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Actualités - Chronologie

Coupe de France Nantes v/s Sedan, une finale inédite et indécise

La finale de la coupe de France de football offrira samedi au stade de France une affiche inédite entre les «sangliers» de Sedan, club de deuxième division, et les «canaris» du FC Nantes qui partiront favoris en qualité de dernier représentant d’une élite décimée. Deux fois vainqueur de l’épreuve, en 1956 contre Troyes et 1961 contre Nîmes, Sedan connaîtra au Stade de France l’apogée d’une saison marquée du sceau de la renaissance. Relégué en deuxième division en 1974, le club ardennais a connu des heures sombres, jusqu’à descendre en championnat national dont il ne s’est extirpé que l’année dernière. Aujourd’hui, après une saison exceptionnelle, Sedan est deuxième de D2 et n’est plus qu’à un point de la montée à deux journées de la fin du championnat. «Avant de signer à Sedan, beaucoup de joueurs étaient au chômage et nous avions tous envie de montrer notre valeur», confesse Jean-Philippe Faure pour expliquer ce parcours inattendu. Si l’accession en D1 constitue le premier objectif du club, la finale de la coupe de France est vécue avec passion par un club dont le budget ne dépasse pas 25 millions de francs. «Dire que l’on n’a pas peur d’affronter Nantes serait exagéré. Disons qu’à l’heure actuelle, le mental des joueurs les hisse très haut dans le jeu. Dans ces conditions, le succès est possible. Je préfère qu’on tente beaucoup de choses pour ne rien regretter, ce sera notre ligne de conduite», explique Pascal Rémy, l’entraîneur sedannais. Bien que privé de son milieu de terrain Madjid Adjaoud, blessé, et de l’attaquant Flavio Rodrigues, suspendu, l’outsider ardennais ne nourrit pas de complexe. «En demi-finale, Nîmes a perdu à Nantes parce qu’ils n’ont pas su porter le ballon dans les trente mètres adverses. Pour notre part, nous avons l’intention de jouer sur la récupération des ballons pour repartir très vite et faire douter les Nantais», précise Pascal Rémy. Nantes, vingt ans après Dans la petite sous-préfecture des Ardennes, les 22 000 habitants sont à l’unisson de leur club et nombreux seront les supporters qui prendront le chemin du Stade de France derrière Césarine, un marcassin femelle de 40 kg. Seul rescapé de la première division depuis les quarts de finale, le FC Nantes devra relever un double défi. Sauver l’honneur d’une élite humiliée et décrocher une place en coupe de l’UEFA, puisque sa position en championnat, sixième, lui interdit une qualification directe pour l’épreuve. Vingt ans après avoir remporté la coupe de France pour la seule et unique fois de leur histoire (4-1 après prolongations contre Auxerre, alors en D2), les Canaris sont en position de force pour ramener la coupe sur les bords de la Loire. Pour autant, l’entraîneur nantais Raynald Denoueix adopte une réserve prudente en évoquant cette rencontre. «En coupe, il y a une certitude : à chaque match, on repart à zéro. Ou ça passe ou ça casse et il n’y a pas de séance de rattrapage». À Clairefontaine où les Nantais sont arrivés jeudi, la jeune génération qui s’est révélée cette saison piaffe d’impatience. «Une coupe en début de carrière, ce serait formidable. Autant la prendre maintenant parce qu’on ne sait pas ce que l’avenir nous réserve», affirme Sébastien Piocelle, le jeune milieu de terrain des Canaris. Un tel succès constituerait une formidable accélération de l’histoire pour une génération qui disputait, il a trois ans, la finale de la coupe Gambardella en juniors. Parti avec 17 joueurs à Clairefontaine, Raynald Denoueix a été contraint de rayer un nom sur sa liste, celui d’Antoine Sibierski qui relève d’une blessure et qui n’est pas revenu à son meilleur niveau. Convaincu que «Nantes s’en sortira par le jeu», il a mis un accent particulier sur la préparation psychologique de cette rencontre. «La jeunesse cultive une part d’insouciance mais l’effectif compte aussi quelques piliers expérimentés comme Éric Decroix ou Nestor Fabbri. Je compte sur eux», conclut l’entraîneur nantais.
La finale de la coupe de France de football offrira samedi au stade de France une affiche inédite entre les «sangliers» de Sedan, club de deuxième division, et les «canaris» du FC Nantes qui partiront favoris en qualité de dernier représentant d’une élite décimée. Deux fois vainqueur de l’épreuve, en 1956 contre Troyes et 1961 contre Nîmes, Sedan connaîtra au Stade de France l’apogée d’une saison marquée du sceau de la renaissance. Relégué en deuxième division en 1974, le club ardennais a connu des heures sombres, jusqu’à descendre en championnat national dont il ne s’est extirpé que l’année dernière. Aujourd’hui, après une saison exceptionnelle, Sedan est deuxième de D2 et n’est plus qu’à un point de la montée à deux journées de la fin du championnat. «Avant de signer à Sedan, beaucoup...