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Actualités - Chronologie

Abdallah II à Paris pour parler intensément du P-O (photo)

La visite d’État de quatre jours en France qu’entame lundi le roi Abdallah II de Jordanie à l’invitation du président Jacques Chirac permettra «une concertation politique intense» entre les deux hommes, a indiqué le ministre jordanien des Affaires étrangères. «La France a un rôle essentiel dans les négociations syro-israéliennes et palestino-israéliennes, et la Jordanie déploie des efforts importants pour faire avancer les volets syrien, libanais et palestinien» du processus, a relevé M. Abdel Ilah al-Khatib. «La rencontre du roi Abdallah II et du président Chirac permettra un échange de vues sur ces dossiers vitaux pour le Proche-Orient», a-t-il ajouté. La visite à Paris du roi de Jordanie intervient à la suite d’une série de contacts de haut niveau, le président français ayant reçu successivement le président égyptien Hosni Moubarak, le fils du président syrien Bachar al-Assad, le Premier ministre israélien Ehud Barak et le président palestinien Yasser Arafat. Cette série d’entretiens a coïncidé avec l’ouverture, en Cisjordanie, des négociations finales sur l’avenir des territoires palestiniens. Elle a été saluée, en particulier par Damas, comme étant la preuve de l’«intensification des efforts de la France pour faire redémarrer le processus de paix». Les pourparlers de paix syro-israéliens – qui portent notamment sur le retrait israélien du plateau syrien du Golan, occupé depuis 1967 – sont interrompus depuis février 1996. Le Premier ministre israélien s’était montré confiant dimanche que les négociations avec Damas «s’ouvriront à nouveau dans les prochaines semaines ou dans un mois ou deux». Le chef de la diplomatie jordanienne s’était rendu mercredi à Damas porteur d’un message de «soutien» du roi Abdallah au président Hafez el-Assad, avec qui il maintient des contacts réguliers. Le souverain jordanien a récemment appelé Israël à accélérer le processus de paix avec les Arabes pour épargner à la région le retour à la spirale de «la violence et de la déception». Au niveau bilatéral, la visite d’État en France de Abdallah II «permettra de développer les relations économiques qui ont enregistré des progrès importants depuis la visite de travail effectuée par le roi à Paris en juin dernier», a indiqué M. Khatib. «La Jordanie qui vient de ratifier l’accord de coopération avec l’Europe et qui s’apprête à adhérer à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), souhaite renforcer ses relations économiques avec ses partenaires», a ajouté M. Khatib. Des accords de coopération économique seront signés lors de la visite du roi et porteront notamment sur un rééchelonnement de la dette de la Jordanie vis-à-vis de la France et sur une reconversion d’une partie en investissements. La France est l’un des principaux créanciers de la Jordanie, qui traverse une situation économique très difficile, avec une dette extérieure de 7 milliards de dollars. Un tiers de son budget est consacré au remboursement de sa dette extérieure. La Jordanie a obtenu le 20 mai un allègement du service de sa dette portant sur «plus de 800 M USD» de la part des principaux pays créanciers membres du Club de Paris. Le roi Abdallah, qui sera accompagné à Paris de la reine Rania, aura lundi en fin d’après-midi un tête-à-tête avec le président Chirac qui sera élargi aux délégations respectives. Dans la soirée, le couple royal sera l’hôte d’un dîner de gala au palais présidentiel. Le roi aura mardi des entretiens avec le Premier ministre Lionel Jospin, le président de l’Assemblée nationale, Laurent Fabius et le président du Sénat Christian Poncelet. Il assistera à l’inauguration d’une avenue de Paris au Trocadéro, au nom de son père le roi Hussein de Jordanie. Mercredi, il se rendra à Toulouse (sud-ouest) et quittera la France jeudi de Nice après avoir assisté à un exercice réalisé par le détachement jordanien de la Force multinationale de l’Otan au Kosovo (Kfor).
La visite d’État de quatre jours en France qu’entame lundi le roi Abdallah II de Jordanie à l’invitation du président Jacques Chirac permettra «une concertation politique intense» entre les deux hommes, a indiqué le ministre jordanien des Affaires étrangères. «La France a un rôle essentiel dans les négociations syro-israéliennes et palestino-israéliennes, et la Jordanie déploie des efforts importants pour faire avancer les volets syrien, libanais et palestinien» du processus, a relevé M. Abdel Ilah al-Khatib. «La rencontre du roi Abdallah II et du président Chirac permettra un échange de vues sur ces dossiers vitaux pour le Proche-Orient», a-t-il ajouté. La visite à Paris du roi de Jordanie intervient à la suite d’une série de contacts de haut niveau, le président français ayant reçu successivement le...