La montée d'Alcatel dans Thomson-CSF amorce un partenariat plus étroit
le 08 novembre 1999 à 00h00
La montée en puissance d’Alcatel dans le capital de Thomson-CSF va permettre aux deux groupes d’ouvrir «une nouvelle étape» dans leur coopération, fondée notamment sur un partage total de leurs technologies civiles et militaires, selon Serge Tchuruk et Denis Ranque. Finalisé vendredi dernier, l’accord prévoyant le retrait d’Alcatel de Framatome parallèlement à sa montée à 25,3 % dans Thomson-CSF, dont l’État ne détiendra plus que 33,4 %, devrait être effectif d’ici à la fin de l’année, ont souligné les PDG des deux groupes. Avec désormais plus de 25 % dans Thomson-CSF, Alcatel va pouvoir «donner plus de susbtance» à son partenariat avec l’électronicien de défense, a souligné M. Tchuruk. «Jusqu’à présent, Alcatel n’était pas très motivé pour faire gagner de l’argent à Thomson-CSF» et accroître la valeur d’un groupe dont il voulait acheter une nouvelle part du capital, a reconnu le PDG d’Alcatel, confirmant le sentiment exprimé depuis 18 mois par de nombreux analystes. Ce partenariat va se traduire notamment par un partage «total et gratuit» des technologies duales, civiles et militaires, développées par les deux groupes, a précisé M. Tchuruk. Chacun pourra librement utiliser dans ses activités les technologies de l’autre, a-t-il expliqué. Il a souligné que le tandem Alcatel/Thomson-CSF constituait «la première puissance française de recherche et développement», avec un budget total de 25 milliards de francs représentant 28 % de la R et D totale des 25 premiers groupes industriels français. Ni M. Tchuruk ni M. Ranque n’ont été capable de quantifier le gain de ce rapprochement. «À ce niveau, les synergies ne se comptent plus en économies réalisées, mais par les opérations supplémentaires qu’elles permettent de réaliser», a souligné M. Ranque, en estimant que Thomson-CSF allait «gagner des marchés» grâce à son adossement à Alcatel. C’est ainsi que le groupe d’électronique de défense va développer des applications militaires des technologies internet civiles élaborées par Alcatel, ce qui lui donnera accès à un marché mondial estimé à une vingtaine de milliards de francs pour les cinq prochaines années, a-t-il expliqué. Sur le plan industriel, la coopération entre Alcatel et Thomson-CSF, jusqu’à présent essentiellement limitée à leur filiale commune de satellites Alcatel Space, devrait s’élargir à d’autres domaines, comme la monétique-billétique, a indiqué M. Tchuruk.
La montée en puissance d’Alcatel dans le capital de Thomson-CSF va permettre aux deux groupes d’ouvrir «une nouvelle étape» dans leur coopération, fondée notamment sur un partage total de leurs technologies civiles et militaires, selon Serge Tchuruk et Denis Ranque. Finalisé vendredi dernier, l’accord prévoyant le retrait d’Alcatel de Framatome parallèlement à sa montée à 25,3 % dans Thomson-CSF, dont l’État ne détiendra plus que 33,4 %, devrait être effectif d’ici à la fin de l’année, ont souligné les PDG des deux groupes. Avec désormais plus de 25 % dans Thomson-CSF, Alcatel va pouvoir «donner plus de susbtance» à son partenariat avec l’électronicien de défense, a souligné M. Tchuruk. «Jusqu’à présent, Alcatel n’était pas très motivé pour faire gagner de l’argent à Thomson-CSF» et...
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