Frei : Santiago défend des principes et non des personnes
le 12 octobre 1999 à 00h00
Le chef de l’État chilien Eduardo Frei a estimé dimanche que l’élection présidentielle prévue à la fin de cette année au Chili serait plus «tranquille» si le général Augusto Pinochet avait regagné son pays d’ici là. Quant au dossier de l’ancien dictateur chilien, M. Frei a souligné lors d’une émission de la station Radio Cooperativa de Santiago que le gouvernement chilien allait «continuer à utiliser toutes les voies, politiques, judiciaires, ou les questions de santé, pour que ce retour ait lieu». Dans l’affaire Pinochet, Santiago défend «des principes et non des personnes», ainsi que la souveraineté juridique des tribunaux chiliens, contre les actions judiciaires entreprises par l’Espagne qui a demandé l’extradition du général Pinochet, a-t-il poursuivi. «C’est ce que nous allons défendre devant la Cour (internationale de justice) de La Haye» lorsque le contentieux entre le Chili et l’Espagne y sera présenté en novembre, a-t-il affirmé. «Nous pensons qu’il convient que le sénateur Pinochet retourne au Chili et puisse faire face aux charges retenues contre lui devant la justice chilienne», a dit M. Frei. «Voilà ce qui est correct, ce qui est la norme internationale du droit». Au cours des 20 derniers mois, 46 plaintes ont été déposées devant la justice chilienne contre Augusto Pinochet, 83 ans, qui occupe toujours un poste de «sénateur à vie». Le retour du général au Chili «est bon pour le processus de réconciliation dans le pays, en fin de compte, afin que nous puissions affronter les élections de décembre de manière tranquille et normale», a conclu M. Frei. L’élection présidentielle aura lieu le 12 décembre. Parmi les candidats en lice, les favoris sont le leader socialiste Ricardo Lagos, soutenu par la coalition au pouvoir, et le représentant de l’opposition de droite Joaquin Lavin, un ancien partisan du régime militaire (1973-90). Il est «évident» que l’affaire Pinochet sera «aussi soulevée dans le débat» électoral, a noté M. Frei.
Le chef de l’État chilien Eduardo Frei a estimé dimanche que l’élection présidentielle prévue à la fin de cette année au Chili serait plus «tranquille» si le général Augusto Pinochet avait regagné son pays d’ici là. Quant au dossier de l’ancien dictateur chilien, M. Frei a souligné lors d’une émission de la station Radio Cooperativa de Santiago que le gouvernement chilien allait «continuer à utiliser toutes les voies, politiques, judiciaires, ou les questions de santé, pour que ce retour ait lieu». Dans l’affaire Pinochet, Santiago défend «des principes et non des personnes», ainsi que la souveraineté juridique des tribunaux chiliens, contre les actions judiciaires entreprises par l’Espagne qui a demandé l’extradition du général Pinochet, a-t-il poursuivi. «C’est ce que nous allons défendre...
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