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Actualités - Reportages

Basket-Ball - NBA San Antonio joue la stabilité(photos)

Sacrés à la fin de la saison dernière, les Spurs connaissent leurs classiques. Ils savent par exemple que la NBA, très conservatrice, a renouvelé au moins une fois son bail au champion sortant lors des dix dernières années. San Antonio a donc sagement choisi de jouer la carte de la stabilité pour défendre sa couronne, conservant tout son petit monde autour des deux tours jumelles David Robinson et Tim Duncan. Seul Sean Elliott, qui a subi une transplantation d’un rein, n’est plus là. L’absence de cet ailier doté de grosses qualités athlétiques, que le coach Popovich tentera de combler en puisant dans le trio Rose-Brown-Walker, pourrait surtout se faire ressentir en défense. Un domaine dans lequel Elliott se chargeait souvent du meilleur arrière adverse. Pour le reste, c’est encore du béton armé. Même s’il tourne à moins de 10 points de moyenne, le petit Avery Johnson reste le meilleur spécialiste des tirs décisifs, ainsi que les Knicks ont pu le vérifier en finale, et l’arrière Mario Elie semble toujours aussi féroce malgré le poids des ans. Dans la raquette, le terrible duo Robinson-Duncan est fermement décidé à repartir sur les mêmes bases défensives qui lui ont permis de laisser tous ses adversaires à seulement 40 % d’adresse générale aux tirs, en moyenne, tout au long de la saison dernière. Une stat’ impressionnante, véritable socle du titre décroché par les Spurs. Si son impact est moindre, Robinson connaît toujours le sens du mot «sacrifice». Enfin, que dire de Duncan, sacré champion après seulement deux saisons en NBA (sept pour Michael Jordan, à titre d’exemple), et capable de terminer le dernier championnat parmi les dix meilleurs scoreurs, rebondeurs et contreurs de la Ligue? Ce phénomène de 2,13 m, né il y a 23 ans dans les Îles Vierges, est tout simplement devenu le meilleur joueur du monde, même si un évident manque de charisme ne peut l’autoriser encore à briguer la succession de Jordan dans le cœur des fans. «Je ne connaissais pas son talent quand il est arrivé chez nous, mais j’ai vite compris», a avoué David Robinson à propos de son jeune partenaire. En fin de contrat avec San Antonio, Tim Duncan sera au terme de la saison le free agent (joueur libre) le plus courtisé du marché si les dirigeants des Spurs ne cassent par leur tirelire. Voilà peut-être le seul (gros) souci de San Antonio. Les Spurs en trombe Alors qu’ils engagent ce mardi une grosse série de cinq rencontres en neuf jours, dont quatre à l’extérieur, les San Antonio Spurs n’ont pas fait dans la dentelle lors des premières journées. Toujours invaincus, les champions sortants se sont notamment imposés sur le parquet des Houston Rockets de Charles Barkley, faisant à cette occasion parler leur vieille garde avec la moitié des 95 points inscrits à mettre au crédit du trio Porter-Elie-Johnson. Dans le même temps, Portland justifie tout autant son statut de favori pour le titre. Les Blazers ont brillamment réussi leur premier gros test de la saison en laissant à quinze points (97-82) des Lakers privés il est vrai de Bryant et Horry, blessés, mais également de Shaquille O’Neal expulsé à dix minutes de la fin du match. Obligée de se passer des services de Grant et Wallace, l’équipe de l’Oregon a démontré au passage que l’extrême richesse de son effectif n’était pas un vain mot. Devant son ancien coach à Chicago Phil Jackson, venu cette saison au chevet de Los Angeles, Scottie Pippen a mis un point d’honneur à réussir une grosse partie. Avec 19 points (meilleur marqueur de Portland), mais aussi 8 rebonds et 5 passes, l’ancien lieutenant de Jordan y est parvenu. Portland a la cote Les fameux bookmakers de Las Vegas sont de fins analystes. Leurs cotations, publiées chaque année en début de saison, sont toujours attendues et font souvent référence quelques mois plus tard. Cette année, le recrutement haut de gamme opéré par Portland (Pippen, Schrempf...) pour donner à la franchise de l’Oregon une véritable allure de Dream Team ne leur a pas échappé. Les Blazers sont donc leurs favoris, à la cote de 3 contre 1, juste devant le champion sortant San Antonio et les Lakers de Los Angeles. Vieillissants les Utah Jazz de Karl Malone n’obtiennent qu’un 7 contre 1. Coté à 300 contre 1 (!), les chances de Chicago sont à peu près aussi nulles que l’an dernier tandis que le seul Français opérant en NBA, Tariq Abdul-Wahad, voit sa nouvelle équipe du Orlando Magic plafonner elle aussi à 300 contre 1.
Sacrés à la fin de la saison dernière, les Spurs connaissent leurs classiques. Ils savent par exemple que la NBA, très conservatrice, a renouvelé au moins une fois son bail au champion sortant lors des dix dernières années. San Antonio a donc sagement choisi de jouer la carte de la stabilité pour défendre sa couronne, conservant tout son petit monde autour des deux tours jumelles David Robinson et Tim Duncan. Seul Sean Elliott, qui a subi une transplantation d’un rein, n’est plus là. L’absence de cet ailier doté de grosses qualités athlétiques, que le coach Popovich tentera de combler en puisant dans le trio Rose-Brown-Walker, pourrait surtout se faire ressentir en défense. Un domaine dans lequel Elliott se chargeait souvent du meilleur arrière adverse. Pour le reste, c’est encore du béton armé. Même s’il...