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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : marché clos

Le marché des changes de Beyrouth était fermé hier en raison du chômage officiel à l’occasion de la Toussaint. Rappelons que le dollar avait clôturé à la fin de la semaine dernière dans une fourchette élargie comprise entre 1 501,00 et 1 514,00 LL et au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL selon la Banque du Liban (BDL), tout en se négociant pratiquement dans les échanges interbancaires au bas de cette fourchette entre 1 501,00 et 1 501,25 LL en l’absence d’intérêts particuliers à l’achat de cette monnaie en dehors de la BDL. Le dollar aidé par les statistiques américaines À l’étranger, le dollar a fait preuve de fermeté, hier, sur les marchés des changes internationaux rendus peu actifs en raison de la fermeture de plusieurs places européennes pour la Toussaint. La tendance du billet vert a été soutenue, après l’ouverture de New York, par des prises de bénéfices érodant les gains enregistrés par l’euro, le sterling et le yen pendant la matinée en Europe. Ce mouvement est intervenu à l’annonce de la publication aux États-Unis de l’indice composite d’activité établi par le groupement national des directeurs d’achats établi à Chicago (NAPM) pour octobre. Bien que cet indice ait été généralement conforme aux attentes du marché en affichant 56,6 points le mois dernier contre 57,8 points en septembre, les opérateurs ont surtout réagi à la hausse de l’indice des prix des achats à 69,4 points (son plus haut niveau depuis quatre ans ) contre 67,6 points pendant la même période, renforçant la probabilité d’une hausse d’un quart de point en pourcentage des taux d’intérêt servis sur les fonds fédéraux (Fed Funds) lors de la réunion du comité de l’open market de la Réserve fédérale américaine (Fed) le 16 novembre. En effet, l’euro a dû fléchir sous le seuil de 1,05 dollar, ne parvenant pas à conserver ses gains enregistrés dans la matinée, à la suite de commentaires du président de la Banque centrale européenne (BCE), Wim Duisenberg, à trois jours de la réunion du conseil des gouverneurs de cette banque après-demain, selon lequel l’inclination de la BCE à augmenter les taux d’intérêt s’est certainement renforcée depuis juillet dernier. Rappelons que lors de son dernier conseil des gouverneurs début octobre, la BCE n’avait en effet guère laissé de doute sur une hausse prochaine de taux afin de prévenir une résurgence de l’inflation. De son côté, la livre sterling a évolué dans des marges étroites à la baisse après avoir gagné du terrain à la mi-journée à la suite de la publication de l’indice des directeurs d’achat du secteur manufacturier le mois dernier au Royaume-Uni. La hausse de cet indice avait renforcé les espoirs d’une hausse des taux d’intérêt par la Banque d’Angleterre dont la réunion mensuelle de son comité de politique monétaire doit s’achever après demain aussi. Il en est de même du yen qui a finalement perdu du terrain face au dollar après avoir progressé dans la matinée après que l’Agence de planification économique japonaise eut envisgé de relever son estimation de croissance économique du Japon de 0,5 % actuellement à 0,6 % pour l’année fiscale se terminant fin mars 2000. Cela étant, nombre d’opérateurs, anticipant une hausse des taux d’intérêt aux États-Unis le 16 novembre après la publication de l’indice composite des directeurs d’achat nationaux, ont estimé devoir prendre leurs gains sur les autres grandes monnaies au profit du dollar qui s’est négocié ainsi à New York, comme suit : – 1,0497 pour un euro contre 1,0535, vendredi dernier. – 1,6410 pour un sterling contre 1,6440 – 1,8635 DM contre 1,8565 – 6,2495 FF contre 6,2265 – 1,5285 FS contre 1,5220 – 1 844,80 lires contre 1 837,95 – 104,20 yens contre 104,15. Irrégularité de Wall Street… Sur les marchés des valeurs mobilières, Wall Street s’est ressentie en ce début de semaine de la progression de 1,8 point à 69,4 points de la composante des prix payés par les entreprises de l’indice composite d’activité établi par le groupement national des directeurs d’achat des principaux groupes manufacturiers américains (NAPM) le mois dernier, laissant craindre une résurgence des pressions inflationnistes. En effet, sur le marché obligataire américain, le rendement moyen de l’émission du Trésor à 30 ans, principale référence, qui évolue généralement en sens inverse aux prix des actions et des obligations, a progressé hier à 6,198 % contre 6,156 % vendredi dernier, faisant tendre la cote américaine. Cela d’autant que le titre du constructeur aéronautique américain Boeing, dont un appareil de la compagnie Egypt Air s’est abîmé dans l’Atlantique dimanche dernier, s’est sévèrement tassé, au moment où le titre de la Chase Manhattan Bank s’effritait aussi, à l’annonce que le résultat avant impôt des opérations de transactions sur les marchés financiers, serait réduit de 60 millions de dollars au quatrième trimestre de son exercice financier à la suite de la découverte d’irrégularités dans les résultats sur les opérations de marché. Compte tenu de ces considérations, et abstraction faite de la fermeté de la Bourse électronique Nasdaq, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a irrégulièrement oscillé entre un plus haut à 10 745,77 points et un plus bas à 10 668,39 points, avant d’afficher en préclôture 10 676,04 points, en baisse de 55,72 points sur la veille. ... et des Bourses européennes Les valeurs boursières européennes ont terminé lundi sans grand changement, ou en hausse modérée, après des échanges très réduits, plusieurs pays observant le congé de la Toussaint. Les