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Actualités - Chronologie

Le président US ferraille contre les républicains sur le budget

Le président Bill Clinton a commencé à ferrailler contre le Congrès à majorité républicaine en mettant son veto au budget de politique étrangère, qu’il a qualifié d’«isolationniste». «C’est un autre signe d’un nouvel isolationnisme qui voudrait qu’au faîte de leur puissance et de leur prospérité, les États-Unis s’enfouissent la tête dans le sable», a affirmé M. Clinton dans une lettre à la Chambre des représentants. L’enveloppe budgétaire de 12,7 milliards de dollars allouée par le Congrès à la politique étrangère est inférieure de 1,7 milliard à celle réclamée par la Maison-Blanche. Le président a néanmoins appelé les parlementaires à coopérer avec lui pour «honorer les priorités des Américains». «Il faut cesser la politique politicienne et trouver des terrains d’entente», a déclaré M. Clinton devant la presse, en invitant les dirigeants des deux Chambres à venir à la Maison-Blanche pour tenter de dégager des compromis sur les chapitres contestés du budget 2000. Ceux-ci ont annoncé leur intention de se rendre à ce rendez-vous. Ils ont suggéré, pour rétablir certains programmes réclamés par la Maison-Blanche, de réduire systématiquement toutes les dépenses budgétaires de quelques points, à l’exception de celles touchant la défense. Bien que très remonté contre le Sénat pour son rejet du Traité sur l’interdiction complète des essais nucléaires (CTBT), M. Clinton a adopté un ton conciliant à l’égard du Congrès, affirmant être prêt à «des concessions» budgétaires. «Nous avons certes des divergences, mais elles ne sont pas importantes au point d’empêcher des progrès, si l’on fait preuve d’un esprit non partisan», a-t-il dit. Mais soufflant le chaud et le froid, M. Clinton a accusé le Congrès de «tourner le dos à 50 ans d’efforts pour construire un monde plus sûr, plus prospère et plus démocratique» en lui refusant les crédits nécessaires à sa politique étrangère. «Si nous ne finançons pas suffisamment notre diplomatie, nous devrons recourir davantage à nos forces armées», a-t-il averti. Il a reproché au Congrès d’ignorer les promesses financières faites à Israël, aux Palestiniens et à la Jordanie dans le cadre des accords de Wye. «C’est choquant», a-t-il dit. «C’est le plus mauvais message que les États-Unis puissent adresser sur la solidité de leurs engagements dans le processus de paix». La Maison-Blanche a menacé d’imposer son veto sur d’autres enveloppes budgétaires (défense, environnement, éducation) considérées comme étant insuffisantes. La nouvelle bataille du budget pourrait conduire, comme à l’automne 1995, à la fermeture de toutes les administrations fédérales. À l’époque, ce bras de fer budgétaire avec les républicains avait servi le président au-delà de toutes espérances. Non seulement leurs responsables avaient fini par lâcher du lest, mais les électeurs américains avaient donné raison à M. Clinton en lui confiant un second mandat présidentiel l’année suivante. Le porte-parole présidentiel Joe Lockhart a assuré que M. Clinton était «déterminé à tout faire» pour maintenir les administrations fédérales ouvertes. Depuis plusieurs semaines, le président ne cesse de dénoncer les républicains, les accusant d’irresponsabilité budgétaire et d’ignorer les grandes priorités des Américains, comme le sauvetage des caisses de retraite et de l’assurance médicale vieillesse, le renforcement de l’éducation, la sécurité publique et l’environnement. La nouvelle bataille budgétaire risque d’être d’autant plus dure que ses résultats pèseront lourd l’an prochain dans la campagne électorale pour les législatives et la présidentielle de novembre 2000.
Le président Bill Clinton a commencé à ferrailler contre le Congrès à majorité républicaine en mettant son veto au budget de politique étrangère, qu’il a qualifié d’«isolationniste». «C’est un autre signe d’un nouvel isolationnisme qui voudrait qu’au faîte de leur puissance et de leur prospérité, les États-Unis s’enfouissent la tête dans le sable», a affirmé M. Clinton dans une lettre à la Chambre des représentants. L’enveloppe budgétaire de 12,7 milliards de dollars allouée par le Congrès à la politique étrangère est inférieure de 1,7 milliard à celle réclamée par la Maison-Blanche. Le président a néanmoins appelé les parlementaires à coopérer avec lui pour «honorer les priorités des Américains». «Il faut cesser la politique politicienne et trouver des terrains d’entente», a...