Elisabeth II accueillie par les manifestants afrikaners
le 11 novembre 1999 à 00h00
La reine Élisabeth II a été confrontée, au début de sa visite officielle en Afrique du Sud hier matin, à des manifestants afrikaners dénonçant les «crimes de guerre» commis par les Britanniques lors de la guerre anglo-boer il y a cent ans. La reine et son époux, le duc d’Édimbourg, ont jeté un bref regard aux quelques dizaines de manifestants lorsque leur cortège escorté par des motards est arrivé devant les Union Buildings, le siège du gouvernement sud-africain à Pretoria. Les manifestants ont entonné des chants patriotiques afrikaners et déployé des banderoles où l’on pouvait notamment lire: «Demandez pardon pour la barbarie britannique contre les Boers (paysans afrikaners)» ou encore «27 927 femmes et enfants sont morts dans les camps britanniques 1899-1902». Les Afrikaners sont les descendants des premiers colons hollandais et français arrivés au milieu du 17e siècle en Afrique du Sud, bien avant les Britanniques. La reine a été accueillie par le président sud-africain Thabo Mbeki et son épouse Zanele, ainsi que plusieurs membres du gouvernement, tandis que résonnaient 21 coups de canon. Vêtue d’un ensemble vert et d’un chapeau à larges bords, Élisabeth II a ensuite passé les troupes en revue avant de pénétrer dans le bâtiment gouvernemental. La manifestation afrikaner a été organisée par un petit groupe afrikaner de droite, le Parti national réformé (HNP), dont le dirigeant, Jaap Marais, a demandé que la reine présente les excuses de la Grande-Bretagne aux Afrikaners. De source britannique, on a indiqué qu’Élisabeth II avait plutôt l’intention d’exprimer des regrets sur l’ensemble des victimes de cette guerre gagnée par l’empire britannique. Un porte-parole de l’ambassade britannique à Pretoria a indiqué que la reine abordera le sujet de la guerre anglo-boer lors du banquet d’État offert en son honneur. «Il n’y aura pas d’excuses dans le sens propre du terme, mais plutôt l’expression d’une douleur face à la perte de vies de part et d’autre», a déclaré Michael Doig. «Comme celle du gouvernement sud-africain, notre approche est que, tout en nous souvenant avec tristesse des morts, nous nous concentrons maintenant sur la réconciliation», a-t-il ajouté. Le principal objet de la visite de la reine est d’ouvrir le sommet du Commonwealth, qui commence vendredi à Durban. Toutefois, le duc d’Édimbourg doit visiter Spionkop, dans la province du KwaZulu-Natal, site d’un épisode de la guerre anglo-boer. Il y rendra hommage à toutes les victimes du conflit centenaire.
La reine Élisabeth II a été confrontée, au début de sa visite officielle en Afrique du Sud hier matin, à des manifestants afrikaners dénonçant les «crimes de guerre» commis par les Britanniques lors de la guerre anglo-boer il y a cent ans. La reine et son époux, le duc d’Édimbourg, ont jeté un bref regard aux quelques dizaines de manifestants lorsque leur cortège escorté par des motards est arrivé devant les Union Buildings, le siège du gouvernement sud-africain à Pretoria. Les manifestants ont entonné des chants patriotiques afrikaners et déployé des banderoles où l’on pouvait notamment lire: «Demandez pardon pour la barbarie britannique contre les Boers (paysans afrikaners)» ou encore «27 927 femmes et enfants sont morts dans les camps britanniques 1899-1902». Les Afrikaners sont les descendants des...
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