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Actualités - Chronologie

Rugby - Coupe du monde Les Blacks ne sont pas des surhommes

Même s’il ne se donne qu’une chance sur cent d’accéder à la finale de la Coupe du monde, le XV de France refuse de croire que les All Blacks, qu’il affronte dimanche à Twickenham, sont des surhommes. «Nous n’avons rien à perdre et tout à gagner dans ce match», souligne le coach Pierre Villepreux. «Nous allons entrer sur le terrain pour leur montrer que nous sommes des hommes ordinaires et qu’ils ne sont pas des surhommes». «Ce sont des types comme nous», renchérit l’ancien capitaine Abdel Benazzi. «Ils ont leurs forces et leurs faiblesses. La plupart du temps ils restent la référence absolue mais ils ne sont pas imbattables». «Je les ai vus perdre contre l’Australie (dans les Tri-Nations) et si vous réussissez à leur mettre assez de pression, ils vont devenir vulnérables comme tout le monde». Le deuxième ligne français n’accorde qu’un pour cent de chance aux Français de gagner, mais il précise que sur un match tout reste possible, comme cela avait été le cas lors de la dernière victoire (22-15) acquise à Toulouse en 1995. «Nous devrons faire un début de match parfait comme celui que nous avons eu face aux Argentins», estime-t-il. «Si vous les laissez prendre l’avantage au score, ils vont se contenter de gérer puis de passer à la vitesse supérieure en fin de partie». Malgré toute leur bonne volonté, les Tricolores admettent que leurs précédentes sorties furent souvent décevantes et émaillées d’un trop grand nombre de fautes. «Nous avons une semaine pour nous préparer à l’exploit et pour corriger nos erreurs», a lancé le coach Jean-Claude Skrela. «Nous avons une place en finale à jouer et il faudra être très forts dans nos têtes». Dernier représentant du Nord Affronter les All Blacks, ce qu’il se fait de mieux sur la planète ovale, reste pour n’importe qui un moment particulier, ajoute l’entraîneur des avants. «À 80 % un match comme celui-là se joue dans les têtes», soutient le manager général Jo Maso. «Les 20 % restants sont juste une question de condition physique. Nous ne devons pas entrer sur le terrain avec un complexe». Pour ce faire, les Tricolores se sont empressés d’oublier l’humiliation (54-7) subie au mois de juin à Wellington lors de la plus sévère défaite de leur histoire. «Ce match est oublié. Il appartient à la saison passée avec les problèmes que l’on a eus», a déclaré Skrela. «Mais maintenant nous sommes dans une autre saison et le match de dimanche sera totalement différent». Favori face à tous ses adversaires depuis le début du tournoi, le XV de France se retrouve dans la situation d’outsider pour la première fois. «Nous ne sommes plus les favoris et il n’y a pas grand-chose que l’on puisse y faire», a jugé Skrela. «Mais les Écossais non plus n’étaient pas favoris et ils ont réussi une excellente deuxième mi-temps». «Ils ont démontré que l’on pouvait marquer des points aux All Blacks et que eux aussi ils pouvaient faire des erreurs lorsqu’ils subissaient la pression adverse». Dernière nation du Nord en lice, la France promet de défendre l’honneur du rugby européen dans le temple de Twickenham. «Avant que la Coupe du monde commence, on pressentait que le Sud était supérieur au Nord», note Villepreux. «Maintenant c’est évident. Cela va simplement nous donner un surplus de motivation». Bien qu’il soit encore trop tôt pour tirer le bilan de cette quatrième levée mondiale, le constat s’impose : toutes les équipes du Nord ont perdu au moins une fois contre une équipe du Sud et pas seulement face aux trois géants, Australie, Afrique du Sud et Nouvelle-Zélande. «Les Gallois ont été battus par les Samoas et les Irlandais par l’Argentine», a rappelé Skrela. «Nous sommes les derniers à ne pas avoir connu ce sort et c’est un honneur pour nous». Espérant cette fois être entendus, les deux entraîneurs français