La découverte de la seconde boîte noire du Boeing 767 d’Egypt Air, qui s’est abîmé dans l’Atlantique le 31 octobre, pourrait dissiper le mystère entourant ce drame. Les hypothèses les plus diverses examinées jusque-là par les enquêteurs devraient ainsi être renforcées ou démenties par l’analyse de l’enregistrement des conversations dans le cockpit que renferme cette seconde boîte. L’instrument a été récupéré dimanche à 03h00 GMT, ont indiqué à Newport les responsables du Bureau national de la sécurité des transports (NTSB). Jim Hall, le président du NTSB, s’est dit «soulagé» et a exprimé le vœu que ses hommes sauront «tirer de bonnes informations» de ces précieux enregistrements. «La boîte noire est enfoncée sur un côté», a cependant indiqué l’amiral William Sutton, chargé des recherches sur le site de la catastrophe, sans préciser si ce dommage pouvait avoir altéré les bandes. Il a souligné que l’engin avait été récupéré par le robot sous-marin téléguidé Deep Drone, au large de l’île de Nantucket, dans la zone d’impact de l’appareil qui transportait 217 personnes de New York vers Le Caire. La boîte noire doit être transférée en hélicoptère dans les prochaines heures vers la base aérienne d’Andrews, près de Washington, avant d’être soumise à un premier décryptage dans les laboratoires du NTSB, a poursuivi l’officier supérieur. Les conversations entre les pilotes s’étant vraisemblablement déroulées au moins partiellement en arabe, les enquêteurs égyptiens seront sollicités pour aider à leur compréhension. Si la première boîte, repêchée mardi, contenait quelque 300 paramètres du vol (vitesse, altitude...), la seconde doit révéler, outre le contenu des conversations entre les pilotes pendant les 30 minutes du vol, le dialogue avec la tour de contrôle de l’aéroport de New York et divers sons produits par les instruments de bord. Les enquêteurs espèrent ainsi que cet instrument permettra d’établir si la catastrophe est d’origine criminelle, s’il y a eu défaillance technique ou erreur humaine. Les données préliminaires devraient être introduites dès la semaine prochaine dans un simulateur de vol de B-767 à Seattle (État de Washington, ouest), afin de reconstituer la catastrophe, a indiqué le NTSB. Les enquêteurs savent déjà que le pilote automatique a été déconnecté avant que l’avion entame une vertigineuse descente contrôlée vers la mer. Le sélecteur de démarrage des moteurs, situé sur le tableau de bord du B-767, a ensuite été actionné selon toute vraisemblance par une personne se trouvant dans le cockpit, provoquant l’arrêt complet des deux réacteurs. Le FBI (sûreté fédérale) a admis avoir été «surpris» par cette donnée, au point d’évoquer l’éventualité d’un «acte criminel», voire «terroriste». Barry Schiff, un ancien pilote, totalisant 26 000 heures de vol sur la flotte Boeing, dont le B-767, a jugé possible qu’un étranger ait pénétré dans le cockpit ou que l’un des deux pilotes ait voulu se suicider. La compagnie Egypt Air a de son côté défendu le professionnalisme de l’équipage du vol 990, tandis que la famille de Ahmad el-Habachi, le commandant de bord, a rejeté l’hypothèse d’un suicide. Le ministre égyptien des Affaires étrangères Amr Moussa a quant à lui mis en garde contre toute spéculation à ce stade de l’enquête.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La découverte de la seconde boîte noire du Boeing 767 d’Egypt Air, qui s’est abîmé dans l’Atlantique le 31 octobre, pourrait dissiper le mystère entourant ce drame. Les hypothèses les plus diverses examinées jusque-là par les enquêteurs devraient ainsi être renforcées ou démenties par l’analyse de l’enregistrement des conversations dans le cockpit que renferme cette seconde boîte. L’instrument a été récupéré dimanche à 03h00 GMT, ont indiqué à Newport les responsables du Bureau national de la sécurité des transports (NTSB). Jim Hall, le président du NTSB, s’est dit «soulagé» et a exprimé le vœu que ses hommes sauront «tirer de bonnes informations» de ces précieux enregistrements. «La boîte noire est enfoncée sur un côté», a cependant indiqué l’amiral William Sutton, chargé des...