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Actualités - Chronologie

Egypte Mystérieux nuages noirs dans le ciel du Caire

Dans le ciel de la capitale égyptienne, déjà très polluée, de «mystérieux» nuages noirs inquiètent les habitants qui réclamaient hier à travers la presse des explications «plausibles». Le phénomène s’est produit une première fois samedi puis s’est reproduit mardi soir. Si hier le ciel s’était éclairci, les craintes n’étaient pas apaisées pour autant et les météorologistes annonçaient de nouveaux nuages pour les prochains jours. Mardi soir, toute une partie du ciel de la métropole égyptienne (15 millions d’habitants) s’est couverte de fumées noires, provoquant des troubles de respiration et des picotements des yeux. L’Agence de protection de l’environnement (APE, gouvernementale) et les médias ont été assaillis d’appels de protestation, rapportent les journaux. «Le phénomène de fumée dans le ciel du Caire s’est poursuivi en raison d’une hausse de la pression atmosphérique provenant du nord du pays, qui a empêché les produits polluants de se disperser», a affirmé le porte-parole de l’APE, M. Mohammed Mahmoud el-Sayyed. «Les services météorologiques prévoient que ce phénomène se poursuivra pendant les trois jours prochains», a-t-il ajouté, sans préciser la nature de la pollution. Ces mystérieuses émanations, qui s’ajoutent à l’importante pollution provoquée par les gaz d’échappement des véhicules, avaient été ressenties encore plus largement samedi. La fumée avait couvert quatre gouvernorats, le Grand Caire, Guizeh, Charqueya et Qualioubeya, réduisant notamment la visibilité des automobilistes. Des explications officielles contradictoires avaient été données pour expliquer le phénomène. L’Autorité météorologique égyptienne avait expliqué que «la fumée était due à l’incinération par les agriculteurs des pailles de riz» dans les gouvernorats du nord du Caire. La ministre de l’Environnement, Mme Nadia Makram Ebeid, avait inspecté dimanche les lieux par hélicoptère et rejeté la faute sur une «dépression atmosphérique concentrant la fumée» due, selon elle, à une «autocombustion de détritus». Mais, pour le président de l’Autorité de nettoyage et d’embellissement du Caire, le général Magdi Bassiouni, «les poubelles ne sont pas en cause dans ce phénomène». Il a affirmé hier avoir mené la veille une tournée de quatre heures et a assuré qu’aucune poubelle ne brûlait. La presse égyptienne, gouvernementale et d’opposition, et ses lecteurs ont demandé aux autorités d’«élucider le mystère des nuages noirs» et de fournir des «explications plausibles». «Assez de mensonges, ne prétendez pas que les responsables se penchent sur la question, il ne s’agit que de déclarations pour la galerie», déclare ainsi M. Samir Manharaoui, professeur d’énergie nucléaire, cité mercredi par le quotidien gouvernemental al-Akhbar. «Ce qui est étrange, c’est que nous n’avons pas encore obtenu d’explications sur la nature de cette fumée. Nous réclamons une explication plausible», déclare Mohammed Abdel Monaïm, comptable, au quotidien gouvernemental al-Goumhouriya.
Dans le ciel de la capitale égyptienne, déjà très polluée, de «mystérieux» nuages noirs inquiètent les habitants qui réclamaient hier à travers la presse des explications «plausibles». Le phénomène s’est produit une première fois samedi puis s’est reproduit mardi soir. Si hier le ciel s’était éclairci, les craintes n’étaient pas apaisées pour autant et les météorologistes annonçaient de nouveaux nuages pour les prochains jours. Mardi soir, toute une partie du ciel de la métropole égyptienne (15 millions d’habitants) s’est couverte de fumées noires, provoquant des troubles de respiration et des picotements des yeux. L’Agence de protection de l’environnement (APE, gouvernementale) et les médias ont été assaillis d’appels de protestation, rapportent les journaux. «Le phénomène de fumée...