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Actualités - Chronologie

Football - Finale de la Coupe de l'UEFA L'OM, pour une revanche(photo)

Ce soir à Moscou, Marseille a l’occasion de remporter son deuxième trophée européen en six ans. Comme face au Milan AC, les Olympiens ne partiront pas favoris. Une position qui leur convient à merveille. La pression en moins, la confiance en plus. La délégation olympienne a pris la direction de Moscou lundi en début de matinée. Objectif de ce périple : conquérir un deuxième titre européen en six ans. Du groupe de Rolland Courbis qui tentera demain soir de vaincre Parme, aucun joueur ne faisait partie du voyage à Munich en mai 1993. Tous par contre rêvent de faire aussi bien que les Barthez, Boli, Desailly, Deschamps ou Boksic, à savoir créer la surprise face à un adversaire italien que chaque observateur s’accorde à désigner comme le favori de la rencontre. «Depuis le début, on sait que Parme est l’épouvantail de cette compétition. Ils sont là où on les attendait avec des qualités techniques impressionnantes», estime un Laurent Blanc, persuadé toutefois que son équipe devra «s’inspirer de ce qu’à fait Bordeaux contre les Parmesans en quart de finale aller (2-1)». Les Marseillais, qui ont l’habitude en championnat de faire figure de favori, se délectent de cette position d’outsider qui est la leur pour cette finale. D’autant qu’ils sont bien placés, en championnat notamment, pour savoir que les prévisions sont faites pour être déjouées. «Nos chances sont réduites. Mais nous serons compétitifs. Une finale de coupe d’Europe, c’est un moment rare. Il faut l’apprécier à sa juste valeur. On attend beaucoup de nous. Je suis persuadé que chacun jouera à fond», promet Jocelyn Gourvennec. Le championnat entre parenthèses Le meneur de jeu breton sera associé demain à Robert Pirès pour mener le jeu. Très peu utilisé cette saison, il rêve évidemment de frapper un grand coup. «Il faut se servir des errements de Paris pour rebondir à Parme», constate l’ancien Nantais. Positiver jusqu’au bout, tel est le credo des Marseillais. Les contre-performances du championnat sont d’ailleurs volontairement mises entre parenthèses comme l’explique Robert Pirès: «L’OM doit oublier le championnat pour se concentrer uniquement sur son objectif européen». L’attaquant international pense que «Parme convient mieux que Bologne car c’est une équipe qui ne ferme pas le jeu. Sur une rencontre, on peut subir la plus grande partie du match et l’emporter dans les derniers instants», poursuit-il. Rolland Courbis, lui, se voit déjà gagner le match aux tirs au but. Demain soir, peu importe la manière, c’est une coupe que la Canebière attend. Ce qui tombe bien car les joueurs sont prêts mentalement à relever ce formidable défi. C’est loin, Moscou Certes, Moscou a tout autant le droit d’accueillir la finale de la Coupe de l’UEFA que Vienne, Barcelone, Manchester ou Munich. Le problème, c’est que ladite finale oppose Marseille et Parme. Pour se rendre en Russie, les barrières sont nombreuses. Contraintes juridiques (passeport obligatoire), contraintes géographiques (Moscou, c’est loin…) et contraintes financières (malgré les efforts de deux clubs, chaque supporter a dû débourser 1 300 FF au bas mot), les 3 500 Marseillais qui seront présents dans les travées du stade Loujniki ont bien du mérite. À Bari en 1991 ou à Munich en 1993, ils étaient plus de 15 000 ! Les Parmesans annoncent la venue de cinq cents tifosi. Marseillais et Parmesans vont donc disputer le match le plus important de leur saison dans un relatif anonymat. Et le vainqueur de ce match au sommet ne prendra vraiment la pleine mesure de sa victoire qu’une fois rentré sur ses terres. Un peu dommage, non ? Parme et sa légion argentine Privé du titre de champion d’Italie, Parme veut se consoler avec la Coupe de l’UEFA. Fort d’un effectif impressionnant à saveur argentine et d’une confiance à toute épreuve, l’adversaire de l’OM part favori. Pour Marseille, la tâche s’annonce rude. En début de saison, Parme avait de l’ambition. Celle de jouer sur les trois tableaux, à l’instar des plus grands d’Europe. Mais parmi toutes les compétitions, le championnat d’Italie était celle qui lui tenait le plus à cœur. Depuis une dizaine d’années, le club parmesan s’est ancré parmi les valeurs sûres transalpines. Mais il n’a jamais réussi à conquérir son premier Scudetto. La Coupe d’Italie, remportée mercredi