La guerre touche à sa fin, selon un proche de Milosévic
le 18 mai 1999 à 00h00
La guerre au Kosovo touche progressivement à sa fin, a estimé un proche de Slobodan Milosevic, l’homme d’affaires serbe Bogoljub Karic, affirmant dans un entretien accordé à Newsweek que Belgrade souhaitait des négociations entre la Yougoslavie, la Russie, l’Allemagne et les États-Unis. «Je pense que cette guerre touche doucement à sa fin. L’Otan va maintenir son action peut-être encore une dizaine de jours», a-t-il assuré, estimant que «l’initiative de (l’émissaire russe) Viktor Tchernomyrdine» allait prendre le dessus. Après la cessation des bombardements, les Nations unies devraient placer des forces «près des frontières», a-t-il affirmé. «Nous voulons que les dirigeants de quatre pays : la Russie, la Yougoslavie, l’Allemagne et les États-Unis, s’assoient» autour d’une table, a-t-il affirmé, ajoutant que les Albanais modérés, tels qu’Ibrahim Rugova, devraient également prendre part aux discussions. Une police composée de Serbes, d’Albanais et de forces de l’Onu devrait, selon lui, être déployée dans les villages du Kosovo. Celle-ci devrait être équipée d’«armes légères», a affirmé le multimillionnaire serbe. L’émissaire de Boris Eltsine pour la Yougoslavie, Viktor Tchernomyrdine, a récemment rappelé les exigences de la Russie : «Arrêter les bombardements, assurer le retour des réfugiés (au Kosovo) en toute sécurité et relancer l’économie de la Yougoslavie». La Russie participera au déploiement d’une force militaire internationale au Kosovo lorsqu’il sera décidé, avait répété M. Tchernomyrdine. Le président yougoslave Slobodan Milosevic s’oppose toujours catégoriquement à un déploiement militaire sur le territoire yougoslave.
La guerre au Kosovo touche progressivement à sa fin, a estimé un proche de Slobodan Milosevic, l’homme d’affaires serbe Bogoljub Karic, affirmant dans un entretien accordé à Newsweek que Belgrade souhaitait des négociations entre la Yougoslavie, la Russie, l’Allemagne et les États-Unis. «Je pense que cette guerre touche doucement à sa fin. L’Otan va maintenir son action peut-être encore une dizaine de jours», a-t-il assuré, estimant que «l’initiative de (l’émissaire russe) Viktor Tchernomyrdine» allait prendre le dessus. Après la cessation des bombardements, les Nations unies devraient placer des forces «près des frontières», a-t-il affirmé. «Nous voulons que les dirigeants de quatre pays : la Russie, la Yougoslavie, l’Allemagne et les États-Unis, s’assoient» autour d’une table, a-t-il affirmé,...
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