ont souhaité qu’après le Mondial les responsables du rugby européen se réunissent et proposent des solutions pour combler enfin l’écart qui sépare les deux hémisphères. «Il est capital que nous proposions certaines solutions pour inverser cette tendance», a conclu Villepreux. Australie : Stephen Larkham retrouve ses marques Blessé en début de saison, Stephen Larkham retrouve progressivement ses repères au poste de demi d’ouverture des Wallabies, qui affronteront l’Afrique du Sud en demi-finale de la Coupe du monde, samedi à Twickenham. Tim Horan, habituel centre, ou le débutant Rod Kafer : deux joueurs ont enfilé le maillot de Stephen Larkham, blessé, pendant le Tri-Nations. Sans grand résultat. Il manquait les coups de génie du titulaire, ses franchissements de défense, sa capacité à faire jouer ses partenaires et ses passes au pied. Sévèrement casqué, Stephen Larkham, 25 ans, a fait son retour chez les Wallabies lors du deuxième match du Mondial, le 10 octobre face à l’Irlande (23-3). Les premières sorties furent hésitantes. Jusqu’au quart de finale devant le Pays de Galles, le 23 octobre à Cardiff, le premier grand rendez-vous des Wallabies que Stephan Larkam a abordé avec le trac d’un débutant. «J’étais très nerveux à l’idée de disputer un match d’une telle importance, se souvient Larkham. Je ne voulais pas faire d’erreur et pénaliser l’équipe. J’ai mis une mi-temps pour me calmer et entrer dans la partie». Lucide, Stephen Larkhan s’attribue une note de 3 sur 10 pour sa première période, au cours de laquelle il rata notamment un «deux-contre-un» facile. «Je me mettrais six ou sept pour la seconde période», avance-t-il. «Il joue de mieux en mieux», se satisfait l’entraîneur australien Rod MacQueen. En attendant De Beer Pendant les quarante dernières minutes, l’équipe des Wallabies a retrouvé son demi d’ouverture inspiré, auteur d’une passe au pied impeccable pour le deuxième essai des Wallabies, conclu par l’ailier Ben Tune. International depuis 1996, Stephen Larkham confesse pourtant qu’il a connu à Cardiff l’une de ses plus belles émotions. «Pour beaucoup d’entre nous, c’était le match le plus important de notre carrière, raconte-il. Si nous avions perdu, nous étions éliminés. En plus, il y avait l’ambiance, avec les hymnes. Heureusement, nous ne jouerons pas dans les mêmes conditions face à l’Afrique du Sud, samedi à Twickenham. Nous serons sur terrain neutre». Samedi, jour de sa 29e sélection, Stephen Larkham va croiser la révélation des quarts de finale, le Springbok Jannie De Beer, auteur de 34 points dont 5 drops face à l’Angleterre, le 24 octobre au Stade de France. Le duel entre les deux joueurs pourrait constituer la clé de la rencontre. «De Beer a été bon en attaque comme en défense face aux Anglais, reconnaît Larkham. Il a bien joué au pied, en recherchant les coins du terrain». Larkham, grand adepte du jeu à la main, a relevé tous les détails de la performance de De Beer. Bien décidé à le contrer et à hisser l’Australie en finale de la Coupe du monde. «Quand on joue demi d’ouverture, dit-il, on aime bien dominer son adversaire direct».
Même s’il ne se donne qu’une chance sur cent d’accéder à la finale de la Coupe du monde, le XV de France refuse de croire que les All Blacks, qu’il affronte dimanche à Twickenham, sont des surhommes. «Nous n’avons rien à perdre et tout à gagner dans ce match», souligne le coach Pierre Villepreux. «Nous allons entrer sur le terrain pour leur montrer que nous sommes des hommes ordinaires et qu’ils ne sont pas des surhommes». «Ce sont des types comme nous», renchérit l’ancien capitaine Abdel Benazzi. «Ils ont leurs forces et leurs faiblesses. La plupart du temps ils restent la référence absolue mais ils ne sont pas imbattables». «Je les ai vus perdre contre l’Australie (dans les Tri-Nations) et si vous réussissez à leur mettre assez de pression, ils vont devenir vulnérables comme tout le monde». Le...