aux dépens de la Fiorentina (1-1 à Parme, 2-2 à Florence) et la Coupe de l’UEFA ne constitueront donc que des lots de consolation. Alain Boghossian ne cache pas sa déception, et celle de tous ses coéquipiers, d’être une nouvelle fois passé à côté de l’objectif numéro un. «On possédait l’équipe pour gagner le titre mais notre manque de rigueur nous a coûté de nombreux points, notamment à domicile, avoue le milieu de terrain tricolore. On dit souvent qu’un titre ne se gagne pas contre les grosses équipes mais dans les matchs qualifiés de faciles. Nous avons trop pêché dans ce domaine». Cependant, Parme n’a pas l’intention de négliger cette Coupe de l’UEFA, bien au contraire. Les Parmesans, Lilian Thuram et Alain Boghossian en tête, affichent clairement leur totale motivation. Elle s’est d’ailleurs ressentie dans leurs rencontres précédentes. Contre l’Inter samedi, les Jaune et Bleu ont une nouvelle fois été impressionnants. Il leur a suffi d’une seule mi-temps pour renverser une situation pourtant compromise. Sans Veron, Fuser et Chiesa, ménagés dans l’optique de la finale, ils ont inscrit trois buts pour une victoire qui a fait sensation (3-1). Crespo pourra-t-il jouer ? Rolland Courbis, présent à San Siro, a pu apprécier à sa juste valeur la qualité de l’effectif parmesan. Même privé de plusieurs titulaires importants, l’adversaire de l’OM conserve toute sa force collective. Mercredi, il devra se passer d’Antonio Benarrivo, victime d’une élongation à la cuisse, et de Mario Stanic, touché à la cuisse gauche. Mais l’entraîneur Alberto Malesani a de la ressource. Veron reprendra sa place derrière le tandem habituel Chiesa – Crespo. Ce dernier, qui s’est encore fendu de sa botte secrète contre l’Inter, à savoir sa fameuse talonnade victorieuse, n’est cependant pas certain de pouvoir tenir sa place. En effet, il s’est blessé au dos. S’il devait renoncer, le Colombien Faustino Asprilla serait tout désigné pour le remplacer. Fort d’une cohésion et d’une confiance à toute épreuve, Parme attend l’OM de pied ferme. En quart de finale, Bordeaux était passé à la moulinette (6-0). Mais les Phocéens doivent se rappeler qu’au match aller, la formation d’Élie Baup avait obtenu une victoire indiscutable, le score n’ayant qu’imparfaitement reflété la domination girondine (2-1). Preuve que cette équipe parmesane n’est pas infaillible. Surtout quand elle prend un adversaire et un match à la légère. En finale de la Coupe de l’UEFA, le principal adversaire de Parme sera peut-être Parme lui-même. La quatrième finale en six ans C’est en 1990 que Parme AC a accédé à la Série A du Calcio. À partir de cette date, il n’a plus quitté le haut du tableau en Italie, terminant toujours au moins dans les sept premiers du classement. Dès 1992, il remportait son premier trophée, à savoir la Coupe d’Italie. Mercredi dernier, il s’est adjugé une deuxième victoire dans cette compétition. Mais malgré tous ses efforts, il n’est jamais parvenu à décrocher son premier titre de champion. Par contre, les Jaune et Bleu disputeront face à l’OM leur quatrième finale européenne. En 1993, ils s’imposaient en Coupe des Coupes face aux Belges d’Antwerp (3-1). L’année suivante, Arsenal les privait d’une seconde victoire consécutive (1-0). Mais en 1995, Parme se consolait en triomphant en C3 contre la Juve (1-0, 1-1). Après ces trois finales en trois ans, il n’a plus atteint la dernière marche européenne jusqu’à cette saison. Ce soir à Moscou, il tentera de récupérer la Coupe de l’UEFA en sachant pertinemment que les supporters ne seront comblés que quand ils verront leur équipe couronnée dans le Calcio.
Ce soir à Moscou, Marseille a l’occasion de remporter son deuxième trophée européen en six ans. Comme face au Milan AC, les Olympiens ne partiront pas favoris. Une position qui leur convient à merveille. La pression en moins, la confiance en plus. La délégation olympienne a pris la direction de Moscou lundi en début de matinée. Objectif de ce périple : conquérir un deuxième titre européen en six ans. Du groupe de Rolland Courbis qui tentera demain soir de vaincre Parme, aucun joueur ne faisait partie du voyage à Munich en mai 1993. Tous par contre rêvent de faire aussi bien que les Barthez, Boli, Desailly, Deschamps ou Boksic, à savoir créer la surprise face à un adversaire italien que chaque observateur s’accorde à désigner comme le favori de la rencontre. «Depuis le début, on sait que Parme est...