Aksenenko, numéro deux du gouvernement : un bureaucrate typique
le 13 mai 1999 à 00h00
Nikolaï Aksenenko, proposé mercredi par Boris Eltsine pour occuper le poste de premier vice-Premier ministre, était depuis avril 1997 ministre des Chemins de fer, l’un des derniers grands monopoles hérités de l’époque soviétique. La presse l’avait surnommé «le dernier oligarche» en raison de sa position dominante sur le secteur des chemins de fer l’assimilant aux «oligarches» russes, ce groupe d’hommes d’affaires richissimes qui exercent une influence directe sur le pouvoir. Âgé de 50 ans, ce père de famille a eu une carrière administrative très discrète et n’étale pas sur la place publique ses ambitions personnelles. M. Aksenenko, né dans la région de Novossibirsk, en Sibérie, fait partie de l’entourage proche du maître du Kremlin. On le dit même proche de la famille de Boris Eltsine et du milliardaire Boris Berezovski dont l’étoile a pâli ces derniers mois suite à des ennuis avec la justice. Pour l’hebdomadaire Vlast, Boris Eltsine, en proposant Nikolaï Aksenenko comme numéro deux du gouvernement, a choisi un technocrate qu’il pense pouvoir téléguider à sa convenance. «C’est un bureaucrate typique qui ressemble à tous les membres du ministère des Chemins de fer, un ministère gris», estime à Moscou l’analyste politique de l’Indem, Iouri Korgouniouk. Il a fait l’ensemble de sa carrière administrative dans les chemins de fer, véritable «État dans l’État depuis l’époque soviétique», selon le politicien Sergueï Kolmakov, vice-directeur du Fonds Politika. Simple employé, puis chef de gare avant de devenir vice-directeur de réseaux régionaux dans la partie sud-est du pays puis dans la région de Saint-Pétersbourg, M. Aksenenko n’a fait son entrée en politique au ministère des Chemins de fer qu’en 1994. Il en était devenu premier vice-ministre en 1996.
Nikolaï Aksenenko, proposé mercredi par Boris Eltsine pour occuper le poste de premier vice-Premier ministre, était depuis avril 1997 ministre des Chemins de fer, l’un des derniers grands monopoles hérités de l’époque soviétique. La presse l’avait surnommé «le dernier oligarche» en raison de sa position dominante sur le secteur des chemins de fer l’assimilant aux «oligarches» russes, ce groupe d’hommes d’affaires richissimes qui exercent une influence directe sur le pouvoir. Âgé de 50 ans, ce père de famille a eu une carrière administrative très discrète et n’étale pas sur la place publique ses ambitions personnelles. M. Aksenenko, né dans la région de Novossibirsk, en Sibérie, fait partie de l’entourage proche du maître du Kremlin. On le dit même proche de la famille de Boris Eltsine et du...
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