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Actualités - Chronologie

Voile - Coupe Louis Vuitton Sixième Sens rassuré sur sa vitesse

Le défi français «Bouygues Telecom Transiciel» est rassuré sur la vitesse de son bateau bien que celui-ci ait perdu samedi sa première régate du deuxième Round Robin face au défi américain «Stars and Stripes». «La vitesse du bateau n’est plus un problème», a déclaré le directeur du défi, Xavier de Lesquen, dont le bateau devra attendre lundi pour faire la preuve de ses progrès. Les courses de dimanche ont en effet été annulées en raison d’un vent trop violent, dépassant la limite fatidique des 18 nœuds. Le défi français a mis à profit la semaine qui a séparé les deux rounds robins pour réaliser des travaux d’amélioration sur le bateau, rallongeant son tableau arrière d’un mètre cinquante et changeant sa quille et son bulbe. Samedi, les Français se sont fait battre de 41 secondes par les Americains du syndicat de Dennis Conner, Stars and Stripes, dans des vents allant de 8 à 15 nœuds. «On aurait aimé commencer par une victoire. Mais le bilan n’est pas totalement négatif. Nous avons gagné le départ et nous sommes plutôt contents de la vitesse du bateau», a déclaré Thierry Peponnet, le tacticien de Sixième Sens, lors de la conférence de presse des skippers, au centre de presse Louis Vuitton. Le bateau du défi français a pris 19 secondes d’avance sur Stars and Stripes dès le départ. Mais une mauvaise stratégie est à l’origine de la défaite française. Le skipper Bertand Pacé a choisi le côté gauche du plan d’eau où le vent s’est révélé défaillant. Les Américains ont alors pris l’avantage grâce à un changement de vent. Sixième Sens a tourné la première bouée avec 24 secondes de retard sur son adversaire. Le bateau américain n’a jamais été menacé meme si Sixième Sens s’est rapproché au cours des bords de portant. «C’est dur de remonter après une telle erreur de stratégie. Mais j’ai noté des progrès sensibles pour la vitesse», a commenté Bruno Troublé, le directeur de centre de presse Louis Vuitton. «Notre cellule arrière a fait du bon travail aujourd’hui dans ses choix. Nous constatons que nous nous améliorons chaque jour» a expliqué Ken Read, le barreur de Stars and Stripes. France-Australie lundi Les choses sérieuses ont commencé samedi dans le golfe d’Hauraki. Chaque victoire compte désormais pour 4 points, au lieu d’un point lors du premier Round Robin. La première journée de courses a été sans surprises. Prada challenge, AmericaOne, Young America et le défi japonais ont tous gagné leurs courses face à respectivement Fast 2000, le défi espagnol, America true et Abracadabra 2000. Lundi, le défi français doit affronter les Australiens de Young Australia, qui ont créé la surprise quelques jours avant le début du second Round Robin en annonçant qu’ils courraient désormais sur One Australia, le plus rapide bateau des challengers de 1995 (hormis Team New Zealand). One Australia a servi jusqu’à présent de bateau d’entrainement à AmericaOne. Mini-Transat : Magnen, « multirécidiviste », Tabarly, « la révélation » Le premier a réédité ses exploits de ministe, le second a goûté pour la première fois à la Mini-Transat en solitaire, se faisant un prénom : le Français Sébastien Magnen, vainqueur de la course samedi, et Erwan Tabarly, vainqueur de la 2e étape, ont été les deux piliers de cette grande aventure de la course au large. Magnen, 33 ans, vainqueur de la dernière édition en 1997 où il avait remporté la première étape, a recommencé bille-en-tête, cette année, cumulant une fois de plus la victoire dans la première manche Concarneau (Finistère) – Lanzarote (Canaries/Espagne, 1 250 milles) et la victoire finale au classement général. Il a terminé troisième de la deuxième et dernière étape Lanzarote – Basse-Terre (Guadeloupe), 2 700 milles, derrière le Britannique Peter Heppel (Reality), plus de 15 heures et 30 minutes après Tabarly. Ce dernier, 25 ans, qui n’avait qu’une expérience en solitaire restreinte avant la mini, s’est «surpris lui-même». Déçu de son premier parcours, où il a terminé huitième après avoir choisi la «sécurité» en s’arrêtant en Espagne plus de 30 heures pour éviter de rester sur le carreau comme tant d’autres après le golfe de Gascogne (sept hélitreuillages), il s’est surpassé en arrivant premier à Basse-Terre dans la nuit de vendredi à samedi. Erwan sur les traces d’Éric «Je n’ai su qu’au dernier moment que j’étais devant. J’ai joué la carte du sage, je voulais ménager mon bateau autant que le bonhomme», a expliqué Tabarly, rayonnant de bonheur et s’excusant presque de n’avoir eu à se battre qu’avec les grains au cours des trois derniers jours. Magnen, architecte naval de profession, très attaché à la mini, s’est servi lui de son expérience, mais il y a laissé quelques plumes, cassant son mât à mi-hauteur, à 500 milles de l’arrivée, et continuant ensuite sous gréement de fortune. Un peu râleur, hâbleur, stature robuste et chevelure hirsute, Magnen a mis «sa bouteille» au service d’une cause qu’il aimerait dépasser, sans vraiment savoir comment, disent ses amis. Il refuse de parler de ses projets pour le moment. Au contraire, avec sa silhouette frêle et son sourire emprunt de timidité, Tabarly passerait presque inaperçu. Modeste, il répète à qui voudrait l’entendre qu’il n’y a aucune comparaison possible entre lui et son oncle, Éric, mort en mer. «Avec la mini, je voulais tester mes capacités de navigateur. Dans les moments durs, j’ai pensé à Éric, garder son calme, être dur à l’effort...», explique-t-il, peu enclin à s’épancher sur celui pour lequel il conserve «une très grande admiration». Confiant, ambitieux, Erwan Tabarly et son parrain Armor Lux ont annoncé en Guadeloupe qu’ils se lançaient maintenant pour au moins deux saisons sur le circuit Figaro, AG2R comprise. Le skipper retrouvera ainsi Sébastien Josse, 24 ans, autre figure montante, malchanceux dans la deuxième étape, où il a abandonné après avoir eu un gros problème de quille. «Je l’aime beaucoup. C’est dommage. Mais je suis sûr qu’il aura de nombreuses occasions de prouver ce dont il est capable», a commenté Erwan Tabarly.
Le défi français «Bouygues Telecom Transiciel» est rassuré sur la vitesse de son bateau bien que celui-ci ait perdu samedi sa première régate du deuxième Round Robin face au défi américain «Stars and Stripes». «La vitesse du bateau n’est plus un problème», a déclaré le directeur du défi, Xavier de Lesquen, dont le bateau devra attendre lundi pour faire la preuve de ses progrès. Les courses de dimanche ont en effet été annulées en raison d’un vent trop violent, dépassant la limite fatidique des 18 nœuds. Le défi français a mis à profit la semaine qui a séparé les deux rounds robins pour réaliser des travaux d’amélioration sur le bateau, rallongeant son tableau arrière d’un mètre cinquante et changeant sa quille et son bulbe. Samedi, les Français se sont fait battre de 41 secondes par les...