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Actualités - Chronologie

La colle biologique Une précieuse acquisition médicale

Utilisée de plus en plus en chirurgie, la colle biologique constitue un précieux outil sur la table opératoire depuis quelques années déjà. Mais au début de son utilisation, il s’agissait de colles synthétiques, non assimilables, fait qui limitait sensiblement leur utilisation par crainte de risque allergique. Ce sont des chercheurs autrichiens qui ont mis au point la première colle biologique, il y a une vingtaine d’années. Étant d’origine bovine, celle-ci n’excluait pas toutefois les risques allergiques surtout si elle devait être utilisée de manière répétitive sur le même sujet. Car une fois l’organisme sensibilisé, il pouvait déclencher des manifestations inflammatoires à partir de la seconde ou de la troisième application. À partir de composants humains Assez récemment, une nouvelle colle, élaborée exclusivement à partir de composants humains et plus précisément de protéines coagulantes mélangées à du chlorure de calcium, a mis à la disposition des chirurgiens un nouveau moyen thérapeutique de choix. Aux États-Unis, par crainte des risques de contamination et en particulier du sida, la colle est préparée à partir du sang du patient, prélevé quelques jours avant l’intervention. En Europe, cette mesure est considérée inutile, les techniques préparatoires de cette colle «bio-humaine» excluant toute éventualité d’activation d’agents contaminants. Présentée sous forme de deux produits à mélanger au moment de l’utilisation, la nouvelle colle peut être soit étalée, soit vaporisée. Sa principale fonction est de combler les espaces résultant du geste opératoire entre la peau et les tissus sous-jacents améliorant l’adhérence tissulaire. Elle est ainsi largement utilisée en chirurgie plastique mais aussi en neurochirurgie et en chirurgie cardio-vasculaire. Reconstitution des os Une récente expérimentation a été réalisée par des médecins français, en chirurgie du crâne et du visage (crâno-faciale). La colle a été mélangée avec de la poudre d’os, de manière à former une matière proche du ciment, permettant de reconstituer les os (ou leurs fragments) manquants. Le recul manque pour affirmer l’efficacité de cette formule révolutionnaire qui pourrait, une fois son efficacité confirmée, ouvrir des horizons nouveaux à la chirurgie crâno-faciale ainsi qu’à la chirurgie plastique. Mais là où la colle biologique promet des avancées certaines, c’est dans le domaine de la chirurgie de la peau: les qualités adhésives de cette substance sont très appréciées en substitution cutanée, en complément de suture sur des tissus fragiles, telles des greffes sur des brûlés. Mais aussi en neurochirurgie, dans les cas d’ablation de tumeur cérébrale profonde où les tissus ne peuvent être suturés de manière classique. Déjà appliquée dans des cas semblables, elle a donné d’excellents résultats, ne produisant aucun effet toxique sur les cellules cérébrales. Une qualité supplémentaire de la colle biologique serait son pouvoir hémostatique. En chirurgie, elle permet d’arrêter les hémorragies de vaisseaux trop fins pour être ligaturés ou cautérisés, améliorant ainsi le travail des chirurgiens et le confort du malade. Mais malgré ces nombreuses vertus, la colle biologique a ses limites: elle ne peut remplacer les fils à suture et les agrafes, sa résistance à l’étirement étant très limitée, d’où des conséquences redoutables.
Utilisée de plus en plus en chirurgie, la colle biologique constitue un précieux outil sur la table opératoire depuis quelques années déjà. Mais au début de son utilisation, il s’agissait de colles synthétiques, non assimilables, fait qui limitait sensiblement leur utilisation par crainte de risque allergique. Ce sont des chercheurs autrichiens qui ont mis au point la première colle biologique, il y a une vingtaine d’années. Étant d’origine bovine, celle-ci n’excluait pas toutefois les risques allergiques surtout si elle devait être utilisée de manière répétitive sur le même sujet. Car une fois l’organisme sensibilisé, il pouvait déclencher des manifestations inflammatoires à partir de la seconde ou de la troisième application. À partir de composants humains Assez récemment, une nouvelle colle,...