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Actualités - Chronologie

Auto-Cart Juan Pablo Montoya fait crouler de bonheur la Colombie(photos)

Une folle ambiance de fête, avec rumba dans les rues et concert d’avertisseurs, a fait oublier à la Colombie son climat de guerre civile après la victoire finale de son pilote Juan Pablo Montoya dans le championnat de formule Cart à Fontana (Californie). «Montoya président !», s’écriait Hector, serveur dans un bar, en agitant un immense drapeau national rouge-bleu-jaune sur la place 93, dans le quartier huppé du Chico, au nord de Bogota. Ses cris redoublés pouvaient à peine être perçus dans la cacophonie ambiante, au milieu d’un carnaval improvisé par les enfants déjà déguisés pour Halloween. Un groupe de jeunes gens avait même envahi le trottoir pour danser la rumba. L’hymne national a retenti dans les radios, et des milliers de voitures, avec des forêts d’oriflammes aux portières, ont aussitôt paralysé les avenues de toutes les villes du pays, dès l’annonce, en direct de Fontana, du triomphe du jeune champion de 24 ans grâce à sa quatrième place dans la dernière épreuve. Tous les Colombiens ont retenu leur souffle, souvent coupé par la cascade de rebondissements au fil des tours, jusqu’à la fin de cette ultime épreuve de la saison, gagnée par le Mexicain Adrian Fernandez mais endeuillée par l’accident mortel du Canadien Greg Moore. Montoya, à égalité de points (212) avec l’Écossais Dario Franchitti, a dû sa victoire au plus grand nombre de succès dans la saison (7 contre 3). «J’ai suivi la course seconde par seconde», s’est exclamé le président Andrés Pastrana au micro des radios colombiennes. «Montoya a conquis ce titre avec l’optimisme qui l’a toujours caractérisé, sa confiance en soi et sa foi, ce dont nous avons besoin dans le pays», a ajouté le chef de l’État. Les 40 millions de Colombiens ont d’autant plus donné libre cours à leur joie que leur quotidien habituel est pavé de nouvelles dramatiques, avec une guerre civile de 35 ans et une violence endémique qui a déjà fait plus de 23 000 morts depuis le début de l’année. «C’est un prodige, Juan Pablo», scandait José Inacio, vendeur de bijoux dans une avenue de la capitale. «Je n’ai pas connu une telle ambiance en cinq ans de travail en plein air», s’extasiait-il, en oubliant de proposer sa marchandise aux passants. Sur la place voisine, seul un caniche blanc restait étranger aux manifestations de jubilation. Un gardien d’immeuble, l’arme au côté, ne déguisait pas un sourire de satisfaction. «Pour une fois, ce n’est pas une nouvelle de massacre que l’on peut entendre à la radio ! On est vraiment heureux», lançait-il à la cantonade. Même les enfants au regard d’adulte, ces mineurs sans le sou livrés à eux-mêmes sur le pavé de Bogota, avaient pour une fois dans les yeux un brin de joie simple. «Où nous courons ? Mais fêter la victoire de Juan Pablo !», hurlaient deux jeunes filles sans vouloir s’arrêter. Ces scènes de charivari se répétaient à l’unisson dans toutes les villes, comme en témoignaient les radios branchées en direct sur ce bonheur populaire. GP du Japon de F1 : déception de la presse italienne La presse italienne n’a pas caché, lundi, sa grande déception après le troisième échec consécutif de Ferrari dans la course au titre mondial des pilotes de Formule 1. Après les échecs lors de la dernière course de Michaël Schumacher en 1997 devant Jacques Villeneuve (Williams-Renault) et devant Mika Hakkinen (McLaren-Mercedes) en 1998, les quotidiens sportifs ont ainsi partagé leurs grands titres en première page entre la débacle de la Scuderia, et d’Eddie Irvine, et les péripéties du championnat national de football. «Le mondial des constructeurs à la Rossa (rouge), mais le champion est Hakkinen», écrit le Corriere dello sport de Rome qui poursuit. «À Suzuka, le rêve a été de courte durée, au départ Hakkinen brûle Schumacher et s’envole vers le second titre mondial consécutif». En pages intérieures, le journal met l’accent sur l’aspect secondaire du titre des constructeurs : «À la Ferrari, le mondialino seulement». Dans son éditorial, le spécialiste de F1, Renato d’Ulisse, cherche les raisons de ce nouvel échec de l’écurie de Maranello : «C’est la troisième fois que Ferrari est concerné par le titre lors du dernier GP et c’est la troisième fois qu’elle le perd. Ferrari doit réfléchir sur cette statistique implacable. Il faut apporter des corrections humaines, techniques et stratégiques pour éviter d’arriver au danger d’un tel rendez-vous». « Mika roi des pilotes » La Gazzetta dello sport de Milan, trouve une certaine consolation avec le titre des constructeurs. «Hakkinen triomphe, la Ferrari se console. Schumi surpris au départ, Mika reste roi des pilotes. Aux rouges, seize après, le mondial des constructeurs». «Au Japon, il n’y a pas eu de course. Le Finlandais grille Schumacher au départ et s’en va, sans inquiétude à la conquête de son deuxième titre mondial consécutif. Schumi et Irvine sur le podium donne à Ferrari le titre des constructeurs». Le directeur du journal, Candido Cannavo, très sévère avec Ferrari pour sa disqualification-requalification de Sepang, se veut fataliste dan sa éditorial. «Nous entrons dans la 21e année d’attente, les enfants ont grandi, certains grands-parents sont morts, les fillettes se sont mariées, le mur de Berlin est tombé, on a inventé l’Internet et les ordinateurs ont remplacés les téléscripteurs. Mais les rêves sont fidèles. Ils ressurgissent toujours et ne se fatiguent jamais». «Ferrari, le rêve s’estompe, Hakkinen reste champion. Sur le circuit de Suzuka, la saison de F1 s’est terminée sur la victoire de McLaren. Un succès net favorisé par un départ ultra-rapide qui a contraint Schumacher à une poursuite inutile durant toute la course», rapporte parmi les principaux journaux généralistes, Le Corriere della Sera de Milan. Record d’audience en Italie Plus de sept millions d’Italiens (7 260 000), soit un un taux d’audience de 83,90 %, ont suivi le dernier Grand Prix de Formule 1 du Japon, retransmis à la télévision dimanche à l’aube, avec le fol espoir d’assister au triomphe des Ferrari. Les tifosi n’ont pas été payés en retour, la Scuderia échouant dans la course au titre mondial des pilotes. Ils ont dû se consoler avec le titre des constructeurs.
Une folle ambiance de fête, avec rumba dans les rues et concert d’avertisseurs, a fait oublier à la Colombie son climat de guerre civile après la victoire finale de son pilote Juan Pablo Montoya dans le championnat de formule Cart à Fontana (Californie). «Montoya président !», s’écriait Hector, serveur dans un bar, en agitant un immense drapeau national rouge-bleu-jaune sur la place 93, dans le quartier huppé du Chico, au nord de Bogota. Ses cris redoublés pouvaient à peine être perçus dans la cacophonie ambiante, au milieu d’un carnaval improvisé par les enfants déjà déguisés pour Halloween. Un groupe de jeunes gens avait même envahi le trottoir pour danser la rumba. L’hymne national a retenti dans les radios, et des milliers de voitures, avec des forêts d’oriflammes aux portières, ont aussitôt paralysé...