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Actualités - Chronologie

La Trabant, fleuron de l'industrie automobile, roule toujours ...

La pétaradante Trabant, fleuron de l’industrie automobile de la RDA, se porte toujours comme un charme, dix ans après la chute du Mur de Berlin, dont elle a été l’un des symboles les plus visibles. «Plus de 300 000 Trabant sont certainement encore en circulation aujourd’hui», assure-t-on à l’Office fédéral de la circulation automobile, basé à Flensburg (nord), qui avait encore recensé, en juillet 1998, 380 669 de ces toutes petites voitures, dont une bonne moitié dans le Land (État régional) de Saxe, dans l’ex-RDA. C’est là qu’elle a été construite, à l’usine Sachsenring de Zwickau, de 1957 à 1991, à 3,3 millions d’exemplaires. Quasi inconnue en Europe occidentale jusqu’en 1989, elle a commencé à en sillonner les routes après l’ouverture de la frontière entre la Hongrie et l’Autriche, l’été de cette année-là, mais surtout au lendemain de cette fameuse soirée du 9 novembre, lors de l’ouverture de la frontière inter-allemande et de la chute du Mur de Berlin. D’une technologie fruste avec son moteur deux temps et sa carrosserie en aggloméré de plastique, elle fut rapidement affublée, dans une Allemagne de l’Ouest très fière de ses automobiles puissantes et cossues, de surnoms peu flatteurs : «caisse à savon», «Volkswagen de l’Est», «Porsche de la Saxe». Les Allemands de l’Est avaient, eux, depuis longtemps surnommé «carton sur roues» cette drôle de guimbarde dont le modèle de base pouvait à peine dépasser les 108 km/h (170 km/h pour le modèle sport), mais qui offrait l’avantage d’être facile à entretenir et à réparer. Beaucoup d’Allemands de l’Est, qui avaient parfois fait d’une Trabant le rêve de toute une vie – les délais de livraison pouvaient atteindre 15 ans et les prix dix mois de salaire – l’ont très vite délaissée pour se ruer, à la faveur de la parité mark-est/mark-ouest en 1990, sur les modèles occidentaux plus performants et, surtout, disponibles immédiatement. Au fil de ces dix dernières années, la «Trabi», affectueux diminutif, est néanmoins devenue un objet de culte, avec ses fans-clubs, ses collectionneurs, d’autant plus populaire que son prix est désormais abordable, de 500 à 1 000 marks (255 à 511 euros, 270 à 542 dollars), selon son état. Régulièrement, des milliers d’amoureux de la Trabant, parmi lesquels beaucoup de nostalgiques de la RDA, mais aussi d’autres mordus venus d’une douzaine de pays, se rassemblent lors de quasi-pèlerinages à Zwickau. De fait, les amateurs restent légion, malgré la hausse sensible des taxes sur les voitures polluantes depuis 1996 : la Trabant n’a pas de pot catalytique et roule au mélange. Le dernier exploit homologué de la Trabant remonte à novembre 1997 : elle avait alors passé avec brio les tests d’évitement qui avaient valu au modèle Classe-A de Mercedes de partir en tonneaux lors d’essais, rappelle Carsten Molitor, membre d’un club d’amateurs berlinois. Et puis, «même à l’état d’épave, une “Trabi” est susceptible de trouver un repreneur qui la transformera, qui en canapé, qui en remorque, qui en décoration de jardin...», explique-t-il.
La pétaradante Trabant, fleuron de l’industrie automobile de la RDA, se porte toujours comme un charme, dix ans après la chute du Mur de Berlin, dont elle a été l’un des symboles les plus visibles. «Plus de 300 000 Trabant sont certainement encore en circulation aujourd’hui», assure-t-on à l’Office fédéral de la circulation automobile, basé à Flensburg (nord), qui avait encore recensé, en juillet 1998, 380 669 de ces toutes petites voitures, dont une bonne moitié dans le Land (État régional) de Saxe, dans l’ex-RDA. C’est là qu’elle a été construite, à l’usine Sachsenring de Zwickau, de 1957 à 1991, à 3,3 millions d’exemplaires. Quasi inconnue en Europe occidentale jusqu’en 1989, elle a commencé à en sillonner les routes après l’ouverture de la frontière entre la Hongrie et l’Autriche,...