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Actualités - Chronologie

En bref Allemagne Goettingen met en échec une manifestation néo-nazie

La dernière offensive des Tigres tamouls a plongé l’armée srilankaise dans les affres de la défaite alors que, une semaine plus tôt, elle menait une offensive à l’intérieur du territoire contrôlé par les séparatistes. Les forces gouvernementales, ayant établi un mince cordon de troupes face à la principale base de Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE) sur la ville côtière de Mallaitivu, s’attendaient à une contre-attaque séparatiste. La riposte tamoule a dépassé toutes les prévisions, indiquait-on de source militaire. «Il n’y a pas eu de lacune en matière de renseignement. Nous savions exactement à quel moment se produirait la contre-offensive, mais nous n’avons pas eu suffisamment d’effectifs pour y faire face», reconnaît-on de source militaire. L’effondrement des positions de l’armée dans la région de Wanni a été enclenché par la chute de la garnison-clé de Oddusudan mardi. Samedi, dix garnisons au total étaient tombées aux mains des tamouls. «L’armée a déjà perdu des garnisons importantes dans le passé mais jamais jusqu’à présent elle en avait perdu autant en une seule offensive», expliquait un officier à la retraite. «Il est évident maintenant qu’il est illusoire de vouloir contrôler des territoires sans avoir les hommes pour cela», a-t-il ajouté. Jusqu’à présent aucun bilan confirmé de ces combats n’a été établi, cependant les Tigres ont affirmé avoir tué un millier de soldats gouvernementaux et en avoir blessé beaucoup plus depuis le début de leur offensive mardi. Selon le principal parti d’opposition ce sont 800 soldats qui ont été tués alors que le ministère de la Défense admet la perte de 89 hommes seulement. De leur côté les Tamouls reconnaissent la perte de 83 des leurs au cours des trois premiers jours de combat tandis que le ministère affirme que ce sont 115 séparatistes qui ont été tués et beaucoup plus blessés. En outre les pertes de l’armée en armes, munitions, matériel et véhicules se comptent en millions de dollars. Pire encore, le pourrissement de l’armée srilankaise est tel que selon certaines informations des unités ont ignoré les ordres et elles se sont retirées sans se battre. Selon certaines informations, des soldats auraient tiré sur la police militaire qui tentait d’empêcher ses mouvements de retraite effectués en dépit des ordres des supérieurs. Au total il n’aura fallu que cinq jours pour que l’armée srilankaise perde un terrain gagné après 19 mois d’opérations qui ont coûté la vie à des milliers de ses soldats. L’armée qui compte environ 120.000 hommes est supérieure aux séparatistes en effectifs et en puissance de feu, mais les Tigres qui doivent être entre cinq et dix mille connaissent beaucoup mieux le terrain et ils évoluent au sein d’une population favorable, soulignent les spécialistes.
La dernière offensive des Tigres tamouls a plongé l’armée srilankaise dans les affres de la défaite alors que, une semaine plus tôt, elle menait une offensive à l’intérieur du territoire contrôlé par les séparatistes. Les forces gouvernementales, ayant établi un mince cordon de troupes face à la principale base de Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE) sur la ville côtière de Mallaitivu, s’attendaient à une contre-attaque séparatiste. La riposte tamoule a dépassé toutes les prévisions, indiquait-on de source militaire. «Il n’y a pas eu de lacune en matière de renseignement. Nous savions exactement à quel moment se produirait la contre-offensive, mais nous n’avons pas eu suffisamment d’effectifs pour y faire face», reconnaît-on de source militaire. L’effondrement des positions de l’armée...