Ismaïl Serageldin : un intellectuel égyptien de haute lignée
le 13 octobre 1999 à 00h00
L’Égyptien Ismaïl Serageldin, candidat à la direction de l’Unesco, intellectuel brillant en charge de hautes fonctions à la Banque mondiale, se veut le candidat de la «société civile» internationale. Parrainé par 48 prix Nobel et trois cents noms connus de l’université, du monde des affaires ou de la recherche, il a dans son pays même des soutiens qui vont de la gauche aux islamistes modérés en passant par des personnalités se réclamant du nassérisme. Il a l’appui de compatriotes prestigieux, tels que le cinéaste Youssef Chahine ou l’ancien secrétaire général des Nations unies, Boutros Boutros-Ghali. À l’étranger son comité de soutien est composé de personnalités telles que le Fançais Jérome Monod, patron de la compagnie Suez-Lyonnaise des Eaux, l’universitaire américano-palestinien Edward Saïd ou le président de la Banque Grameen, «la banque des pauvres», le Bangladeshi Muhammad Yunus. Présenté par le Burkina Faso, soutenu par les Pays-Bas et la Suède et depuis la semaine passée par son pays natal, M. Serageldin, né il y a 55 ans à Guizeh, au pied des Pyramides, est issu d’une des plus grandes familles égyptiennes. Ismaïl Serageldin, dans sa carrière universitaire, ne se limita pas à l’aménagement du territoire et à la planification urbaine, mais toucha également à la macroéconomie, aux sciences du développement, à la génétique moléculaire, à l’agronomie, aux problèmes du développement durable et de l’eau dans le tiers-monde. Ces deux derniers centres d’intérêt l’ont amené à rejoindre la Banque mondiale en 1972 jusqu’à en devenir vice-président pour les programmes spéciaux en mars 1998. M. Serageldin, en congé de la banque pour mener campagne, dit s’appuyer uniquement sur des bénévoles pour mener campagne et refuser, pour le scrutin à l’Unesco, la diplomatie secrète des États.
L’Égyptien Ismaïl Serageldin, candidat à la direction de l’Unesco, intellectuel brillant en charge de hautes fonctions à la Banque mondiale, se veut le candidat de la «société civile» internationale. Parrainé par 48 prix Nobel et trois cents noms connus de l’université, du monde des affaires ou de la recherche, il a dans son pays même des soutiens qui vont de la gauche aux islamistes modérés en passant par des personnalités se réclamant du nassérisme. Il a l’appui de compatriotes prestigieux, tels que le cinéaste Youssef Chahine ou l’ancien secrétaire général des Nations unies, Boutros Boutros-Ghali. À l’étranger son comité de soutien est composé de personnalités telles que le Fançais Jérome Monod, patron de la compagnie Suez-Lyonnaise des Eaux, l’universitaire américano-palestinien Edward Saïd...
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