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Actualités - Chronologie

Formule 1 - GP du Japon Michael Schumacher en position d'arbitre(photo)

Michael Schumacher est peut-être celui qui détient les clefs pour ouvrir à son coéquipier Eddie Irvine les portes d’un premier titre mondial de F1 dimanche à Suzuka. L’Allemand, double champion du monde pour Benetton en 1994 et 1995, sait pourtant que sa tâche ne sera pas aussi facile au Japon qu’elle le fut en Malaisie, où il avait dominé les débats avant d’offrir la victoire au Britannique. Piquées au vif par le camouflet de Sepang et plus encore par le revers infligé à Paris par le tribunal d’appel de la FIA, qui est revenu sur la disqualification des Ferrari lors de ce Grand Prix de Malaisie, les McLaren sont bien décidées à rendre coup pour coup. «Je suis dans une situation inverse à celle de l’an dernier, puisque j’ai quatre points de retard cette fois-ci, mais je suis bien décidé à rééditer ma performance de l’an dernier et à gagner de nouveau au Japon», a promis Mika Hakkinen. Mais il lui faudra compter avec Schumacher, bien décidé à arbitrer le duel Hakkinen/Irvine. «Je suis vraiment heureux que Ferrari soit en tête des deux classements avant ce Grand Prix et je vais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour obtenir un résultat équivalent à celui de Sepang», a-t-il dit. McLaren doit pour la deuxième année consécutive faire face à la pression de devoir remporter le dernier Grand Prix de la saison pour s’imposer au championnat du monde, mais c’est un défi assez habituel pour l’écurie britannique, qui a enlevé cinq de ses dix titres de pilote lors de l’ultime course de la saison. Le circuit de Suzuka, avec sa forme unique en 8 et sa difficile combinaison de virages rapides et techniques, a toujours donné lieu à de belles empoignades. Les dépassements n’y sont pas toujours évidents, sauf dans la chicane qui précède la ligne droite d’arrivée, où plus d’un championnat du monde s’est joué par le passé. Eddie Irvine est tout à fait conscient de l’enjeu. Pour lui, le calcul est simple. Il ne doit en aucun cas terminer à plus de quatre points de Hakkinen. Après un saut de puce à Paris pour défendre son point de vue auprès du tribunal d’appel de la FIA, l’Irlandais du Nord s’est relaxé à Tokyo dans l’attente de dimanche. «J’ai fini à toutes les places entre deuxième et sixième au Japon. Il est peut-être temps que je fasse mieux et que je gagne enfin cette course», a-t-il dit. «Mais en tout état de cause, j’entends bien m’amuser ce week-end», a-t-il ajouté. Irvine décontracté, Hakkinen renfermé Eddie Irvine (Ferrari) et Mika Hakkinen (McLaren-Mercedes) se retrouvent face à face pour l’attribution du titre à l’occasion du Grand Prix du Japon. Jeudi, à l’aube de ce duel, marqué la semaine passée par les remous de «l’affaire Ferrari», la disqualification puis la requalification des voitures italiennes, le Britannique affichait, comme à l’habitude, une étonnante décontraction. Le Finlandais, lui, se montrait renfermé, peu disert. Q : Comment avez-vous réagi après la décision du tribunal d’appel ? Mika Hakkinen : «N’importe comment, après la Malaisie j’avais déjà l’esprit tourné vers le Japon. ça ne change rien...» Eddie Irvine : «Il n’y avait pas de problème. La voiture était conforme et il n’y avait pas d’histoire à faire. Cela a été beaucoup de bruit pour rien». Q : Quels sont les souvenirs les plus marquants à Suzuka ? MH : «Je n’ai que des bons souvenirs de Suzuka. C’est le circuit où j’ai obtenu mon premier podium (1993) et où j’ai remporté mon premier titre l’an dernier. C’était une expérience