundi à Marseille craindre «d’éventuels contrôles douaniers et policiers» effectués sur l’épreuve cycliste, qui se déroulera du 9 au 14 février sur les bords de la Méditerranée. «Certaines équipes étrangères ont fait le geste de venir courir en France. Si, durant l’épreuve, on devait assister à des contrôles douaniers et policiers similaires à ceux que nous avons connus dans un passé récent, j’ai peur que ces équipes retournent chez elle, a-t-il déclaré. Cela ferait très mal au cyclisme car on ne les reverrait plus en France avant très longtemps». L’ancien vainqueur du Tour de France s’est prononcé pour la mise en place «d’une réglementation très stricte et d’un suivi médical exemplaire» pour lutter contre «les méfaits» du dopage. Il a aussi réclamé plus de «considération» à l’égard de coureurs qui sont encore trop souvent traités «comme des voyous».«Les coureurs ont été soumis à des charges de travail si intenses qu’ils n’ont plus maîtrisé la situation. Ils ont laissé les docteurs diriger et programmer leur carrière. Le coup de frein actuel est donc très bénéfique pour le cyclisme», a-t-il poursuivi. Lucien Aimar s’est dit persuadé que «les meilleurs seraient toujours présents» au rendez-vous des grandes épreuves cyclistes. «Ce sera surtout dur pour les coureurs de deuxième plan qui brillent un peu miraculeusement le temps d’une course». Le directeur du Tour méditerranéen a toutefois rejeté l’accusation faite aux organisateurs de concevoir des épreuves «trop dures» facilitant et encourageant «la pratique du dopage». «Il est trop facile de nous faire porter la responsabilité des dérives actuelles», a-t-il conclu.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le rideau se lève sur la première épreuve du calendrier international cycliste en Europe avec le Grand Prix de la Marseillaise, mardi à La-Seyne-sur-Mer (Var), en préambule à l’Étoile de Bessèges (3-8 février). Deux semaines après l’ouverture de la saison cycliste sur route en Australie, lors du Tour Down Under, dix-sept équipes de huit coureurs s’affronteront sur les routes des Bouches-du-Rhône et du Gard. Cette épreuve reste avant tout un baromètre du degré de préparation des coureurs qui viennent à l’Étoile de Bessèges pour reprendre un contact avec la compétition. Il n’est pas question pour eux de se livrer aux grandes offensives qui écrivent l’histoire du cyclisme. Cette année encore, le plateau s’annonce assez relevé avec les présences du véloce estonien Jaan Kirsipuu (Casino), du Tchèque Jan...