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Actualités - Chronologie

Basket ball - McDonald's Championship Le fol espoir n'aura duré qu'une mi-temps

On avait prévu de perdre et on a perdu (98-89). Mais comme le scénario de la première mi-temps (52-49 pour Varese) avait fait naître l’espoir fou d’une victoire soudain devenue possible, la défaite finalement encaissée a laissé un goût amer. Dans un premier match, les champions d’Amérique du Sud, les Vasco da Gama, avaient disposé des Australiens d’Adelaïde 90 à 79. C’est donc face à ces derniers que les Verts tenteront d’éviter la dernière place, samedi, quelques heures avant la finale. Pour un peu, les centaines de Libanais auraient oublié qu’ils s’étaient déplacés en Italie pour le basket. Drapés de vert, ils sillonnaient les avenues de la capitale lombarde dans une ambiance de fête et de délire collectif. Tout le monde semblait se connaître à Milan et on se croisait plus d’une fois par jour. Les inévitables clichés devant le Duomo succédaient à un shopping symbolique ou inversement mais en fin d’après-midi, il fallait embarquer pour le Fila Forum. Dans cette énorme salle où mille personnes se perdent dans les travées, il fallait se serrer pour faire du bruit et on n’y manquera pas. Le Libanais est là pour se défoncer, sur le terrain et tout autour, et il le fera de toutes ses forces. Même les officiels, dont MM. Choueiry et Chartier, se sont pris au jeu. Au coup de sifflet des arbitres, on a soudain oublié tout le dépaysement et les cinq Verts sont redevenus les joueurs concentrés qu’il fallait qu’ils soient pendant 48 minutes sans relâche. Interrogé sur les dispositions des siens, quelques minutes avant la rencontre, Ghassan Sarkis a insisté sur l’aspect défensif de la mission de La Sagesse. C’est derrière toute et puis on verra. Comme prévu, l’entraîneur a aligné 3 étrangers et 2 Libanais ce qui est parfaitement justifiable en regard de la valeur de l’adversaire. Autour du capitaine Mechantaf et de Khatib, ce sont N’Diaye, Vogel et Acha qui avaient pour mot d’ordre de verrouiller la bouteille et la surface sous le panier. Les Italiens semblaient plutôt amusés par ce public bon enfant, aux visages barbouillés et qui faisaient du bruit comme dix mille. Pourtant, la salle était loin d’être pleine et comme, pour les Italiens, l’événement était moins inhabituel que pour les Libanais, ce sont ces derniers qui donnaient le rythme dans les tribunes à défaut de pouvoir en faire autant sur le parquet. La Sagesse craignait surtout Pozzecco et Meneghin, principaux dangers côté Varese et ses appréhensions vont s’avérer fondées. Le premier sera un poison sur toute la ligne alors que le deuxième activera l’accélérateur lors du 3e quart-temps. C’est Corey Allen qui déclenchera les hostilités en marquant à trois points après 3 petites secondes. On avait à peine eu le temps de réagir qu’on était déjà menés. La Sagesse réplique par 2 paniers et prend l’avantage 4-3. D’entrée, Varese joue en individuel mais La Sagesse est omniprésent aux rebonds et ne s’en laisse pas conter. Vogel et N’Diaye cueillent tout ce qui se présente mais Varese, remis de la surprise inaugurale qui a vu des Verts euphoriques mener 10-8, se remet en ordre de marche et reprend l’avantage. Les Italiens ont compris une chose, ils n’auront pas la peau de leurs adversaires facilement. Et pour cause! La Sagesse mènera 19-15 face à des Roosters incrédules. Les Twin Towers font des merveilles au rebond et se découvrent des talents de tireurs de loin. Allen réorganise la manœuvre, réduit la marque mais la perturbation gagne du terrain. C’est le syndrome classique du pays hôte cueilli d’entrée par le Petit Poucet que personne n’attend. Pendant le temps mort, Santiago a reçu l’ordre de ne plus se faire intimider par la paire N’Diaye-Vogel et il essaie d’imposer sa masse athlétique aux deux Verts, visiblement imbattables au rebond. Les directives de Galli sont relativement suivies et les locaux, pas encore remis de leur surprise, parviendront à atteindre la pause sur un score de parité 25-25. Varese comprend qu’il lui faudra hisser son niveau de jeu pour passer l’obstacle alors que La Sagesse commence à y croire. Il n’est pas le seul. Vogel se signale en offrant à Acha