fabuleuse. J’ai plein d’autres bons souvenirs. Personnellement, je pense que c’est un endroit formidable». EI : «Comme vous le savez, j’ai passé pas mal de temps au Japon. J’ai couru ici pendant trois ans, entre 1990 et 1993. C’est là aussi où j’ai effectué mes débuts en F1 en 1993 et marqué mon premier point. J’ai toujours eu de belles courses ici, sauf en 1997 quand Berger m’a sorti de la piste. Si j’avais dû choisir l’endroit où gagner le titre, c’est bien Suzuka qui aurait eu mes faveurs». Q : Comment abordez-vous cette course ? MH : «L’expérience de l’an passé où je me battais aussi pour le titre a été très dure physiquement et psychologiquement. Ce genre de rendez-vous est excitant et il faut essayer d’en tirer le maximum, d’en apprendre quelque chose. Le fait d’avoir déjà connu cette situation peut être un avantage. Mais le contexte est différent cette saison. Cette fois, c’est moi qui ait quatre points de retard. Durant ces trois jours, vous devez vivre chaque moment comme il vient, être prêt à affronter de nouvelles choses et surtout ne pas rester sur l’expérience passée. Je sais que ce week-end apportera pas mal de nouveautés auxquelles je devrai être prêt à faire face, à apprendre et à combattre». EI : «Vous devez aborder un tel rendez-vous comme n’importe quelle course. Si vous voulez trop en faire, vous êtes sûrs de vous planter. Pour l’instant, je ne suis pas encore nerveux. Même s’il y a beaucoup de pression pour moi ce week-end. Mais aussi pour les mécaniciens, pour tous les supporteurs de Ferrari dans le monde. Jean Todt est peut-être le plus nerveux de tous. La pression est là, mais heureusement elle semble me passer au-dessus de la tête pour l’instant. J’ai juste à faire pour le mieux et si cela doit marcher, cela marchera. Si ce n’est pas le cas, alors il faudra se dire que l’on a fait le maximum, qu’il n’y avait pas autre chose de plus à faire». Un retour de Michelin à nouveau évoqué pour... 2001 Le retour de Michelin, manufacturier français de pneumatiques, en Formule 1 est à nouveau évoqué pour... 2001. La rumeur a rebondi, jeudi, sur le circuit de Suzuka, où le Grand Prix du Japon, ultime épreuve du Championnat du monde, a lieu en fin de semaine. Charlie Whiting, directeur de course, a en effet demandé aux ingénieurs de chaque écurie de songer d’ores et déjà à ce qui pourrait être fait pour ralentir les monoplaces en 2001. Selon un technicien d’une écurie de pointe, Whiting aurait en effet expliqué sa demande par «l’arrivée d’un nouveau fournisseur de pneumatiques en 2001». Et seul Michelin semble pouvoir revenir face à Bridgestone. «Avec un tel face-à-face, un tel duel technologique, les monoplaces risquent de gagner de une à deux secondes au tour. Il faut donc les ralentir par ailleurs», estimait-on dans le paddock de Suzuka.
Michael Schumacher est peut-être celui qui détient les clefs pour ouvrir à son coéquipier Eddie Irvine les portes d’un premier titre mondial de F1 dimanche à Suzuka. L’Allemand, double champion du monde pour Benetton en 1994 et 1995, sait pourtant que sa tâche ne sera pas aussi facile au Japon qu’elle le fut en Malaisie, où il avait dominé les débats avant d’offrir la victoire au Britannique. Piquées au vif par le camouflet de Sepang et plus encore par le revers infligé à Paris par le tribunal d’appel de la FIA, qui est revenu sur la disqualification des Ferrari lors de ce Grand Prix de Malaisie, les McLaren sont bien décidées à rendre coup pour coup. «Je suis dans une situation inverse à celle de l’an dernier, puisque j’ai quatre points de retard cette fois-ci, mais je suis bien décidé à rééditer ma...