En créant l’exploit de ce début des playoffs grâce à leur succès (101-90) sur le parquet des Jazz, les Kings ont offert à Chris Webber la première victoire en playoffs de sa carrière! Malgré un dos en compote, l’intérieur de Sacramento termine meilleur marqueur de son équipe avec 20 pts. Côté Jazz, Karl Malone (33 pts, 10 rbds) est égal à lui-même mais on ne peut pas en dire autant de ses coéquipiers... A Miami, le Heat se rassure en s’imposant face aux Knicks. Mourning et les siens devront désormais s’imposer au moins une fois au Madison Square Garden pour reprendre l’avantage du terrain. Dans les deux autres rencontres, Atlanta et Portland l’emportent facilement face à Detroit et Phoenix et ne sont plus qu’à une victoire de la qualification. C’est sans surprise que Darrell Armstrong a reçu hier le trophée du meilleur sixième homme de l’année. Le joker du Magic s’est largement imposé dans le scrutin en «trustant» 85 des 118 votes. Il devance Rasheed Wallace (16 votes) et les deux Pacers Jalen Rose et Antonio Davis (5 votes chacun). Paul Silas signera dans les prochains jours un contrat de six millions sur quatre ans avec les Hornets. Coach intérimaire depuis le retrait de Dave Cowens, Silas présente un excellent bilan de 22-13 à la tête de Charlotte. A signaler qu’il était contacté par les Wizards. Coup dur pour les Hawks puisque Chris Crawford s’est luxé l’épaule. On rappellera que les ailiers titulaires, LaPhonso Ellis et Alan Henderson, sont déjà à l’infirmerie. Miami-New York 83-73. Cette fois-ci, Mourning (26 pts, 8 rbds, 4 blks, 3 steals) trouve du soutien en la personne de P.J. Brown (12 pts) et de Terry Porter (11 pts). Ce trio permet à Miami d’égaliser et de se rassurer avant de jouer au Madison. Côté Knicks, Pat Ewing compile 16 pts et 15 rbds. Atlanta-Detroit 89-69. Une nouvelle fois, Dikembe Mutombo fait la différence avec 28 pts, 13 rbds et 13/14 aux tirs! Le pivot des Hawks ridiculise ses adversaires directs avec puissance et métier. Il est épaulé par un grand Steve Smith (21 pts) pour repousser le duo Hill-Dumars (29 pts à eux deux). Utah-Sacramento 90-101. Battus de 30 pts il y a deux jours, les coéquipiers de Chris Webber (20 pts, 7 assists) s’imposent à Utah avec une grande maîtrise et une maturité qu’on ne leur soupçonnait pas. Pour contrer Karl Malone (33 pts, 10 rbds), Jason Williams et Vlade Divac inscrivent 18 pts chacun. Portland-Phoenix 110-99. (Damon Stoudamire: 22 pts, 13 assists; Pat Garrity: 15 pts, 6 rbds). Qui de Malone ou Duncan pour le titre de MVP ? Michael Jordan à la retraite, qui va succéder à la star du basket américain des années 90 pour le titre de Most Valuable Player (MVP), meilleur joueur de la saison de NBA? Les candidats sont légion, parmi lesquels le meilleur marqueur de la saison régulière Allen Iverson (Philadelphie), le pivot des Lakers Shaquille O’Neal ou l’excellent meneur de Seattle, Gary Payton. Mais il leur manque toujours un petit quelque chose: du charisme, un mental à toute épreuve. C’est-à-dire le profil parfait que possédait Jordan. En fait Karl Malone, déjà titré en 1997, devrait hériter de cette distinction. Plusieurs fois finaliste malheureux face au grand Chicago, Malone, l’homme à tout faire de l’Utah, touche aujourd’hui les dividendes d’une solide carrière. Il ne s’agirait nullement d’un MVP au rabais même si le «Mailman» a terminé cette mini-saison en deçà de sa moyenne habituelle (26,1 points par match). Les Jazz, une nouvelle fois lancés sur la route du titre bien que coiffés par San Antonio pour la place de numéro un de la saison régulière, lui doivent en effet à peu près tout. Karl Malone, concerné d’abord par le titre de champion, a encore étendu son volume de jeu cette saison. Il a aussi fortement marqué les esprits en signant une semaine dantesque courant avril, au moment où la NBA commence à penser au MVP. À 28,8 points, 10,5 rebonds, près de quatre passes et deux contres en moyenne, durant sept jours, le patron des Utah Jazz a alors accompli «la meilleure semaine de toute sa carrière», a dit son coach Jerry Sloan. L’élection de Malone lui permettrait en même temps de prendre place dans un cercle très fermé. Il ferait en effet partie des neuf joueurs élus MVP de la saison à plusieurs reprises. Principal rival de Malone, Tim Duncan a encore tout l’avenir. Le géant (2,14 m) des îles Vierges a souvent porté son équipe de San Antonio à bout de bras cette saison. Surnommé «Dream Tim», le numéro 21 des Spurs peut se dire qu’il a, de toute façon, déjà fait mieux que Jordan en étant élu la saison dernière dans le cinq majeur de la NBA au terme de sa première année passée dans la Ligue. A noter aussi que Chris Webber (Sacramento) succède au fantasque Dennis Rodman, licencié par les Lakers, au palmarès des meilleurs rebondeurs. Le titre de meilleur débutant (rookie) devrait revenir au très complet Vince Carter (Toronto). Invités surprises Cette saison régulière raccourcie à trois mois pour cause de lock-out a incontestablement nivelé les valeurs. Toutes les équipes ont connu un passage à vide provoquant un bel embouteillage dans les classements, particulièrement celui de la Conférence Est où il a fallu attendre les toutes dernières journées pour y voir plus clair. Philadelphie et les Bucks de Milwaukee ont profité de ce resserrement pour s’inviter, contre toute attente, en playoff et y battre Orlando dès leur premier match à l’extérieur. Portés de bout en bout par le meneur Allen Iverson, finalement meilleur scoreur de la saison régulière (à 26,8 points de moyenne), les Sixers n’avaient pas connu pareil bonheur depuis huit ans. L’équipe du Wisconsin attendait, quant à elle, depuis 1993. Ici, cette qualification porte l’empreinte du nouveau coach George Karl, arrivé en provenance de Seattle.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats En créant l’exploit de ce début des playoffs grâce à leur succès (101-90) sur le parquet des Jazz, les Kings ont offert à Chris Webber la première victoire en playoffs de sa carrière! Malgré un dos en compote, l’intérieur de Sacramento termine meilleur marqueur de son équipe avec 20 pts. Côté Jazz, Karl Malone (33 pts, 10 rbds) est égal à lui-même mais on ne peut pas en dire autant de ses coéquipiers... A Miami, le Heat se rassure en s’imposant face aux Knicks. Mourning et les siens devront désormais s’imposer au moins une fois au Madison Square Garden pour reprendre l’avantage du terrain. Dans les deux autres rencontres, Atlanta et Portland l’emportent facilement face à Detroit et Phoenix et ne sont plus qu’à une victoire de la qualification. C’est sans surprise que Darrell Armstrong a reçu hier le...