Industrie La crise est sévère pour les fabricants de vêtements
le 12 novembre 1999 à 00h00
Les industriels ont haussé le ton hier, lors d’un débat organisé à la Chambre de commerce et d’industrie de Beyrouth à propos de la crise dans le secteur du vêtement, l’un des fleurons de la production libanaise. «Les gouvernements passent, les industriels restent et leurs difficultés s’accroissent», a lancé le président de l’Association des industriels, Jacques Sarraf au ministre de l’Industrie Nasser Saïdi, assis à ses côtés. «Aujourd’hui, nous payons des impôts ce qui nous donne le droit de réclamer des comptes. On nous dit d’attendre, alors qu’il y a urgence». M. Sarraf, qui se dit lassé de tous les efforts sans fin qui n’aboutissent à rien, réclame «des actes et non plus des promesses». En réponse, M. Saïdi a assuré «avoir entendu le cri» des industriels et affirmé que le gouvernement faisait de son mieux pour résoudre les problèmes les plus douloureux : baisser les taxes sur les matières premières, créer un système d’encouragement des exportations, mettre en place des normes, etc. «Une taxe pour limiter le dumping devrait être adoptée d’ici à une semaine», a-t-il déclaré. L’importation de vêtements fabriqués dans le Sud-Est asiatique à très bas prix est une concurrence insoutenable pour les Libanais qui assurent 14 % de la production industrielle libanaise. Certains jeans sont vendus au Liban à trois dollars, explique un industriel. Pour le président du syndicat de l’industrie du vêtement libanais, Fouad Hedroj, seul un plan sectoriel adopté de toute urgence permettra de sauver des entreprises menacées de disparaître purement et simplement. Car, plus que tout autre, le secteur subit de plein fouet les conséquences de la crise, ajoute-t-il. Les exportations de vêtements, qui représentaient 92 millions de dollars en 1996, sont tombées à 72 millions en 1998 et devraient chuter davantage cette année.
Les industriels ont haussé le ton hier, lors d’un débat organisé à la Chambre de commerce et d’industrie de Beyrouth à propos de la crise dans le secteur du vêtement, l’un des fleurons de la production libanaise. «Les gouvernements passent, les industriels restent et leurs difficultés s’accroissent», a lancé le président de l’Association des industriels, Jacques Sarraf au ministre de l’Industrie Nasser Saïdi, assis à ses côtés. «Aujourd’hui, nous payons des impôts ce qui nous donne le droit de réclamer des comptes. On nous dit d’attendre, alors qu’il y a urgence». M. Sarraf, qui se dit lassé de tous les efforts sans fin qui n’aboutissent à rien, réclame «des actes et non plus des promesses». En réponse, M. Saïdi a assuré «avoir entendu le cri» des industriels et affirmé que le...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.