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Actualités - Chronologie

Football - Ligue des Champions Pas facile pour Manchester et les français

Manchester United, le tenant du titre anglais de la Ligue des champions, n’a pas hérité d’un tirage au sort favorable hier à Genève : le groupe B, dans lequel il a échoué, est d’une grande qualité avec Valence, la Fiorentina et Bordeaux. Il faudra du bon, du grand Manchester pour se qualifier. La formation entraînée par l’Écossais Sir Alex Ferguson, le plus titré des techniciens européens en exercice, aura fort à faire. Tout d’abord contre le club espagnol du FC Valence. Lors de la première phase, cette équipe a fait forte impression grâce à une occupation du terrain conquérante. La Fiorentina, dirigée par Giovanni Trappatoni, autre technicien très titré, sera un adversaire de taille. Et à plus d’un titre. Par sa capacité à produire du jeu mais aussi à tenir un résultat. Enfin, les champions de France, les Girondins de Bordeaux, sont sur le papier la formation la plus faible du lot. Sur le papier uniquement. Leur homogénéité est un gage de réussite pour venir chambouler l’ordre préalablement établi. Le finaliste (très) malheureux de la précédente édition, les Allemands du Bayern Munich, jouera dans le groupe C contre l’équipe espagnole du Real Madrid. À l’image de Manchester United, le grand club espagnol, en pleine crise, aura lui aussi fort à faire. Outre le Bayern dans un vieux classique du circuit européen, il se mesurera au Dynamo Kiev. L’une des particularités de la formation ukrainienne est sa capacité à se bonifier au fil de l’hiver avant d’accuser une baisse de régime le printemps venu. Le piège peut être terrible d’autant que la surprenante équipe de Rosenborg, composée entièrement de joueurs norvégiens, n’éprouve aucun complexe et pourrait raisonnablement s’inviter en quart de finale. La Lazio, épouvantail Le Barça est chanceux. Dans le groupe A, le FC Barcelone est tombé dans le groupe le plus abordable avec le Sparta Prague, le FC Porto et le Hertha Berlin. Le grand club catalan dans sa forme actuelle ne devrait pas éprouver de problèmes pour poursuivre sa route. Enfin, dans le groupe D, le club de la Lazio Rome, formation invaincue tant en championnat d’Italie qu’en Ligue des champions, est l’épouvantail de cette compétition. La rotation mise en place par l’entraîneur suédois Sven Goran Eriksson, acceptée par un effectif pourtant plein de fortes personnalités, est redoutable. Malgré les sollicitations, la Lazio répond présente et démontre une fraîcheur exceptionnelle. Attention toutefois: elle devra affronter Chelsea, Marseille et Feyenoord Rotterdam. Pas facile. Dur pour Bordeaux et Marseille Les deux clubs français n’ont pas été gâtés par le tirage au sort de toute façon ardu étant donné la qualité des 16 équipes encore en lice. Le champion de France, Bordeaux, est peut-être le plus mal loti, se trouvant dans le groupe B du champion d’Europe en titre, Manchester United, de la Fiorentina de Gabriel Batistuta et du FC Valence, où l’on retrouve un ancien Bordelais, Alain Roche, et un autre Français, l’ancien défenseur international Jocelyn Angloma. «C’est magnifique : on va jouer les trois championnats les plus relevés en Europe : l’Angleterre, l’Espagne et l’Italie. C’est un formidable challenge pour notre équipe», a déclaré Élie Baup, l’entraîneur girondin. «Ce sont des matches qui vont permettre à notre groupe de s’évaluer au plus haut niveau. Jouer Manchester va être une expérience formidable, mais on a vu que Marseille avait été capable de faire un résultat», a-t-il ajouté. «On est le petit poucet de ce groupe, mais on aime bien cette position. On va jouer tous ces matches-là avec nos moyens et en pleine confiance en ce que l’on fait», a-t-il conclu. Marseille, quant à lui, peut espérer faire jeu égal avec le Feyenoord de Rotterdam, mais se frotte à deux des épouvantails de l’épreuve, la Lazio et Chelsea. «C’est l’un des groupes les plus durs, un véritable groupe challenge, où on va devoir se frotter à de très grosses cylindrées», a déclaré Robert Pires, le capitaine marseillais. «Pour autant, nous ne partons pas effrayés, même si la Lazio et Chelsea sont favoris. Il faudra faire en sorte que l’outsider crée la surprise». «Ça nous promet de belles affiches. La logique voudrait que nous n’ayons aucune chance. Mais la logique voulait aussi que Milan finisse premier de son groupe et Milan a perdu», a dit Rolland Courbis, l’entraîneur marseillais. Les deux premiers seront qualifiés pour les quarts de finale (aller : 4 et 5 avril 2000, retour : 18 et 19 avril). La première journée est prévue les 23 et 24 novembre 1999. La sixième et dernière est programmée les 21 et 22 mars 2000.
Manchester United, le tenant du titre anglais de la Ligue des champions, n’a pas hérité d’un tirage au sort favorable hier à Genève : le groupe B, dans lequel il a échoué, est d’une grande qualité avec Valence, la Fiorentina et Bordeaux. Il faudra du bon, du grand Manchester pour se qualifier. La formation entraînée par l’Écossais Sir Alex Ferguson, le plus titré des techniciens européens en exercice, aura fort à faire. Tout d’abord contre le club espagnol du FC Valence. Lors de la première phase, cette équipe a fait forte impression grâce à une occupation du terrain conquérante. La Fiorentina, dirigée par Giovanni Trappatoni, autre technicien très titré, sera un adversaire de taille. Et à plus d’un titre. Par sa capacité à produire du jeu mais aussi à tenir un résultat. Enfin, les champions de...