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Actualités - Chronologie

France L'Etat prend le contrôle de Framatome en vue d'alliances européennes

L’État a pris le contrôle presque total du fabricant de réacteurs nucléaires Framatome, à la faveur du désengagement massif d’Alcatel, afin de faciliter des alliances européennes dans le nucléaire. L’État et le secteur public qui étaient déjà majoritaires vont monter à 84 % dans le tour de table du numéro un mondial des fabricants de chaudières nucléaires, dont la valeur a été estimée à 2,5 milliards d’euros (16,15 mds de F). L’autre grand acteur nucléaire public français, la Cogema, qui opère dans toute la chaîne du combustible, va devenir l’actionnaire principal à 34 % de Framatome, aux côtés de l’État (20 %) et des entreprises publiques CEA-Industrie (20 %) et EDF (10 %). Le groupe de télécommunications Alcatel ne conservera que 10 % de Framatome, dont il entend se débarrasser dans un délai inférieur à deux ans. Une mise en bourse de ces titres sera privilégiée «conformément aux souhaits de Framatome», indiquent les quatre entreprises publiques dans un communiqué. «Une telle réorganisation d’ensemble de l’actionnariat de Framatome facilitera des alliances européennes futures par exemple dans le cadre de partenariats industriels», selon le gouvernement. Négociations avec Siemens Des négociations sont en cours avec le géant allemand de l’électrotechnique Siemens sur un rapprochement de leurs activités nucléaires. «Elles suivent leurs cours», disait-on chez Framatome. À la mi-octobre, Framatome et Siemens avaient indiqué que les négociations n’avaient pas encore abouti, après un article de Libération évoquant un projet de fusion des activités nucléaires au sein d’une société commune détenue à 66 % par Framatome et à 34 % par Siemens. Framatome, EDF et Siemens ont par ailleurs signé un accord sur le développement du réacteur nucléaire du futur, l’EPR (European Pressurized Water Reactor). Mais les Verts français ont menacé de quitter le gouvernement si sa construction était engagée. La réorganisation du capital de Framatome, dont le principe avait été annoncé le 29 juillet, permet selon le gouvernement de «conserver l’entreprise au sein de la sphère publique». Cogema va devenir l’actionnaire industriel de référence de Framatome notamment en lui apportant ses participations dans les activités de fabrication de combustible à l’uranium enrichi (à l’exception du MOX) et de vente de combustible, branche dont Framatome deviendra l’actionnaire à 100 %. Il s’agit de «rationaliser le paysage nucléaire français» et de mieux répartir les rôles entre les deux grands acteurs du secteur, indique-t-on chez Cogema. Le réaménagement devrait mettre un terme à l’instabilité chronique du capital de Framatome, qui a penché tantôt du côté du secteur public tantôt du côté du privé depuis sa création. Le chiffre d’affaires de Framatome a atteint 2,75 milliards d’euros (18 mds de F) en 1998. Cogema, dont les activités couvrent l’ensemble du cycle du combustible nucléaire (mines, enrichissement, conversion, retraitement...), a affiché l’an dernier un chiffre d’affaires de 4,79 milliards d’euros (31,4 mds de F), dont 40,5 % réalisés à l’étranger.
L’État a pris le contrôle presque total du fabricant de réacteurs nucléaires Framatome, à la faveur du désengagement massif d’Alcatel, afin de faciliter des alliances européennes dans le nucléaire. L’État et le secteur public qui étaient déjà majoritaires vont monter à 84 % dans le tour de table du numéro un mondial des fabricants de chaudières nucléaires, dont la valeur a été estimée à 2,5 milliards d’euros (16,15 mds de F). L’autre grand acteur nucléaire public français, la Cogema, qui opère dans toute la chaîne du combustible, va devenir l’actionnaire principal à 34 % de Framatome, aux côtés de l’État (20 %) et des entreprises publiques CEA-Industrie (20 %) et EDF (10 %). Le groupe de télécommunications Alcatel ne conservera que 10 % de Framatome, dont il entend se débarrasser dans un...