Ghazi Algosaibi, candidat officiel de l’Arabie séoudite, de la Ligue arabe et de l’Organisation de la conférence islamique à l’Unesco, se présente lui-même comme un «libéral» ouvert sur l’Occident. Sa propre biographie le qualifie «d’auteur, poète et lettré reconnu» et souligne qu’il est marié à une Allemande. M. Algosaibi lui-même, en réponse à ceux qu’indigne la possibilité de voir accéder à la tête de l’organisation onusienne le «fonctionnaire d’un État qui n’a pas signé la Déclaration universelle des droits de l’homme», affirme, dans un de ses discours, qu’il «croit en l’universalité des principes moraux et, en particulier, en la Déclaration universelle des droits de l’homme». Parlant un excellent anglais, grand, affable et disert, Ghazi Algosaibi, successivement enseignant, administrateur puis diplomate à Londres, a été à deux reprises ministre, puis diplomate de son pays en charge de dossiers importants comme la réconciliation interyéménite à la fin des années 60 ou la paix en Bosnie en 1996. Responsable dans les années 80 de secteurs clés de l’économie séoudienne, il fut qualifié à l’époque par le quotidien des milieux d’affaires Financial Times, de «plus efficace et plus moderne des techniciens du gouvernement séoudien». Né en 1940, à al-Hasa, dans l’est de l’Arabie séoudite, M. Algosaibi, après des études au Caire, en Californie et à Londres, a d’abord été enseignant à l’Université du roi Séoud à Ryad avant d’être nommé secrétaire général du Conseil supérieur du pétrole et administrateur de plusieurs importantes sociétés gérant les colossaux fonds séoudiens à l’intérieur du royaume et à l’étranger. Successivement ministre de l’Industrie puis de la Santé, Ghazi Algosaibi a été nommé ambassadeur à Bahreïn avant d’être nommé, en 1992, ambassadeur dans la capitale britannique, poste stratégique pour les intérêts séoudiens.
Ghazi Algosaibi, candidat officiel de l’Arabie séoudite, de la Ligue arabe et de l’Organisation de la conférence islamique à l’Unesco, se présente lui-même comme un «libéral» ouvert sur l’Occident. Sa propre biographie le qualifie «d’auteur, poète et lettré reconnu» et souligne qu’il est marié à une Allemande. M. Algosaibi lui-même, en réponse à ceux qu’indigne la possibilité de voir accéder à la tête de l’organisation onusienne le «fonctionnaire d’un État qui n’a pas signé la Déclaration universelle des droits de l’homme», affirme, dans un de ses discours, qu’il «croit en l’universalité des principes moraux et, en particulier, en la Déclaration universelle des droits de l’homme». Parlant un excellent anglais, grand, affable et disert, Ghazi Algosaibi, successivement enseignant,...
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