marchés étaient fermés en France, en Belgique, en Italie, en Espagne et au Portugal ainsi que dans certains Länder allemands, mais la Bourse de Francfort a fonctionné normalement. L’indice américain des agents d’achat de la NAPM a un peu moins baissé que prévu en octobre, montrant ainsi que l’économie américaine poursuit son expansion, ce qui implique le risque d’un relèvement des taux de la Fed. Néanmoins, l’indice Dow Jones à Wall Street, qui s’était envolé de plus de 300 points au cours des deux précédentes séances, a peu varié, et n’a donc pas influé sur l’évolution des places européennes. Si la Bourse de Londres parvenait à afficher en clôture une avance de 0,45 %, Amsterdam a reculé de 0,46 %, tandis que Francfort (-0,01 %) et Zurich (-0,05 %) terminaient pratiquement inchangées. «Il faut voir où progresse la rentabilité des entreprises. C’est aux États-Unis, et l’Europe est sérieusement à la traîne, et il en va de même pour la croissance du PIB», a observé Greg Anderson, analyste des changes à la BankBoston. À Londres, la séance a été marquée par une envolée de 6,1 % de Vodafone Airtouch, le groupe anglo-américain se reprenant après les pertes subies dernièrement de crainte de le voir lancer une offre sur l’allemand Mannesmann pour contrecarrer le projet de ce dernier de racheter Orange, rival de Vodafone sur le marché britannique. Orange a perdu 2,44 % à Londres tandis que Mannesmann reculait à Francfort de 3,2 %. Le premier assureur allemand, Allianz, a monté de 2,05 % après l’annonce de l’acquisition d’environ 70 % du groupe américain de gestion de fonds Pimco Advisors pour 3,3 milliards de dollars. Sur le marché britannique, les opérateurs craignent que la réunion du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre, mercredi et jeudi, ne débouche sur une hausse des taux directeurs. «On parle d’un relèvement d’un quart de point, mais nombreux sont ceux qui n’y croient pas», a dit un boursier qui insiste sur l’effet négatif exercé sur le marché par les articles de presse du week-end évoquant un relèvement imminent. Les contrats à terme sur le pétrole Brent, à l’International Petroleum Exchange (IPE), ont monté, poursuivant le mouvement de reprise amorcé après les pertes subies la semaine pasée. Le contrat décembre a ainsi fini sur un gain de 28 cents, à 21,97 dollars le baril, son plus haut du jour, tirant à la hausse les valeurs pétrolières. Tokyo : en hausse La Bourse de Tokyo a clôturé la séance de lundi en hausse modérée après avoir franchi en séance la barrière des 18 000 points grâce à la fermeté de Wall Street et aux espoirs persistants de voir les fonds d’investissement se tourner résolument vers les titres japonais. L’indice Nikkei 225 a fini sur un gain de 54,84 points, soit 0,31 %, à 17 996,92. Le contrat à terme échéance décembre sur indice Nikkei a, quant à lui, perdu 20 points pour terminer à 17 950. Mais les autres indices étaient généralement en baisse et les achats sont restés concentrés sur le secteur des télécommunications, dominant dans les portefeuilles des fonds d’investissement récemment lancés. Le volume des transactions a décliné à 484,05 millions de titres sur la première section, contre 627,08 millions vendredi dernier. L’indice Topix qui comprend toutes les valeurs de la première section a perdu 1,4 point, soit 0,09 %, pour terminer la séance à 1 562,49. Le Nikkei 300 a abandonné 1,32 point, soit 0,44 % à 301,06. Les baisses ont surpassé les gains par 688 contre 531, tandis que 119 valeurs restaient inchangées. «Nous étions nerveux jusqu’à la fin de la semaine dernière de peur d’une hausse des taux d’intérêt américains, mais l’absence de signe d’inflation et la hausse optimiste du Dow depuis jeudi dernier ont encouragé Tokyo», a déclaré Hiroshi Arano, directeur à Dai-Ichi Kangyo Asset Management Co Ltd. Le Dow Jones a terminé la séance de vendredi dernier sur une hausse de 107,33 points, soit 1,01 %, à 10 729,86 points après la publication des chiffres du PIB et du coût de l’emploi aux États-Unis qui ont montré qu’il n’y avait aucun signe d’inflation outre-Atlantique. Des opérateurs ont toutefois estimé que la bonne tenue de Tokyo pourrait être limitée par des inquiétudes liées à la hausse du yen par rapport au dollar, un yen plus fort réduisant les profits à l’exportation des grandes entreprises telles que le géant de l’électronique Sony Corp. «Ce n’est pas comme si les valeurs étaient fermes dans tous les secteurs», a commenté un analyste. «Les achats sont très fortement concentrés sur les télécommunications». Le marché est à la hausse pour les titres des télécommunications et des autres valeurs liées aux technologies de l’information car les espoirs récents de voir les fonds d’investissement les rechercher prioritairement ont entraîné d’autres investisseurs vers ce secteur, ont remarqué des opérateurs.
Le marché des changes de Beyrouth était fermé hier en raison du chômage officiel à l’occasion de la Toussaint. Rappelons que le dollar avait clôturé à la fin de la semaine dernière dans une fourchette élargie comprise entre 1 501,00 et 1 514,00 LL et au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL selon la Banque du Liban (BDL), tout en se négociant pratiquement dans les échanges interbancaires au bas de cette fourchette entre 1 501,00 et 1 501,25 LL en l’absence d’intérêts particuliers à l’achat de cette monnaie en dehors de la BDL. Le dollar aidé par les statistiques américaines À l’étranger, le dollar a fait preuve de fermeté, hier, sur les marchés des changes internationaux rendus peu actifs en raison de la fermeture de plusieurs places européennes pour la Toussaint. La tendance du billet vert a été...