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Actualités - Chronologie

Gastronomie - Manger indien à Clapham Le Gault-Millau s'européanise

Le Gault-Millau franchit pour la première fois les frontières en étendant son guide gastronomique, et ses griffes, à 15 pays d’Europe. Aimable, irrévérencieux ou carrément acide, le «Guide Europe» juge les cuisines de 23 villes sans prétendre trancher le débat entre souverainistes convaincus de la domination culinaire française et fédéralistes partisans de la variété des casseroles nationales. Mais il rend un hommage appuyé aux Belges, «peuple culinairement le plus raffiné d’Europe, au moins à l’égal des Français», et «qui ne se nourrissent pas que de moules, de frites et de dioxine». Cependant, il estime que la haute cuisine s’est plus développée en Flandre, surtout à Bruges, qu’en Wallonie. Mention spéciale : «t’For-nuis» et «Dock’s Cafe» à Anvers, «Comme chez soi» à Bruxelles. Autre lieu commun mis à mal : l’omniprésence de la raclette en Suisse. Le Gault-Millau affirme que les 24 cantons suisses ont développé une multitude de traditions alimentaires constellées de «recettes souvent exquises et étonnantes» et des «plus folles trouvailles» – ragoût de saumon au trèfle à Lucerne, truites aux bourgeons de sapin du Valais, beignets d’épaule de cabri d’Appenzell. Pays-Bas sous-développés Sont distingués : L’Hôtel de Ville à Genève, Petermann’s Kunststuben à Zurich. Le guide a déniché au Saint-John de Londres de la bonne cuisine anglaise. Pourtant, écrit-il, les Anglais semblent cacher leur bonne cuisine, soit qu’ils en aient honte ou qu’ils l’ignorent. Il égratigne la cuisine «world, unisexe, invertébrée» que l’on trouve à Londres, mais décerne une mention spéciale au restaurant indien Bombay Bicycle Club, à Clapham. S’il y a longtemps que l’Irlande n’est plus «le pays d’Europe ou on mangeait le plus mal», les Pays-Bas restent «culinairement sous-développés», estime le Gault-Millau, en espérant que par la théorie des dominos et de la contagion, les Hollandais apprendront de leurs voisins belges. En France, le guide décerne ses plus hautes récompenses, les «Toques 2000», à huit chefs – Georges Blanc à Vonnas, Alain Ducasse à Paris et Monaco, Michel Guérard à Eugénie-les-Bains, Bernard Loiseau à Saulieu, Bernard Pacaud à Paris, Olivier Roellinger à Cancale, Guy Savoy à Paris et Antoine Westermann à Strasbourg. Il proclame Bruno Oger à Cannes cuisinier de l’année, comme représentant de la jeune génération.
Le Gault-Millau franchit pour la première fois les frontières en étendant son guide gastronomique, et ses griffes, à 15 pays d’Europe. Aimable, irrévérencieux ou carrément acide, le «Guide Europe» juge les cuisines de 23 villes sans prétendre trancher le débat entre souverainistes convaincus de la domination culinaire française et fédéralistes partisans de la variété des casseroles nationales. Mais il rend un hommage appuyé aux Belges, «peuple culinairement le plus raffiné d’Europe, au moins à l’égal des Français», et «qui ne se nourrissent pas que de moules, de frites et de dioxine». Cependant, il estime que la haute cuisine s’est plus développée en Flandre, surtout à Bruges, qu’en Wallonie. Mention spéciale : «t’For-nuis» et «Dock’s Cafe» à Anvers, «Comme chez soi» à Bruxelles. Autre...