Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Le challenger Petro Simonenko, un communiste pur et dur

Petro Simonenko, qui va disputer le second tour de l’élection présidentielle en Ukraine, est un communiste pur et dur, décidé à mettre un frein aux réformes libérales et à se rapprocher de l’Union Russie-Bélarus. M. Simonenko, 47 ans, dirige le Parti communiste depuis 1993. Il a reçu dimanche, selon des données préliminaires officielles, près de 23 % des suffrages au premier tour, derrière le président sortant Léonid Koutchma avec 37 %. Ces deux anciens apparatchiks soviétiques s’affronteront le 14 novembre lors du deuxième tour qui se jouera suivant un scrutin à la majorité simple. Les idées de M. Simonenko ont séduit les déçus du libéralisme et les nostalgiques de l’Urss notamment dans les régions industrielles et minières de l’est de l’Ukraine. Depuis l’indépendance du pays en 1991, l’Ukraine est plongée dans le marasme : le chômage touche près d’un quart de la population, la corruption est rampante, les maigres salaires (en moyenne 50 dollars mensuellement) sont versés avec des mois de retard, et les retraites de misère poussent beaucoup de personnes âgées à la mendicité. M. Simonenko promet de payer et d’augmenter salaires et retraites, de supprimer le chômage dans les cinq ans, d’arrêter la privatisation, de renforcer le contrôle de l’État sur l’économie et de récréer «une société communiste». En politique extérieure, il entend éloigner l’Ukraine de l’Occident tout en se rapprochant de la Russie voisine, partenaire stratégique, politique et économique de premier ordre. «Nous devons travailler pour la création d’une union d’États souverains et pour la création d’un espace économique commun» avec la Russie et le Bélarus, a récemment indiqué M. Simonenko. Des projets qui pour beaucoup de nationalistes ukrainiens sentent le soufre car, à terme, ils condamnent l’indépendance de l’Ukraine. Ingénieur de formation, M. Simonenko monte rapidement dans la hiérarchie du Parti communiste sous l’Union soviétique. Il devient chef du Parti communiste d’Ukraine en 1993 puis député en mars 1994. Depuis les élections législatives de mars 1998, il mène la plus importante fraction parlementaire avec 124 sièges sur 450.
Petro Simonenko, qui va disputer le second tour de l’élection présidentielle en Ukraine, est un communiste pur et dur, décidé à mettre un frein aux réformes libérales et à se rapprocher de l’Union Russie-Bélarus. M. Simonenko, 47 ans, dirige le Parti communiste depuis 1993. Il a reçu dimanche, selon des données préliminaires officielles, près de 23 % des suffrages au premier tour, derrière le président sortant Léonid Koutchma avec 37 %. Ces deux anciens apparatchiks soviétiques s’affronteront le 14 novembre lors du deuxième tour qui se jouera suivant un scrutin à la majorité simple. Les idées de M. Simonenko ont séduit les déçus du libéralisme et les nostalgiques de l’Urss notamment dans les régions industrielles et minières de l’est de l’Ukraine. Depuis l’indépendance du pays en 1991,...