l’occasion de marquer, sur un dunk, le panier du match. La garde noire des Verts affiche complet mais cela n’impressionne pas Varese qui reprend les devants 30-27. La pression de Varese se fait de plus en plus étouffante. Mechantaf ne parvient plus à développer son jeu et Santiago rappelle à N’Diaye que le maître, c’est bien lui. Sarkis a compris que l’absence de Vogel est préjudiciable aux siens. L’Américain revient à la place de N’Diaye qui en est à trois fautes. Les Verts ne lâchent pas le morceau et restent à distance (31-35). En menant de 7 points (44-37), Varese croit avoir réussi à semer les Verts, mais la preuve du courage des Libanais n’est plus à faire. Ils marquent coup sur coup et reviennent à un point dans une ambiance qui n’a rien à envier à celle de Ghazir. Sans jamais convaincre, les locaux ne se laisseront pas déborder par leurs adversaires, irrévérencieux et tenaces comme tout. 52-49 à la mi-temps, tout restait encore possible. La deuxième mi-temps commence sur les chapeaux de roue. Endoctrinés par leurs entraîneurs respectifs, les dix joueurs se livrent d’entrée. Yasser el -Hajj remplace N’Diaye mais l’efficacité des Verts aux rebonds reste déconcertante pour Galli qui ne trouve pas la parade. La Sagesse n’a pas abandonné ses bonnes dispositions mais pour marquer, il faut se multiplier car derrière, Varese, c’est du solide. Yasser en fait l’expérience à ses dépens; il doit véritablement s’arracher pour marquer ses deux premiers points. Les passes à l’adversaire commencent à devenir monnaie courante. L’écart grimpe à 9 points et Acha, sans doute au-dessus du lot chez les Verts, regagne le banc pour souffler. Côté turnovers, ça ne s’arrange pas et c’est le moment que choisit Meneghin pour se rappeler au bon souvenir des spectateurs. Il enchaîne 6 points pour reléguer les Verts à 10 unités 69-59. Dans ce tumulte, la 5e faute du géant Santiago redonne de l’espoir aux Libanais mais l’impénétrable défense des Rouges et la régularité de métronome de Pozzecco rappellent les dures réalités aux Verts. L’écart gonfle et monte à 20 points (83-63). Les fautes de Khatib passent à 5, ce qui donne l’occasion à Vicken Eskedjian de faire son baptême du grand bain en fin de troisième quart-temps. Sur le banc, Sarkis et ses hommes ont la mine des mauvais jours. Ils y avaient cru un moment et les voilà qui reviennent sur terre. Les Italiens les auront eus à l’usure, et même s’ils s’y attendaient un peu, leur fabuleuse première mi-temps avait laissé espérer autre chose qu’une leçon de basket. La Sagesse n’abandonne pas, et Varese, qui a levé le pied, lui donne l’occasion de sauver les meubles. Les Verts restent à moins de 20 points et leur public garde la tête haute même si les chants se font moins «convaincus». Jamais ils ne se laisseront vaincre par la consternation et resteront admirables de courage et de motivation. Ils feront le forcing dans les derniers instants pour donner au score des proportions tout ce qu’il y a de plus respectable. 98-89, ce sera le score final d’une rencontre qui aura tenu toutes ses promesses. Les Spurs entrent en lice Aujourd’hui, les Varese Roosters affronteront les San Antonio Spurs en demi-finale alors que les Brésiliens du Vasco Da Gama, vainqueurs 90-79 des Australiens de Adelaïde joueront face aux champions d’Europe, les Lituaniens de Zalgiris Kaunas. La Sagesse jouera demain face à Adelaïde dans un match de classement comptant pour la 5e place.
On avait prévu de perdre et on a perdu (98-89). Mais comme le scénario de la première mi-temps (52-49 pour Varese) avait fait naître l’espoir fou d’une victoire soudain devenue possible, la défaite finalement encaissée a laissé un goût amer. Dans un premier match, les champions d’Amérique du Sud, les Vasco da Gama, avaient disposé des Australiens d’Adelaïde 90 à 79. C’est donc face à ces derniers que les Verts tenteront d’éviter la dernière place, samedi, quelques heures avant la finale. Pour un peu, les centaines de Libanais auraient oublié qu’ils s’étaient déplacés en Italie pour le basket. Drapés de vert, ils sillonnaient les avenues de la capitale lombarde dans une ambiance de fête et de délire collectif. Tout le monde semblait se connaître à Milan et on se croisait plus d’une fois par jour....